2 436 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 436
Décisions totales
383 581
Ordonnances
281 965
Avec résumé IA
Avocat : AHAMADA
Avocat : ZOUATCHAM
Avocat : SCP HAMCHACHE - RIAHI
Avocat : CHAMY
Avocat : BENHAMIDA
Avocat : HAMRI
Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS
Avocat : EL-KOLEI-HAMEL YACINE
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de 48 heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le magistrat désigné a appliqué l'article R. 922-17 du même code pour rejeter le recours comme manifestement irrecevable.
Avocat : DELCHAMBRE MAXENCE
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A et Mme D, un couple de ressortissants nigérians avec deux jeunes enfants, qui demandait à être hébergé d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de détresse sociale invoquée par la famille, bien que précaire, n'était pas nouvelle et résultait de leur maintien irrégulier sur le territoire français après le rejet définitif de leurs demandes d'asile. Il a également considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, comme le droit à l'hébergement d'urgence garanti par l'article L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, n'était caractérisée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme B d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de proposition de logement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation et qu’une précédente injonction de relogement soit restée inexécutée. Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 août 2024. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 100 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : CHAMPEAU
Avocat : DELCHAMBRE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Var du 22 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été assigné à résidence à Toulon par une ordonnance du juge des libertés et de la détention, le tribunal a fait application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative. Pour des raisons de bonne administration de la justice et de compétence territoriale, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Toulon.
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour la construction d'une antenne de téléphonie mobile. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'un titre de propriété ou d'un acte établissant l'occupation régulière du bien, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation notifiée à la requérante, celle-ci n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 20 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une atteinte grave à l'interdiction des traitements inhumains et dégradants ainsi qu'à son droit d'aller et de venir. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et que l'atteinte alléguée n'était pas manifestement illégale, faute pour Mme A de justifier d'une prise en charge médicale indispensable à Mayotte ou de la continuité de son séjour. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Aucune confirmation n'étant parvenue au tribunal, le président a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : MOHAMED
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 13 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Braye s’était opposé à leur déclaration préalable pour l’implantation d’un pylône de radiotéléphonie. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par un acte du 8 décembre 2022 et ne s’est plus opposé au projet. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérantes au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif d’Amiens a été saisi d’une requête en excès de pouvoir par Mme A, visant l’annulation d’un arrêté préfectoral de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire. Constatant que cette requête était identique à une précédente requête déjà enregistrée sous un autre numéro, le tribunal a prononcé sa radiation pour jonction à la première affaire. La décision se fonde sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : MARTIN HAMIDI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre de séjour sollicité, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a par ailleurs condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat du requérant sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.