702 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
702
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 306
Avec résumé IA
Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT
Avocat : GARCIA
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL ALVETEC. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public de maîtrise d'œuvre lancé par la communauté d'agglomération Sophia-Antipolis, estimant que la notation du critère "proposition méthodologique" était arbitraire et discriminatoire. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation des mérites respectifs des offres par le pouvoir adjudicateur, sauf en cas d'erreur manifeste, et a considéré que la société requérante n'établissait pas un tel manquement. La demande a été rejetée, et la SARL ALVETEC a été condamnée à verser 3 000 euros à la collectivité au titre des frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’éloignement (obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour de 24 mois, placement en rétention) pris à l’encontre de M. A B. Le tribunal se déclare territorialement incompétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le requérant résidait dans l’Essonne à la date de la décision attaquée. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 9 août 2024 par lequel le préfet de police avait obligé M. A B, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français, refusé un délai de départ volontaire et fixé le pays de destination, ainsi que l'interdiction de retour de vingt-quatre mois. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français était insuffisante, car elle ne mentionnait pas un jugement antérieur du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise enjoignant la délivrance d'un titre de séjour à l'intéressé, révélant un défaut d'examen de sa situation personnelle. Cette annulation a entraîné par voie de conséquence celle de l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de police du 15 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 613-1, L. 613-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet avait procédé à un examen circonstancié de la situation personnelle du requérant.
Avocat : SELARL GARCIA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. E C, qui contestait un arrêté du préfet de police du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation des droits de la défense. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne relative au droit d'être entendu.
Avocat : SELURL GARCIA AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2024 de la préfète de l'Essonne l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables. Le tribunal juge que l'arrêté est suffisamment motivé et que la condition de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est remplie, M. A n'ayant pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français prise le 19 octobre 2023 et son éloignement demeurant une perspective raisonnable. Il écarte également les moyens tirés de l'erreur de droit, de l'erreur de fait et de l'atteinte à la liberté d'aller et de venir.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2018. L’administration fiscale a fait droit à leur demande en prononçant la restitution intégrale des sommes en litige, soit 166 889 euros. Par une ordonnance du 9 août 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B A C d’une demande d’annulation d’un arrêté du 30 novembre 2023 l’assignant à résidence pour 45 jours, renouvelable une fois. Le juge, statuant seul sur le fondement de l’article R. 776-15 du code de justice administrative, a constaté que la mesure d’assignation avait cessé ses effets au plus tard le 4 mars 2024. En conséquence, il a estimé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la préfète du Rhône. Il a enjoint à Mme E et M. A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, de libérer sans délai le logement qu'ils occupent dans un centre d'hébergement d'urgence. Le tribunal a considéré que leur maintien compromettait le fonctionnement normal de l'organisme et qu'aucune contestation sérieuse ne s'opposait à la mesure, en application des articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté d'expulsion révélé par le placement en rétention de M. C le 9 mars 2023. La juridiction considère que le délai anormalement long (plus de 15 ans) entre l'arrêté initial de 2007 et son exécution constitue une nouvelle décision d'expulsion. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des infractions commises il y a plus de vingt ans, sans élément récent, pour caractériser une menace grave à l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GARCIA & AVOCATS
Avocat : GARCIA AVOCATS