316 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
316
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 479
Avec résumé IA
Avocat : SELARLU HAGEGE
Avocat : CABINET GAILHAGUET LYSLOU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 janvier 2026 assignant à résidence un ressortissant tunisien dans ce département. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation, constatant que l'intéressé résidait en Seine-Saint-Denis et que le préfet n'avait identifié aucun lieu d'hébergement dans le Val-d'Oise pour exécuter la mesure, méconnaissant ainsi les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. L'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : PATRICK HAGEGE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 6 mars 2025 retirant la carte de résident d'un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que cette mesure, fondée sur une condamnation pour violences datant de 2021, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette décision a été prise en considération de l'intégration ancienne du requérant en France, de sa vie familiale établie et de l'absence de nouvelles infractions.
Avocat : HAGEGE
Avocat : HAGER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante malienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, lui enjoignant de quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, la motivation et l'examen de la situation de l'intéressée. Le tribunal a ainsi jugé que le préfet des Hauts-de-Seine n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé la requête irrecevable, estimant qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car la procédure de dépôt en ligne utilisée par la requérante le 5 février 2024 ne constituait pas un dépôt régulier d'une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le silence de l'administration ne pouvait produire les effets légaux prévus aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du même code.
Avocat : KHAN SHAGHAGHI-LEGRAND
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours pour excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de police avait légalement refusé le titre de séjour et émis une obligation de quitter le territoire français. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction estime que la décision, fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été prise par une autorité compétente, est suffisamment motivée et ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation. Elle considère que le préfet a correctement examiné la situation personnelle du requérant au regard des critères légaux, notamment l'absence de liens familiaux établis, la soustraction à une obligation de quitter le territoire et des troubles à l'ordre public.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour italien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hauts-de-Seine était compétent pour prendre cette décision, car M. A..., bien que titulaire d'un titre de séjour italien, ne remplissait pas les conditions pour séjourner en France au-delà de trois mois et ne pouvait justifier de ressources suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le règlement Schengen (UE 2016/399).
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence et un arrêté de prolongation d'interdiction de retour sur le territoire français, concernant un ressortissant étranger. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté les requêtes de M. B..., considérant que les moyens soulevés (incompétence de l'autorité signataire, illisibilité de la signature, insuffisance de motivation, erreur de fait, violation des articles du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. Les arrêtés attaqués sont donc maintenus. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code des relations entre le public et l'administration, Code de justice administrative, et Convention européenne des droits de l'homme (article 8).
Avocat : HAGEGE PATRICK
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre de M. B... Le juge a estimé que les conditions d'urgence et de doute sérieux quant à la légalité de la mesure n'étaient pas réunies, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête en annulation au fond de cet arrêté et d'un arrêté de prolongation d'interdiction de retour reste pendante devant la juridiction.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre l'arrêté d'un préfet refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA), qui ne sont pas applicables aux Tunisiens demandant un séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La juridiction a substitué le fondement légal approprié et a renvoyé l'affaire au préfet pour un nouvel examen de la demande au regard de cet accord bilatéral.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant une injonction au préfet pour délivrer une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la demande de renouvellement, déposée le 24 mars 2025, était implicitement rejetée par l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Ordonner la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative en l'absence de péril grave.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de renouvellement d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du défaut d'examen de la situation personnelle et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : Patrick HAGEGE
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté les requêtes de quatre demandeurs visant l'annulation du refus de délivrance de passeport français par le consul général à Bamako. Le juge a estimé que l'autorité consulaire, en présence de doutes sérieux sur l'identité et l'âge des requérants, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports.