745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
292 367
Avec résumé IA
Avocat : BAGUET
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte d'Or du 13 août 2024 prolongeant de deux ans une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge ayant considéré que la décision attaquée ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARGUET
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi en référé suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par M. C D et M. B A, voisins, demandant la suspension d'un permis de construire délivré le 18 janvier 2024 par le maire de Mallemort à la SCI la Fuligule d'Albigny pour un immeuble d'habitation. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l'incomplétude du dossier de permis de construire et la méconnaissance des règles d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, car ils n'établissaient pas que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leur bien.
Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A d’un recours en annulation contre la délibération du 12 décembre 2023 approuvant le PLUi de la communauté de communes du Pithiverais-Gatinais, ainsi que de demandes subsidiaires et indemnitaires. En cours d’instance, la communauté de communes a retiré cette délibération, rendant définitif ce retrait. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur l’ensemble des conclusions de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné la communauté de communes à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Avocat : PLETS DUGUET
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Val-d’Oise du 5 mai 2023, rejetant sa demande de logement social comme prioritaire et urgente au titre de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La requête initiale, ne comportant ni conclusions ni moyens, a été jugée irrecevable en application de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 5 septembre 2023, M. B n’a pas produit de mémoire, et son avocat désigné au titre de l’aide juridictionnelle n’a pas non plus régularisé la procédure après mise en demeure. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger M. B et sa famille, reconnus prioritaires par la commission de médiation de Paris le 15 juin 2023, en raison d'un logement sur-occupé. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été faite dans le délai légal, le juge a ordonné le relogement sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2024, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT