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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

546 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

546

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 163

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : GUETEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402009

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 1 800 euros à M. D pour carence fautive dans son relogement, alors que sa demande avait été reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Val-de-Marne le 6 mai 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de relogement pendant 43 mois. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, compte tenu de l'hébergement temporaire de M. D et de sa fille mineure dans un studio de 18 m². Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter du 18 février 2024, avec capitalisation.

Avocat : BAGUET

25 juin 2025• 14ème chambre, DALO
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205011

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait sa révocation par le maire d'Annecy. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié au délai de convocation du conseil de discipline, un manquement à la loyauté dans l'obtention de preuves, et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté le moyen tiré du délai, estimant qu'il n'affectait pas la régularité de la procédure. Il a également jugé que les constats d'huissier, bien qu'obtenus sous une fausse identité, ne constituaient pas un stratagème déloyal et pouvaient être retenus comme preuve, la rétractation de l'ordonnance les ayant autorisés étant sans incidence sur leur valeur probante. La solution s'appuie sur le décret n°89-677 du 18 septembre 1989 et les principes généraux de la preuve en droit disciplinaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BERNARD DUGUET

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503689

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C D, qui contestait un arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine du 20 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’intéressé ne justifiant pas d’une entrée régulière en France. Il a également écarté les moyens d’incompétence, d’erreur manifeste d’appréciation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour M. D de démontrer des attaches familiales suffisamment stables en France. Enfin, la légalité de l’assignation à résidence a été confirmée, la signature de l’acte relevant d’une délégation régulièrement publiée.

Avocat : MOUNGUETYI NJIFEN

19 juin 2025• Eloignement urgent
CAA13Décision

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00718

Avocat : SCP LESAGE - BERGUET - GOUARD-ROBERT

19 juin 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404042

Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de l'association Préserver le bien-être à Lacoste et de plusieurs particuliers demandant l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire de Lacoste pour un lotissement de 17 lots. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l'absence de consultation du service d'assainissement, la méconnaissance des règles de protection des espèces et des servitudes environnementales, ainsi que l'insuffisance des équipements publics. Le tribunal a estimé que le moyen tiré du défaut de déclaration préalable pour la suppression de végétation dans un espace protégé était fondé et régularisable. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis dans un délai de quatre mois.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

19 juin 2025• 1ère chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301881

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du maire de L'Isle-sur-la-Sorgue de réaliser des travaux d'entretien sur le chemin du Cros d'Enfer, ainsi qu'une injonction sous astreinte. Le tribunal a requalifié la demande en recours de plein contentieux pour responsabilité sans faute en matière de travaux publics. Il a jugé les conclusions à fin d'injonction irrecevables car présentées sans conclusions indemnitaires préalables, conformément aux principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics. Les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : CABINET LLURENS-DAVY-MAUBOURGUET-DANIGO

6 juin 2025• 3ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300052

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune d'Ajaccio pour un préjudice résultant d'une chute sur un trottoir due à une plaque d'égout défectueuse. Le tribunal a estimé que Mme B n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public, condition nécessaire pour engager la responsabilité pour défaut d'entretien. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de Mme B et celles de la CPAM de la Haute-Corse ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité des collectivités publiques pour défaut d'entretien des ouvrages publics.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

6 juin 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311494

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence refusant un permis d'aménager pour un lotissement de trois lots. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme était légal, en raison d'un risque pour la sécurité publique lié à l'implantation d'un bassin de rétention sur une canalisation d'eau brute, sans dévoiement prévu. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

3 juin 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210129

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B, qui avait chuté le 7 janvier 2020 sur un parking communal en raison d'un affaissement de l'asphalte. La juridiction a estimé que la défectuosité, d'une profondeur inférieure à cinq centimètres et survenue en plein jour dans un lieu connu de la victime, ne constituait pas un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Elle a considéré que Mme B avait commis une faute d'imprudence en ne se prémunissant pas contre un obstacle que tout piéton normalement attentif aurait dû éviter, ce qui exonérait la commune de sa responsabilité. Les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont donc été rejetées, et les frais d'expertise ont été laissés à la charge de la requérante.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

28 mai 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209862

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de Mme B, qui a chuté le 14 février 2020 sur une excavation non signalée dans une voie publique à Marseille. La requérante sollicitait la condamnation de la métropole d'Aix-Marseille-Provence ou de la commune de Marseille pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que les preuves apportées, notamment des témoignages tardifs et des photos non datées, ne suffisaient pas à établir le lien de causalité entre la défectuosité alléguée et la chute. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans application de textes spécifiques supplémentaires.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

28 mai 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408498

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 700 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en septembre 2018, en raison de la carence fautive de l'administration à lui fournir un logement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant pas proposé de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a évalué le préjudice subi par le requérant, sans domicile fixe et hébergé précairement, à 4 700 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence.

Avocat : BAGUET

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417794

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 100 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en juin 2021, en raison de la carence fautive de l'État à lui proposer un logement dans le délai de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice, évalué à 1 100 euros tous intérêts compris, couvre les troubles dans ses conditions d'existence, M. A étant toujours sans logement et hébergé chez des tiers ou dans des centres d'urgence. Les conclusions accessoires (frais d'avocat) ont été rejetées.

Avocat : BAGUET

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427526

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 600 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 3 novembre 2022, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période à compter du 3 mai 2023. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, M. B étant toujours sans logement, et a accordé cette somme tous intérêts compris, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : BAGUET

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426529

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser M. B pour la carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un relogement d'urgence. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant la décision du 4 juin 2020. Le tribunal a retenu un préjudice résultant de troubles dans les conditions d'existence, incluant le maintien d'un logement surpeuplé de 40,80 m² pour cinq personnes et un loyer disproportionné par rapport aux ressources du foyer. La solution indemnise le requérant pour la période de carence, sans préciser le montant définitif dans cet extrait.

Avocat : BAGUET

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300769

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la commune de Soultz d’une demande de condamnation in solidum de la société Sols Tech Euro 2000 et de la société Structure Concept, sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant le revêtement de deux courts de tennis couverts (rétractation, fissuration, décollement). Le tribunal a jugé que ces désordres, non apparents à la réception de l’ouvrage et le rendant impropre à sa destination, engagent la responsabilité des deux constructeurs. Il a condamné in solidum la société Sols Tech Euro 2000 (exécutant) et la société Structure Concept (maître d’œuvre) à verser à la commune la somme de 61 124,16 euros TTC au titre des travaux de réparation, ainsi que 16 000 euros pour le préjudice de jouissance, avec intérêts au taux légal. La décision applique les principes de la responsabilité décennale des constructeurs, fondée sur les articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SCP CALENGE-GUETTARD-MICOU

22 mai 2025• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207943

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D, voisin immédiat, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré par le maire de Rognac pour une maison individuelle, un garage et une piscine. Le tribunal a d'abord jugé que M. D, en tant que voisin immédiat, justifiait d'un intérêt à agir, écartant ainsi la fin de non-recevoir soulevée en défense. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles UC3, UC7, UC11, UC12 et UC4 du plan local d'urbanisme (PLU) ainsi que des articles R.111-2 et R.111-27 du code de l'urbanisme, mais les a tous écartés comme non fondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

21 mai 2025• 2ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2101184

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B D, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Julien-le-Montagnier pour des inondations répétées de son bien. Le tribunal a constaté que les prétentions indemnitaires de M. D étaient identiques à celles déjà tranchées par le juge judiciaire, qui avait prononcé la résolution de la vente et accordé des indemnisations par un jugement définitif du 7 février 2024. En conséquence, le tribunal a estimé que les demandes étaient irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de fond ou les textes appliqués.

Avocat : LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT SCP

15 mai 2025• 3ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208485

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la métropole d'Aix-Marseille-Provence pour un accident de scooter survenu le 22 décembre 2021 dans le tunnel autoroutier Marseille-Vieux-Port, dû à une flaque d'hydrocarbure. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice n'était pas suffisamment établi, et que la métropole apportait la preuve d'un entretien normal de l'ouvrage, notamment par des balayages réguliers et des rondes de surveillance. En conséquence, la responsabilité de la métropole n'a pas été engagée, et la demande d'expertise subsidiaire a été écartée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

15 mai 2025• 5e Ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503726

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Valensole qui ne s'opposait pas à la déclaration préalable pour l'édification d'une antenne relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée en matière d'urbanisme, n'était pas caractérisée en l'espèce, les requérants n'établissant pas que le début des travaux de défrichement leur causait un préjudice suffisamment grave et immédiat. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

7 mai 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2201112

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B, professeur de musique vacataire, qui demandait la requalification de ses contrats conclus entre 1986 et 2022 en contrats à durée déterminée, ainsi que des indemnités pour préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les contrats de vacation étaient entachés de fraude en raison du cumul d'emplois non autorisé avec la commune de Salon-de-Provence, où il était agent titulaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret-loi du 29 octobre 1936 relatifs au cumul d'emplois. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

7 mai 2025• 8ème chambre