6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 267
Avec résumé IA
Avocat : HUBERT
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 avril 2025 par laquelle le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a refusé à M. A l'habilitation secret UE. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la perte de son contrat de prestations, qui n'était pas pérenne, constituait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière. En conséquence, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : CABINET PHUSIS AVOCATS (SEL)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société L'Oriental contestant des mises en demeure de payer émises par la direction départementale des finances publiques de l'Essonne pour des contributions spéciale et forfaitaire dues à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) suite à l'emploi irrégulier d'un travailleur étranger. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence soulevée par l'administration, jugeant que la juridiction administrative est compétente pour connaître du bien-fondé de cette créance publique, non fiscale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision s'inscrit dans le cadre des articles L. 8253-1 du code du travail et L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales pour la répartition des compétences juridictionnelles.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne le refus implicite du préfet de police de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à un ressortissant mauritanien, membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge des référés admet provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle, mais rejette sa demande de suspension au motif que la condition d'urgence n'est pas remplie. En effet, le requérant dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 21 juillet 2025, qui justifie la régularité de son séjour et l'autorise à travailler, ce qui ne caractérise pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B d'établir que son dossier de demande était complet, notamment en produisant un justificatif de domicile valide au sens de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant colombien, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le droit d'être entendu, garanti par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'avait pas été méconnu, la procédure de demande d'asile n'ayant pas pour finalité d'informer l'intéressé d'une mesure d'éloignement imminente. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Hérault obligeait M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai et lui interdisait le retour pour un an. La décision a été censurée pour vice de forme, l'arrêté ne comportant ni signature ni mention de l'identité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens soulevés par le requérant. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
Annulation par le Tribunal Administratif de Grenoble (1ère Chambre) du refus implicite de la préfète de l’Isère de prolonger le visa court séjour de Mme B, ressortissante congolaise, pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision était illégale en raison d’un défaut de motivation, l’administration n’ayant pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il est enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l’intéressée sous deux mois.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B, agent de La Poste, contestant la sanction d’exclusion temporaire d’un an pour des faits de comportement inapproprié à connotation sexuelle et d’introduction d’alcool sur le lieu de travail. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, le vice de procédure lié à la notification de l’avis du conseil de discipline, et l’absence de qualification de faute. Il a jugé que les faits étaient matériellement établis et que la sanction n’était pas disproportionnée au regard des obligations d’exemplarité incombant à un encadrant. La décision s’appuie sur les articles L. 131-3, L. 133-1 et L. 133-3 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le règlement intérieur de La Poste et le code du travail.
Avocat : SELARL ANDREANI HUMBERT COLLIN
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé, a été confronté à l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 2 mai 2025, qui lui enjoignait de fixer un rendez-vous à une ressortissante congolaise pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant l'absence d'exécution, le juge a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte initiale de 100 euros par jour, condamnant l'État à verser 1 200 euros à la requérante. Pour garantir l'exécution de la décision, une nouvelle injonction a été prononcée, assortie d'une astreinte portée à 150 euros par jour de retard. Cette décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne. Le juge a reconnu l'urgence, présumée en matière de refus de renouvellement, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 bis (g) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer, dans les 48 heures, une autorisation provisoire de séjour aux droits équivalents.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante algérienne, d'une demande de suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère a soulevé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a rejeté cette exception, jugeant que la délivrance d'une telle attestation ne fait pas obstacle à la naissance ou au maintien de la décision implicite de refus. Il a ensuite examiné la condition d'urgence, en principe présumée pour les demandes de renouvellement de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une indemnité de 14 768,56 euros en réparation des préjudices subis du fait du retard de la préfecture de l'Isère dans le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que l'administration avait manqué à son obligation de délivrer des récépissés de prolongation d'instruction, en violation des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, laissant M. B sans justificatif de séjour régulier pendant deux périodes distinctes. Cette carence a été jugée constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, créant une obligation non sérieusement contestable. En conséquence, le tribunal a accordé une provision de 3 799,71 euros au titre de la perte de salaire et a renvoyé M. B à se pourvoir au fond pour le surplus de ses demandes, notamment le préjudice moral et les autres pertes financières.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante singapourienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "Entrepreneur - Profession libérale" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de l'Isère. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de démontrer la viabilité économique de son nouveau projet d'entreprise. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit d’être entendu, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé et que M. B a pu présenter des observations lors de son audition par les forces de l’ordre. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la mesure d’éloignement. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-3, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 décembre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant, un demandeur d'asile mauritanien, s'était vu retirer ces conditions pour avoir refusé d'embarquer pour son transfert vers l'Espagne dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée, que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien examiné la vulnérabilité de l'intéressé, sans erreur de fait ou d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
Avocat : CABINET D'AVOCAT CHHU
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre la décision de la Ville de Paris de déprioriser sa demande de logement social. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. L’ordonnance donne acte de ce désistement.