313 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
313
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 110
Avec résumé IA
Avocat : GUERIN
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête des consorts I qui demandaient l'annulation de la délibération du 17 avril 2024 par laquelle le conseil municipal de Vézelois a classé leurs parcelles en zone agricole lors de la modification du plan local d'urbanisme. Le tribunal a écarté le moyen tiré du non-respect du délai de convocation des conseillers municipaux, estimant que la commune avait bien adressé les convocations trois jours francs avant la réunion, conformément à l'article L. 2121-11 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a examiné la requête de M. A contestant le refus du maire de Varesnes de lui délivrer un permis de construire pour l'aménagement d'un logement et une extension. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles R. 111-5 et U11 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la décision attaquée était légale au regard des textes applicables, dont le code de l'urbanisme et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à M. D et Mme E de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'ils occupent indûment. La juridiction a retenu que les intéressés, définitivement déboutés de l'asile par la CNDA, ne pouvaient plus bénéficier de cet hébergement et que leur maintien compromettait le bon fonctionnement du service public d'accueil, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a rejeté la contestation sérieuse soulevée par les défendeurs, estimant que la procédure de sortie était régulière et que leur situation de vulnérabilité, bien que préoccupante, ne faisait pas obstacle à la mesure d'expulsion au regard de l'intérêt général. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 545 euros. La décision attaquée, prise par une autorité disposant d'une délégation de signature régulière, s'est substituée à la décision initiale, rendant inopérants les moyens relatifs à cette dernière. Le tribunal a jugé que l'agent de contrôle avait été régulièrement désigné et que l'indu était fondé sur les ressources perçues durant la période de référence, conformément à l'article R. 262-7 du code de l'action sociale et des familles. La demande de remise gracieuse a été rejetée comme irrecevable faute de recours administratif préalable obligatoire.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B D, ressortissant azerbaïdjanais, contestant l'arrêté du préfet de la Sarthe du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, le défaut d'examen, et la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble du 116-118 rue d'Aboukir, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 décembre 2022 par lequel la maire de Paris n'a pas fait opposition à une déclaration préalable de travaux portant sur le changement de destination de locaux en hébergement hôtelier. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le moyen fondé sur la méconnaissance de l'article UG 2.2 du règlement du PLU de Paris n'était pas fondé, dès lors que les locaux concernés n'étaient pas affectés à usage d'habitation au 1er janvier 1970 au sens de l'article L. 631-7 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 950 euros à M. B pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 9 septembre 2020, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, ni après une injonction judiciaire. Cette carence a engagé la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice à 300 euros par personne et par an, compte tenu des conditions de logement indignes et de la durée de la carence.
Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU
Le Tribunal administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 3 250 euros à Mme B, reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en août 2020, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation, pour les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis, aggravés par le handicap visuel de la requérante. L'indemnité couvre la période de carence, évaluée à 250 euros par personne et par an, majorée de 500 euros pour le handicap. L'État est également condamné à verser 1 100 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 5 avril 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a assigné à résidence M. A B pour une durée d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'assignation à résidence ne constitue pas par elle-même une urgence et que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières, notamment en ce qui concerne l'aide apportée à son grand-père. De plus, le délai de deux mois entre la notification de la décision et la saisine du juge des référés a été jugé comme ayant contribué à la situation d'urgence invoquée. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de deux ressortissants congolais demandant l’annulation des décisions implicites de l’OFII refusant de leur accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que les requérants n’avaient pas exercé de recours administratif préalable obligatoire, rendant leurs demandes irrecevables. Les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et la méconnaissance de la directive 2013/33/UE, n’ont pas été examinés au fond en raison de cette irrecevabilité. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 novembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée, l'intéressé ayant été mis en mesure de présenter ses observations. Il a également jugé que le moyen tiré de l'absence d'examen de la vulnérabilité était inopérant, la décision ayant été légalement fondée sur le 3° de l'article L. 551-16 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a constaté le non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle. Le requérant a indiqué que le CNAPS s'apprêtait à lui délivrer l'autorisation, rendant la décision initiale implicitement retirée et le litige sans objet. Le juge a donc mis fin à l'instance sur les conclusions principales et accessoires à fin d'injonction. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le CNAPS a été condamné à verser 550 euros à l'avocat de M. A, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A, un demandeur d'asile, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 29 décembre 2021 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, et que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Enfin, le tribunal a jugé que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que M. A s'était soustrait à ses obligations de pointage, justifiant ainsi la cessation des conditions matérielles d'accueil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. B contre un arrêté du préfet de la Sarthe refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment la compétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et l'absence d'examen de sa situation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était régulièrement signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. En conséquence, la requête de M. B a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à une famille iranienne. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 19 septembre 2024, rendant la décision attaquée implicitement retirée. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. B A contre deux arrêtés du préfet de la Vendée (24 juin 2022 et 5 juillet 2024) portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français, et interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur de droit et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La juridiction a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.