2 936 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 936
Décisions totales
383 581
Ordonnances
305 856
Avec résumé IA
Avocat : GRENIER
Avocat : LEXAVOUE GRENOBLE
Avocat : SARL THOUVENIN - COUDRAY - GREVY
Avocat : BROGINI & GRECH AVOCATS
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la Société hydraulique d'études et de missions d'assistance (SHEMA) contestant le refus de prolongation de ses conventions d'occupation temporaire du domaine public fluvial pour l'exploitation d'une centrale hydroélectrique. Le tribunal a jugé que les conclusions en annulation et injonction étaient irrecevables, car elles portaient sur une mesure d'exécution d'un contrat relevant du plein contentieux, et non d'un recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, il a considéré que l'occupant n'a pas de droit au renouvellement de son titre et que la mise en concurrence était nécessaire, les investissements réalisés n'étant ni prévus ni autorisés. La demande indemnitaire a également été rejetée, faute de faute établie de la part de Voies navigables de France et de préjudice justifié.
Avocat : CABINET GREENLAW AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Dijon a examiné la requête de Mme B, ressortissante azerbaïdjanaise, contestant la décision du préfet de Saône-et-Loire du 19 février 2024 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour pour incomplétude. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que cette décision faisait grief. Sur le fond, il a annulé la décision préfectorale au motif qu'elle était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu la décision du président du conseil départemental de Seine-et-Marne refusant la conclusion d’un contrat « jeune majeur » à M. Doukouré, un ressortissant ivoirien confié à l’aide sociale à l’enfance avant sa majorité. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité du refus, au regard des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles. La décision a été suspendue jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé qu'un ressortissant marocain souhaitant un titre de séjour pour activité salariée ne peut se prévaloir de l'article L. 435-1, ce point étant déjà régi par l'accord franco-marocain. Toutefois, il a rappelé que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : GRENAILLE QUENTIN
Avocat : ALLEGRET DIMANCHE
Avocat : VIGREUX
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande du préfet de police visant à désigner un expert sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure concerne les désordres affectant le piège à balles du stand de tir Sud à Chevilly-Larue, apparus après la réception des travaux en 2022 et ayant conduit à la fermeture de l'équipement. Le juge a considéré la demande utile pour déterminer les causes, l'étendue et l'imputabilité des dommages, dans le cadre d'un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Les protestations et réserves formulées par les assureurs et constructeurs ont été réservées, et la charge des dépens sera fixée ultérieurement.
Avocat : D'HERBOMEZ LAGRENADE ET ASSOCIES
Avocat : PUIGRENIER
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 13 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. B de démontrer des liens familiaux stables et effectifs en France, notamment avec son enfant français. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GREFFIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. C contestant la décision 48SI du 3 février 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à cinq infractions routières. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait implicitement retiré la décision 48SI et les retraits liés aux infractions des 7 et 8 octobre 2021, le permis présentant désormais un solde positif de deux points, rendant sans objet les conclusions sur ces points. Pour les infractions restantes (18 novembre 2021, 21 avril 2022 et 25 mai 2022), le tribunal a rejeté les moyens soulevés, jugeant que la notification des retraits n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B C contestant les retraits de points consécutifs à quinze infractions et la décision 48SI constatant la perte de validité de son permis. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision 48SI et sur le retrait pour l'infraction du 31 octobre 2018, ces décisions ayant été retirées. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions contre quatre retraits antérieurs à la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens tirés du défaut de notification et du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension des retenues sur ses prestations et le remboursement des sommes prélevées pour des indus de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que les retenues contestées pour l'indu de RSA avaient déjà été remboursées et que les autres prélèvements concernaient une pénalité administrative non contestée. Par conséquent, la condition d'urgence et le défaut de contestation sérieuse de l'obligation n'étaient pas remplis.
Avocat : VIAL-GRELIER