LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2506088

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2506088

mercredi 1 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2506088
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGUYON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre la décision du sous-préfet de Brest du 22 juillet 2025 suspendant son permis de conduire pour huit mois. La requérante invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment un vice d'incompétence, un défaut de motivation, l'absence de procédure contradictoire, et des erreurs dans l'application des articles L. 224-2, L. 234-1 et L. 234-5 du code de la route ainsi que de l'arrêté du 8 juillet 2003. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Guyon, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la décision du sous-préfet de Brest du 22 juillet 2025 prononçant la suspension de de la validité de son permis de conduire pour une durée de huit mois ;

2°) d’enjoindre au préfet du Finistère de lui restituer son permis de conduire dans un délai de 72 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 € par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 € au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

la condition tenant à l’urgence est satisfaite, dès lors que la suspension de la validité de son permis de conduire la prive de toute possibilité de déplacement pour sa vie personnelle et professionnelle ;
il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige, dès lors que :
* la décision attaquée est entachée d’un vice d’incompétence ;
* elle est insuffisamment motivée ;
* elle n’a pas été précédée d’une procédure contradictoire ;
* elle est entachée d’une inexactitude matérielle des faits eu égard à ses fonctions professionnelles et dès lors qu’un second contrôle d’alcoolémie ne lui a pas été proposé, que la mesure de suspension a été prononcée très rapidement ;
* elle est entachée d’erreurs de droit dans l’application :
- de l’article L. 224-2 du code de la route et de l’arrêté du 8 juillet 2003 relatif au contrôle des éthylomètres, l’administration n’ayant pas tenu compte des marges d’erreur des éthylomètres ;
- de l’article L. 224-2 du code de la route : l’arrêté est intervenu hors du délai légal de 72 ou 120 heures ;
- du I de l’article L. 234-1 du code de la route : l’absence d’identification de l’éthylomètre utilisé empêche de vérifier la conformité de l’appareil.
- de l’article L. 234-5 du code de la route : elle n’a pas été informée par les agents verbalisateurs de son droit de bénéficier d’un second contrôle d’alcoolémie ;
- de l’arrêté du 8 juillet 2003 relatif au contrôle des éthylomètres : le délai de 30 minutes avant le premier souffle n’a pas été respecté, affectant la fiabilité du test.
* la durée de la suspension est disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2025, le préfet d’Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Vu :
la requête au fond n° 2506087 ;
les autres pièces du dossier.

Vu :
le code de la route ;
le code des relations entre le public et l’administration ;
l’arrêté du 8 juillet 2003 relatif au contrôle des éthylomètres ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Tronel, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 23 septembre 2025 :
le rapport de M. Tronel ;
et les observations de Me Jeanmougin, substituant Me Guyon, représentant Mme B..., qui conclut aux mêmes fins que dans sa requête, par les mêmes moyens.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.



Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

Les moyens susvisés, invoqués par Mme B... à l’appui de sa demande de suspension ne paraissent pas, en l’état de l’instruction, propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Il résulte de ce qui précède que l’une des conditions auxquelles les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension d’une décision administrative n’est pas satisfaite. Par suite, la requête de Mme B... doit être rejetée, y compris les conclusions d’injonction sous astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera transmise pour information au préfet du Finistère.


Fait à Rennes, le 1er octobre 2025.


Le juge des référés,


signé


N. TronelLa greffière d’audience,


signé


Bruézière

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions