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AccueilJurisprudence administrativeN° 506205

Conseil d'État — Décision N° 506205

mardi 23 décembre 2025

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier506205
ECLIECLI:FR:CECHS:2025:506205.20251223
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSARL LE PRADO – GILBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. D... B... et Mme E... B... ont demandé au tribunal administratif de Montpellier, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 21 février 2025 par lequel le maire de la commune de Saint-André-de-Sangonis (Hérault) a délivré à M. C... A... un permis de construire relatif à une maison individuelle, un garage et une piscine. Par une ordonnance n° 2503910 du 30 juin 2025, le juge des référés de ce tribunal a rejeté leur demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 15 et 30 juillet 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. et Mme B... demandent au Conseil d’Etat :

1°) d'annuler cette ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-André-de-Sangonis la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Sophie Delaporte, conseillère d'Etat,

- les conclusions de Mme Leila Derouich, rapporteure publique ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SARL Le Prado - Gilbert, avocat de M. et Mme B... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier qu’ils attaquent, M. et Mme B... soutiennent qu’elle est entachée :
- d’erreur de droit et d’erreur de qualification juridique des faits, en ce qu’elle retient qu’ils ne peuvent être regardés comme voisins immédiats du projet ;
- d’erreur de droit, d’erreur de qualification juridique des faits et d’insuffisance de motivation en ce qu’elle juge qu’ils ne rapportent pas la preuve d’une atteinte directe aux conditions d’occupation, d’utilisation ou de jouissance de leur bien pour justifier d’un intérêt pour agir.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. et Mme B... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. D... B... et Mme E... B....
Copie en sera adressée à la commune de Saint-André-de-Sangonis et à M. F... A....

Délibéré à l'issue de la séance du 13 novembre 2025 où siégeaient : Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et Mme Sophie Delaporte, conseillère d'Etat-rapporteure.

Rendu le 23 décembre 2025.

La présidente :
Signé : Mme Rozen Noguellou

La rapporteure :
Signé : Mme Sophie Delaporte

La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq



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