276 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
276
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 071
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en décharge d'impositions supplémentaires sur le revenu et prélèvements sociaux (années 2016 à 2018) suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le contribuable, en ne présentant pas d'observations substantielles contestant le bien-fondé des redressements dans les délais impartis, ne peut se prévaloir d'un vice de procédure lié à l'absence de réponse de l'administration. **Textes appliqués** : Article R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales (motivation de la proposition de rectification et réponse aux observations).
Avocat : GUILLERM
Avocat : NIVET GUILLEM
Avocat : PINTREL;AARPI DE GUILLENCHMIDT & ASSOCIÉS - DGA;SELARL HORUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler et à suspendre la décision du préfet de la Marne accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que cette décision d'octroi de la force publique, prise pour exécuter une décision de justice définitive, ne constitue pas en elle-même une décision faisant grief à l'occupant et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La juridiction a appliqué les principes généraux du droit administratif relatifs à la recevabilité des recours, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés sur le fond.
Avocat : GUILLEMIN
Avocat : SCP GUILLEMIN & MSIKA
La décision concerne l'annulation de décisions de préemption urbaine prises par le maire de Goussainville. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la société civile immobilière (SCI) AI, considérant que le maire était compétent pour exercer ce droit de préemption et que les délais légaux ont été respectés. La juridiction s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 213-2 et suivants, ainsi que sur le code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP GUILLEMIN & MSIKA
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence à un ressortissant égyptien mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête en annulation. Il estime que l'arrêté est suffisamment motivé, que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant et qu'il n'a pas méconnu l'autorité de la chose jugée en fondant son nouveau refus sur des motifs différents (troubles à l'ordre public) de ceux précédemment annulés. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment article L. 423-22), loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : GUILLEMIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de transfert vers la Croatie (règlement Dublin III) et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal écarte tous les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation, à la méconnaissance de la procédure Dublin et à la disproportion de l'assignation à résidence. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILLEMIN
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté de transfert Dublin et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'une demandeuse d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête en annulation. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence du signataire, absence de motivation, non-examen de la situation personnelle, irrégularités de procédure) et estime que les arrêtés attaqués sont réguliers. Il accorde en revanche l'aide juridictionnelle à titre provisoire à la requérante. **Textes appliqués** : Règlement (UE) Dublin III n° 604/2013, Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Avocat : GUILLEMIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne rejette la requête d'un ressortissant tunisien visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour et une assignation à résidence. La juridiction estime que les arrêtés préfectoraux étaient réguliers, notamment quant à la compétence de leurs signataires, à leur motivation et au respect du principe du contradictoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne concernant les droits de la défense.
Avocat : GUILLEMIN
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet des Alpes-Maritimes refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant comorien, en qualité de parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant attendu cinq mois après la décision contestée pour saisir le tribunal, se plaçant ainsi lui-même dans la situation de précarité invoquée. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice.
Avocat : GUILLET
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 27 janvier 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français sous-jacente avait été régulièrement notifiée, écartant ainsi le moyen tiré du défaut de base légale. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GUILLET
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un ressortissant népalais demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié". Le juge estime la requête manifestement irrecevable, car le silence de la préfecture sur une demande de rendez-vous pour déposer un dossier ne constitue pas une décision implicite de rejet, l'administration n'étant soumise à aucun délai légal pour recevoir l'étranger. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du Code de justice administrative et R. 432-1 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUILLEROT
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de Mme D... et M. C... dans le cadre d’un recours de plein contentieux visant à obtenir la réduction de leurs cotisations d’impôt sur le revenu pour l’année 2022. Ce désistement est intervenu après que l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement le 30 septembre 2024. La magistrate désignée a fait application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement. Aucun texte fiscal spécifique n’est mentionné dans la décision.
Avocat : GUILLERM
Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 13 février 2026, a donné acte du désistement d’action de M. B... et M. C.... Les requérants, qui demandaient initialement la condamnation du département d'Ille-et-Vilaine à réparer les préjudices résultant du vol et de la détérioration d’un scooter, ont déclaré se désister de l’ensemble de leurs conclusions. Le département ayant pris acte de ce désistement, le tribunal a constaté qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUILLEMOT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2025 était légal, notamment car la signature par une fonctionnaire délégataire était régulière et que la motivation, fondée sur l'infraction pénale de détention de stupéfiants, était suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que les conditions pour prononcer une OQTF sans délai de départ volontaire et une interdiction de retour étaient remplies.
Avocat : GUILLEMIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la SARL Kalithys contestant le refus de permis de construire pour un projet de logements collectifs à Perpignan. Le refus était motivé par le dépassement des limites d'emprise au sol et de surface de plancher autorisées par le plan de prévention des risques d'inondation (PPRI). Le tribunal a jugé que, la division parcellaire étant intervenue et les travaux sur la parcelle voisine étant achevés, les droits à construire devaient s'apprécier à l'échelle de la seule parcelle n° AM 829, et non de l'unité foncière initiale. En conséquence, le motif de refus tiré du PPRI a été écarté, et l'arrêté de refus ainsi que le rejet du recours gracieux ont été annulés, sans qu'un détournement de procédure ne soit établi.
Avocat : GUILLEMAT AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... tendant à la suspension de l'arrêté du 6 octobre 2025 prononçant sa mise à la retraite d'office. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mise à la retraite d'office ouvrant droit à une pension civile et le requérant n'établissant pas une absence totale de ressources. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L.531-1, L.532-4 et L.521-3 du code général de la fonction publique, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : GUILLET
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (refus possible lors d'une demande de réexamen d'asile), était suffisamment motivée et avait pris en compte la situation du requérant. Le tribunal a toutefois admis provisoirement M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : GUILLEMIN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil (CMA) prononcé par l’OFII. Le juge a estimé que la décision contestée, fondée sur le dépôt tardif de la demande d’asile sans motif légitime et l’absence de facteur de vulnérabilité identifié, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la directive 2013/33/UE. La juridiction a toutefois prononcé l’admission provisoire de la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Avocat : GUILLEMIN