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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 461 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 461

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 926

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : HUEffacer tout
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400947

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne mettant pas M. A en mesure de déposer une demande d'asile avant de prendre la mesure d'éloignement. Par voie de conséquence, les décisions portant refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées.

Avocat : MATHURIN KANCEL

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400065

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, M. B ayant obtenu la protection subsidiaire en octobre 2024 mais sans justifier de la délivrance d'un titre de séjour. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MATHURIN KANCEL

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505238

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour. La préfète de l’Isère soutenait qu’il n’y avait pas lieu de statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, mais le juge a écarté cette exception, rappelant que le silence gardé pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet. La condition d’urgence n’a pas été retenue, car le requérant ne bénéficie pas de la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement et n’a pas démontré de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré sa situation familiale et professionnelle. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni des stipulations conventionnelles invoquées.

Avocat : SCHURMANN

30 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2405000

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales tendant à l'annulation du refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et à l'injonction. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a pas fait droit à la demande de frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : HUARD

30 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427472

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris annule le refus de la commission de médiation du département de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement social de M. E B. Le tribunal a jugé que la commission ne pouvait pas rejeter le recours au motif que des pièces justificatives étaient manquantes, sans avoir préalablement établi que le demandeur avait effectivement reçu le courrier lui demandant de compléter son dossier. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 441-14 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à la commission d'informer le demandeur des pièces manquantes et de suspendre les délais, ce qui n'a pas été régulièrement mis en œuvre en l'espèce.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

27 juin 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504534

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral fixant le pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions contre le placement en rétention, relevant la compétence exclusive du juge judiciaire (article L. 741-10 du CESEDA). Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, validé la délégation de signature. Enfin, il a jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH étaient inopérants, la décision attaquée se bornant à exécuter une décision judiciaire.

Avocat : HUGUENIN-VIRCHAUX CHRISTOPHE

27 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505242

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C épouse B d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français. La préfète opposait une fin de non-recevoir, arguant que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne faisait pas grief. Le juge a écarté cette exception, estimant que la préfète n'établissait pas le caractère incomplet du dossier, notamment en ne produisant pas les pièces téléversées par la requérante. La solution retenue est que le refus d'enregistrement constitue une décision faisant grief, ouvrant la voie au référé suspension. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HUARD

27 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506184

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cadre de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables. Il a estimé que M. C ne présentait pas de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation au refus automatique prévu pour les demandes de réexamen, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.

Avocat : HUARD

27 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407236

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à M. B, ressortissant syrien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que l'OFII a fait une inexacte application des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte la vulnérabilité manifeste de M. B, qui souffre de graves troubles psychiatriques nécessitant une assistance quotidienne. Il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai d'un mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice.

Avocat : HUBERT

26 juin 2025• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513433

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un duplicata de son certificat de résidence. Le juge a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait pris un arrêté retirant ce titre de séjour à l'intéressée. La mesure sollicitée faisant ainsi obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition posée par l'article L. 521-3 n'était pas remplie. La requête a donc été rejetée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ayant été accordée.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

26 juin 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502702

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur une requête en suspension d’un arrêté municipal de fermeture du site "E" à Gisors, a rejeté la demande de M. A et de l’association des amis de E. La solution retenue est fondée sur l’absence de condition d’urgence, le juge estimant que l’intérêt public lié à la sécurité des occupants et la prévention des risques justifiaient le maintien de la mesure de fermeture. L’arrêté du maire de Gisors du 20 mai 2025, pris sur le fondement des pouvoirs de police administrative, a été jugé proportionné et non entaché de doute sérieux quant à sa légalité.

Avocat : HUON SARFATI

26 juin 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401217

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d’un an et une assignation à résidence. Le tribunal écarte le moyen d’insuffisance de motivation et juge que la requérante, entrée irrégulièrement en 2015, ne justifie pas d’une présence continue ni de liens suffisamment stables pour caractériser une erreur manifeste d’appréciation. Il considère également que le moyen tiré des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme est inopérant contre une obligation de quitter le territoire. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

Avocat : MATHURIN KANCEL

26 juin 2025• 1ère Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510677

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme A... concernant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa situation de précarité et de son licenciement, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie. En effet, la décision implicite de rejet datait du 18 mars 2024 et Mme A... ne démontrait pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

25 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505754

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision préfectorale refusant de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler, après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. La requérante a été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En application de l’article 37 de cette même loi, l’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle et de la renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : SCHURMANN

25 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407581

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant a abandonné ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.

Avocat : HUARD

25 juin 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505713

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 25 juillet 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas délivré à M. C un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète a justifié avoir exécuté cette décision en délivrant le 4 septembre 2024 un récépissé avec droit au travail, puis un titre de séjour valable jusqu'en 2028. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a constaté l'exécution complète de l'injonction et a estimé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte.

Avocat : HUARD

25 juin 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510651

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. A..., entré en France via une procédure de réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant n'avait jamais été titulaire d'un document provisoire de séjour ou de travail, et que la décision attaquée ne portait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

25 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2300206

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A, attachée territoriale de la commune de Farebersviller, pour contester un titre exécutoire émis le 9 août 2022 visant à recouvrer un indu de rémunération de 3 609,23 euros, et pour demander réparation d'un préjudice lié à un harcèlement moral. S'agissant du titre exécutoire, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune avait régulièrement procédé à la régularisation des sommes indûment versées, conformément aux dispositions du code général des collectivités territoriales et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Concernant la demande indemnitaire pour harcèlement moral, le tribunal a également rejeté les conclusions, considérant que les faits invoqués ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens du code général de la fonction publique, et que la commune n'avait pas manqué à son obligation de sécurité.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

24 juin 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301569

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, de nationalité bangladaise, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 février 2023 lui retirant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien procédé à un examen de vulnérabilité. Il a estimé que le non-respect par la famille des exigences des autorités chargées de l'asile, en ne se présentant pas pour son transfert vers la Suède, justifiait le retrait sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments établissant un risque de traitements inhumains ou dégradants en Suède.

Avocat : HUARD

24 juin 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307150

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision orale du 31 octobre 2023 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que ce refus, motivé par le caractère incomplet du dossier, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, car les pièces fournies par le requérant permettaient d'instruire ses demandes. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.

Avocat : HUARD

24 juin 2025• 6ème Chambre