1 317 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 317
Décisions totales
383 581
Ordonnances
272 067
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 30 septembre 2025 clôturant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante russe. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car il s'agissait d'un refus d'admission au séjour et non d'un refus de renouvellement ou d'un retrait, et que la requérante n'apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré ses problèmes de santé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Avocat : GILBERT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France de l'intéressé, de sa situation familiale (célibataire sans enfant) et de son insertion professionnelle limitée. Le tribunal a également jugé que la décision d'interdiction de retour était légale, le préfet ayant suffisamment pris en compte les critères prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour en fixer la durée. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., de nationalité algérienne, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 25 février et du 6 mars 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces textes.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de séjour de l'intéressé et du rejet de ses demandes d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 avril 2025. Cette décision portait obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour deux ans, prise à la suite du rejet définitif de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 721-4.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. B..., ressortissant géorgien, contestant l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne tenant pas compte de l'état de santé grave du requérant, atteint d'une leucémie nécessitant un suivi médical vital. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, fondée sur une inexacte application des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, pour contester un arrêté préfectoral du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a retiré cet arrêté le 24 novembre 2025, et le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 1 200 euros au conseil de M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Marseille annule l’arrêté du 2 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a ordonné le transfert de Mme B..., ressortissante algérienne, aux autorités italiennes, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l’article 9 du règlement (UE) n° 604/2013, dès lors que la compagne de la requérante, admise au statut de réfugiée en France, y réside. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à Mme B... une attestation de demande d’asile en procédure normale dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contre l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée recevable, mais les moyens soulevés ont été écartés : la motivation de l'arrêté a été jugée suffisante, et le moyen tiré de l'article L. 425-9 du CESEDA a été rejeté car la requérante n'avait pas présenté de demande pour raisons de santé. Le tribunal a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence très récente de l'intéressée en France et de l'absence de preuve de l'indispensabilité de sa présence auprès de son fils majeur malade. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont été rejetées.