952 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
952
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 171
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices subis suite à sa suspension pour refus de se soumettre à l'obligation vaccinale (loi du 5 août 2021). La requête a été jugée irrecevable car prématurée : la demande préalable avait été adressée au Premier ministre un jour avant l'introduction du recours, et aucune décision expresse ou implicite (délai de deux mois non expiré) n'était née à la date du jugement, en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration. Au surplus, les moyens invoqués, mêlant responsabilité pour faute et sans faute de l’État et de l’employeur sans demande contre ce dernier, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé (articles R. 222-1 4° et 7° du code de justice administrative).
Avocat : GUYON
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E... qui contestaient l’exclusion de leur fille de l’école primaire Hoche de Colombes pour défaut de port du masque, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance des droits de la défense, une erreur d’appréciation des certificats médicaux, et une atteinte disproportionnée au droit à l’éducation. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les obligations sanitaires en vigueur, et que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la violation de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la non-discrimination, n’étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la rectrice.
Avocat : GUYON