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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 003 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 003

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 410

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HAUEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503358

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la demande de M. B A visant à annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 mai 2025 lui refusant les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, notamment via un entretien de vulnérabilité. Il a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, et que sa vulnérabilité alléguée n'était pas établie par les pièces du dossier. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : BERTHAUT

26 mai 2025• Eloignement urgent
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307575

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov'". En cours d’instance, l’Anah a agréé le recours préalable de M. B et lui a accordé la prime sollicitée, retirant ainsi implicitement la décision contestée. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’Anah à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

26 mai 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2202310

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de G, qui contestait une mise en demeure de la préfète de la région Grand Est lui enjoignant de déposer une demande d’autorisation d’exploiter des parcelles agricoles. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de la procédure contradictoire. Le tribunal a rejeté le moyen d’incompétence, en validant la chaîne de délégations de signature prévue par le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 331-7 du code rural et de la pêche maritime et L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SEP LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR & ASSOCIÉS

23 mai 2025• Chambre 2
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410270

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 29 mai 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. A, en tenant compte des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la durée de l'interdiction n'était pas disproportionnée, compte tenu de la courte présence en France de l'intéressé et de l'absence de liens personnels stables. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCHAUTEN

23 mai 2025• OQTF 6 semaines - 12ème chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403569

Le Tribunal administratif de Nice a constaté le désistement d'office de la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation de la décision du sous-préfet de Grasse accordant le concours de la force publique pour leur expulsion. Ce désistement a été prononcé sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, après que leur demande de suspension a été rejetée par le juge des référés. Les requérants n'ayant pas confirmé le maintien de leur requête dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de rejet, ils sont réputés s'être désistés.

Avocat : BERTHAULT PIERRE

22 mai 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500054

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant togolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a jugé que le refus de délivrance d'un titre de séjour "salarié" était légal, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour, condition prévue par les articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère non continu du séjour de l'intéressé en France.

Avocat : SECHAUD

21 mai 2025• 3ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2208788

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Cantal Energie d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 18 novembre 2021 réduisant le tarif de son contrat de soutien à la production photovoltaïque, prise sur le fondement de l’arrêté du 26 octobre 2021. Le Conseil d’État ayant annulé cet arrêté par une décision du 27 janvier 2023 devenue irrévocable, l’acte attaqué a rétroactivement disparu de l’ordre juridique et le tarif antérieur a été rétabli. Par suite, le tribunal constate, par ordonnance, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et rejette la demande de frais irrépétibles.

Avocat : CABINET BMH AVOCATS BREITENSTEIN HAUSER

19 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506414

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision de la commission de recours contre les refus de visa du 10 avril 2025 rejetant la demande de visa de long séjour de M. B, conjoint d'une ressortissante française. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation des époux et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois.

Avocat : LACHAUX

19 mai 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2112399

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI JR2S contre la décision de préemption urbain du 23 juillet 2021 prise par CDC Habitat social sur des lots de la copropriété « Le Rouget » à Sarcelles. Le tribunal a jugé que la décision était justifiée par un projet réel d'intérêt général, s'inscrivant dans une convention de portage d'urgence visant à redresser des copropriétés sinistrées, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d'information des tiers enchérisseurs, une telle obligation n'étant pas prévue par les textes applicables.

Avocat : CABINET CHAUVERON VALLERY-RADOT LECOMTE FOUQUIER

16 mai 2025• 6ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203171

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : CHAUSSADE

16 mai 2025• 2ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305862

Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait un arrêté du 27 février 2023 par lequel la maire de Vincennes avait accordé un permis de démolir partiel du centre culturel et sportif Georges Pompidou. La requérante demandait l’annulation de ce permis et sollicitait diverses injonctions, notamment la consultation du ministre de la culture et une étude d’impact. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte du désistement par ordonnance du 13 mai 2025. Les conclusions de la commune de Vincennes tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : CHAUSSADE

13 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206000

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le ministre s'était fondé sur le fait que M. B avait aidé au séjour irrégulier de son épouse entre 2016 et 2019. Le tribunal a jugé que ce motif était légal, que l'ajournement ne portait pas atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni au droit au mariage, et que les moyens invoqués étaient inopérants. La solution retenue confirme l'appréciation d'opportunité du ministre, en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : BECHAUX

12 mai 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400751

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la commission de médiation de Savoie de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, faute de précisions suffisantes, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SECHAUD

9 mai 2025• Juge unique 8
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409567

Le Tribunal administratif de Nantes annule l'arrêté du 13 juin 2024 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait prononcé une interdiction de retour en France d'un an contre M. A, ressortissant ivoirien. Le juge retient un défaut de base légale, faute pour l'administration de démontrer qu'une obligation de quitter le territoire français avait été préalablement notifiée à l'intéressé, condition nécessaire à l'édiction de l'interdiction sur le fondement de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. A dans le système d'information Schengen et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Avocat : CHAUMETTE

6 mai 2025• OQTF 6 semaines - 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412542

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec un délai de 45 jours, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La demande de suspension de l'OQTF a été jugée irrecevable, la requérante ayant été définitivement déboutée du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LACHAUX

6 mai 2025• OQTF 6 semaines - 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502489

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 avril 2025 l’assignant à résidence. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence de l’auteur de l’acte, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il juge que l’assignation est légalement justifiée par l’obligation de quitter le territoire français non exécutée et que les mesures de pointage et de restriction de déplacement ne sont pas disproportionnées. La demande de frais de justice est également rejetée.

Avocat : SCHAUTEN

6 mai 2025• Eloignement urgent
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413903

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de Maine-et-Loire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de justifier d'une insertion sociale et professionnelle en France ou de liens personnels intenses. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Avocat : SCHAUTEN

6 mai 2025• OQTF 6 semaines - 3ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502691

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 7 avril 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil pour M. A, un demandeur d'asile en réexamen. Le tribunal a jugé que cette décision était fondée sur une base légale erronée, l'OFII ayant appliqué les dispositions relatives au refus initial des conditions matérielles d'accueil (article L. 551-15 du CESEDA) au lieu de celles régissant leur cessation ou leur refus de rétablissement (article L. 551-16 du CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours, sans préjudice de l'appréciation de sa vulnérabilité.

Avocat : BERTHAUT

5 mai 2025• Eloignement urgent
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506917

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à M. A, conjoint d’une ressortissante française. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a donné instruction aux autorités consulaires de délivrer le visa sollicité, ce qui a implicitement retiré la décision contestée. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet. Il a également mis à la charge de l’État une somme de 550 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BECHAUX

30 avril 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506750

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme irrecevable la requête en excès de pouvoir de la société Agence Aurea, qui contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un marché de maîtrise d'œuvre par la commune de Changé. Le juge a rappelé que, depuis la jurisprudence "Tarn-et-Garonne", un tiers à un contrat administratif ne peut contester la validité du contrat que par un recours de pleine juridiction, et non par un recours pour excès de pouvoir contre les actes détachables. En l'espèce, la société requérante ayant maintenu son recours pour excès de pouvoir, sa requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

30 avril 2025