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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

769 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

769

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : HISEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203709

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 14 avril 2020 maintenant l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également jugé que la circulaire du 16 octobre 2012, dépourvue de valeur réglementaire, ne pouvait être utilement invoquée. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 pour ajourner la demande.

Avocat : LE BOURHIS

16 juin 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409442

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. Concernant la fixation du pays de destination, le juge a considéré que M. C n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour au Cameroun, malgré ses craintes liées à son orientation sexuelle. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MATHIS

16 juin 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505436

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de Mme A, née du silence gardé par la préfète de l'Isère. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : MATHIS

16 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2500912

Le Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre) a examiné les recours de Mme C E contre deux arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine (des 2 janvier et 4 mars 2025) l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a constaté que le second arrêté du 4 mars 2025 avait implicitement abrogé le premier, rendant sans objet les conclusions dirigées contre l'arrêté du 2 janvier. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par la requérante, notamment ceux tirés de la violation du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de Mme E, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS

13 juin 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501524

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B A, ressortissant djiboutien, contre un arrêté préfectoral du 7 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant contestait notamment la légalité de cette mesure en invoquant un défaut d'examen de sa situation et la méconnaissance de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), au motif que sa demande d'asile était toujours en cours d'examen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le droit au maintien sur le territoire avait pris fin après le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA et l'absence de recours dans le délai légal. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'obligation de quitter le territoire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE BOURHIS

12 juin 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201550

Le Tribunal administratif d’Orléans a rejeté la requête de M. C D, qui contestait le rejet de sa candidature au poste de « Directeur des fonctions supports » et la nomination de M. A B au poste fusionné de « Directeur EHPAD et fonctions supports » au CCAS de Tours. Le tribunal a jugé que la création du nouveau poste, distinct de celui initialement ouvert, avait été régulièrement approuvée par le comité technique et le conseil d’administration, et que la décision de ne pas retenir le requérant n’était entachée ni d’incompétence, ni de discrimination, ni d’erreur manifeste d’appréciation. Les moyens tirés du détournement de procédure et du défaut de transmission au centre de gestion ont également été écartés. La demande d’injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SELARL ETHIS

11 juin 2025• 5ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303703

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de l'EHPAD de La Membrolle-Semblançay de lui verser l'allocation d'aide au retour à l'emploi. La requérante, aide-soignante ayant démissionné de l'EHPAD avant d'occuper un emploi temporaire dans une commune, soutenait que cet établissement devait l'indemniser. Le tribunal a jugé que, sa démission ne constituant pas une privation involontaire d'emploi, elle ne remplissait pas les conditions prévues par les articles L. 5424-1 et suivants du code du travail pour bénéficier de cette allocation. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL ETHIS

10 juin 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505535

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 23 mai 2025 par laquelle l'OFII a refusé d'octroyer les conditions matérielles d'accueil à M. B, un ressortissant ghanéen demandeur d'asile. Le tribunal juge que l'OFII a méconnu l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B avait présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours, en se présentant à la SPADA le 1er avril 2025. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte. Les textes appliqués sont les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code précité.

Avocat : MATHIS

5 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304894

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 17 juillet 2023 refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé cet arrêté au motif que le préfet n'avait pas saisi la commission du titre de séjour avant de prendre sa décision, en méconnaissance de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette obligation procédurale s'applique aux ressortissants algériens, l'accord franco-algérien n'écartant pas les règles de procédure communes. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL ETHIS

4 juin 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317289

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D F, Mme B G et Mme A E, qui demandaient l'annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 25 janvier 2023. Cette commission avait confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour les deux filles du requérant, réfugié congolais. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la situation des demanderesses avait fait l'objet d'un examen complet. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : MATHIS

26 mai 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411178

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. F I et M. E J, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, l’erreur de fait et de droit concernant l’âge du demandeur, la méconnaissance de l’article 47 du code civil et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les motifs subsidiaires invoqués par le ministre. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le code civil, et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : MATHIS

26 mai 2025• 9ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207143

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme C B, ressortissante vénézuélienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint à l'OFII de lui verser l'allocation pour demandeurs d'asile de manière rétroactive à compter du 1er septembre 2021. La solution retenue se fonde sur le défaut d'examen de la situation personnelle de Mme C B, qui a depuis obtenu le statut de réfugié.

Avocat : MATHIS

19 mai 2025• 5ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204119

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme F, agente administrative principale des finances publiques, contestant l'arrêté du 9 mai 2022 prolongeant sa suspension et réduisant de moitié son traitement et son indemnité de résidence. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur de qualification juridique des faits et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 531-3 et L. 531-4 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était fondée sur une faute grave et que l'intérêt du service justifiait la mesure, sans que l'administration ne se soit crue en situation de compétence liée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELARL ETHIS

13 mai 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409194

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A et Mme E, ressortissants ivoiriens, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Isère du 21 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions d'éloignement étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de leur situation, écartant les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : MATHIS

6 mai 2025• 2ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2401204

Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise judiciaire présentée par l’EPSMS l’Age Bleu sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le litige porte sur l’origine de multiples désordres affectant son établissement, pour lesquels son assureur, la SMABTP, conteste l’application de ses garanties. Le juge estime la mesure utile car l’offre indemnitaire de l’assureur ne couvre pas l’intégralité des désordres allégués et que certaines causes restent inconnues. Il désigne une experte avec pour mission de décrire les désordres, d’en déterminer les causes et origines, et de fournir des éléments techniques pour apprécier les responsabilités.

Avocat : BOURHIS ET ASSOCIES

28 avril 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204533

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de Mme B..., aide-soignante révoquée par le centre hospitalier Jean Pagès de Luynes pour des faits de maltraitance envers des résidents. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, des vices de procédure et de l'erreur d'appréciation. Se fondant sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, le tribunal a jugé que les faits de maltraitance physique et verbale étaient matériellement établis par des témoignages concordants et que la sanction de révocation, bien que sévère, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des fautes commises. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SELARL ETHIS

24 avril 2025• 4ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204953

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 1er avril 2022 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d'un vice de procédure, l'OFII n'ayant pas mis en œuvre une procédure contradictoire préalable conforme aux exigences des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter de la date de la décision annulée, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.

Avocat : MATHIS

11 avril 2025• 7ème Chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208626

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’annulation de la décision du 20 octobre 2022 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusait les conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a fait droit à cette demande le 31 janvier 2023, rendant les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus, notamment la demande de frais irrépétibles. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.

Avocat : MATHIS

11 avril 2025• 7ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204531

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B C, agente hospitalière, qui contestait sa révocation prononcée par le centre hospitalier de Luynes pour des faits de maltraitance. La juridiction a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que le rapport de saisine du conseil de discipline était régulier, complet et non partial, et que l'auteur de ce rapport disposait d'une délégation de signature valablement publiée. Sur le fond, le tribunal a estimé que les faits de maltraitance étaient matériellement établis et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des agissements. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n° 89-822 du 7 novembre 1989.

Avocat : SELARL ETHIS

10 avril 2025• 4ème chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409499

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 15 février 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté, et l'a donc déclarée irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant, fondés notamment sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MATHIS

3 avril 2025• 1ère Chambre