278 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
278
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 572
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOUZIDI, BOUHANNA
Avocat : SCP BOUZIDI BOUHANNA
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Essonne de fixer un rendez-vous à M. A... pour le dépôt de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a considéré que l'urgence était caractérisée en raison de l'expiration prochaine de la démarche en ligne du requérant, exposé à devoir recommencer la procédure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : WAK-HANNA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 30 octobre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. A..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de 18 mois. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2021, de son mariage avec une ressortissante française et de son emploi stable. En conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence a également été annulé par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... contre les arrêtés du 27 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, l'assignant à résidence et lui interdisant le retour pour 5 ans. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressé, malgré sa vie familiale en France avec son épouse et ses trois enfants, ne justifiait pas d'une résidence habituelle de plus de dix ans. La menace à l'ordre public, caractérisée par des faits de conduite sans permis et en état alcoolique, a été retenue pour justifier l'absence de délai de départ volontaire et la durée de l'interdiction de retour. Les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ont pas été jugées méconnues.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinés.
Avocat : MINDREN HANNAH
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la rapidité de son traitement ne démontrait pas un défaut d'examen sérieux de sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Yvelines de le convoquer pour la remise d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de traitement de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée en juin 2024, n'était pas spécifique à sa situation et qu'il ne justifiait pas de circonstances particulières nécessitant un examen prioritaire. La décision souligne que M. C... se maintient en situation irrégulière depuis 2013 et exerce déjà une activité professionnelle, ce qui ne caractérise pas une urgence justifiant une injonction.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... B..., ressortissant tunisien, afin d'obtenir une injonction à l'encontre de la préfète de l'Essonne pour qu'elle lui délivre une convocation et un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour enregistrer la demande d'un étranger, et que la condition d'urgence est en principe établie pour les demandes de renouvellement de titre, mais que pour les autres cas, comme une première demande d'admission exceptionnelle, le requérant doit justifier de circonstances particulières. En l'espèce, la décision ne précise pas la solution finale retenue, mais le juge a examiné la recevabilité de la requête au regard de ces principes, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant de délivrer une carte de résident à M. C..., ressortissant marocain. Le tribunal a constaté que le préfet, malgré une mise en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, ce qui l'a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. M. C... justifiait d'une résidence régulière et continue de plus de dix ans ainsi que d'une activité professionnelle stable, remplissant ainsi les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 pour obtenir un titre de séjour de dix ans. Le tribunal a donc annulé la décision implicite et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois, tout en condamnant l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : BERREBI-WIZMAN JOHANNA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 mars 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant sollicitait un changement de statut vers la mention « entrepreneur/profession libérale » sur le fondement des articles L. 421-5 et L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que l'activité de restauration rapide de M. B... n'était pas économiquement viable et ne lui procurait pas des moyens d'existence suffisants, en raison de revenus faibles et irréguliers, et a donc écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance en urgence d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante disposait déjà d’une autorisation de travail valide délivrée le 12 juin 2025, indépendamment de la mention restrictive figurant sur son titre de séjour provisoire. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures.