119 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
119
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 567
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SAS Didactic comme manifestement irrecevable. La société contestait une amende administrative et une injonction de publicité, mais sa requête, relevant du contentieux obligeant à être représentée par un avocat (article R. 431-2 du code de justice administrative), n'a pas été régularisée dans le délai imparti après une mise en demeure. Le juge a donc appliqué l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
Avocat : HUON SARFATI
**Sujet principal** : La requête d'une fonctionnaire territoriale visant à annuler le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie et à obtenir diverses mesures (protection fonctionnelle, indemnisation). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service n'est pas entaché d'illégalité et que les conditions pour accorder la protection fonctionnelle ou engager la responsabilité de la collectivité ne sont pas réunies. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (notamment article L. 822-20) et code de justice administrative.
Avocat : HUON SARFATI
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de trois jours) infligée à un brigadier-chef principal de police municipale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler l'arrêté sanctionnant l'agent. Il estime que les faits reprochés (comportement menaçant, violent et carences dans le service) sont établis et que la sanction est proportionnée. **Textes appliqués** : Articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique (régime des sanctions disciplinaires).
Avocat : HUON SARFATI
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation contre le refus de titularisation d'une fonctionnaire territoriale stagiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevable le recours en annulation pour tardiveté, considérant qu'il a été introduit au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision contestée, conformément au principe de sécurité juridique. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur les principes généraux du droit, notamment le principe de sécurité juridique, pour déterminer le délai de recours, sans application spécifique d'un texte de procédure en l'absence de notification régulière.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande d'indemnisation complémentaire d'un militaire pour des préjudices distincts de sa pension d'invalidité. Le tribunal a reconnu le principe de la responsabilité de l'État et a accordé une indemnisation, mais en réduisant le montant demandé par le requérant. La décision s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui permet une réparation complémentaire pour les souffrances et préjudices spécifiques non couverts par la pension forfaitaire.
Avocat : HUON
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B... visant à faire suspendre la fermeture de la mairie d’Amécourt et son projet de transformation en gîte rural. Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d’urgence n’est pas caractérisée et qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’est établie, compte tenu du transfert des services municipaux dans la salle des fêtes communale et du maintien de permanences. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence justifiée et à une illégalité manifeste.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l’Intercom Bernay Terres de Normandie pour recours abusif aux contrats à durée déterminée et illégalité du non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a jugé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de liaison préalable du contentieux concernant le recours abusif aux CDD, et que la décision de non-renouvellement, fondée sur l'intérêt du service, n'était entachée d'aucune illégalité fautive. En conséquence, les demandes de dommages et intérêts ont été rejetées, et Mme A... a été condamnée à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour recours abusif aux contrats à durée déterminée et illégalité du non-renouvellement de son contrat par l’Intercom Bernay Terres de Normandie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, l’employeur étant le centre intercommunal d’action sociale (CIAS), et que le contentieux n’était pas lié pour le grief de recours abusif aux CDD. Sur le fond, il a estimé que la décision de non-renouvellement, fondée sur l’intérêt du service, n’était pas entachée d’illégalité fautive, écartant ainsi les demandes de réparation. Les textes appliqués incluent l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient l'annulation du refus implicite du maire de Gisors d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal l'abrogation partielle du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone Ub, l'ouverture à l'urbanisation d'un secteur AUb et l'orientation d'aménagement et de programmation (OAP) du nouveau quartier de la Gare, invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une incohérence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, s'appuyant sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 151-8 et R. 123-22-1. La décision confirme la légalité du PLU et du refus du maire.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte, par ordonnance du 12 janvier 2026, du désistement pur et simple de la SAS Valdepharm de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus de permis de construire opposé par le maire de Val-de-Reuil le 25 septembre 2023 pour la construction d’un parking intérieur. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune circonstance ne s’y opposant. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SAS Valdepharm de demandes d’annulation de quatre arrêtés du maire de Val-de-Reuil refusant des permis de construire pour des bâtiments modulaires et industriels. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 7 janvier 2026. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement d’action par ordonnance du 12 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Avocat : HUON SARFATI
**Sujet principal :** Demande d’expertise médicale pour évaluer les préjudices subis par une agente territoriale à la suite d’un accident de service. **Juridiction :** Tribunal administratif de Rouen (juge des référés). **Solution retenue :** Le tribunal fait droit à la demande et ordonne une expertise, confiant au Dr B... D... la mission d’examiner la requérante, de décrire ses séquelles en lien direct avec l’accident du 5 octobre 2023, et d’évaluer l’ensemble de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux (temporaires et permanents). **Textes appliqués :** Article R. 532-1 du code de justice administrative (mesure d’expertise utile). La décision rappelle également le principe jurisprudentiel (CE, 4 juillet 2003, n° 211106) relatif au droit à indemnisation complémentaire des agents publics victimes d’accidents de service.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation et infirmités nouvelles. Le requérant, ancien militaire, souffrait notamment de troubles auditifs et de pathologies orthopédiques, mais les expertises médicales n'ont pas établi d'aggravation imputable au service ni de taux d'incapacité suffisant pour ouvrir droit à pension. Le tribunal a considéré que la commission de recours de l'invalidité et le ministre des armées n'avaient pas commis d'erreur d'appréciation, en application du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La demande d'expertise complémentaire et les conclusions accessoires ont également été rejetées.
Avocat : HUON
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., adjointe technique, d'une demande de provision de 40 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette demande vise à obtenir une indemnité complémentaire pour les préjudices patrimoniaux et personnels non réparés par sa pension d'invalidité, suite à un accident de service reconnu imputable et à sa rechute consolidée avec un taux d'incapacité permanente partielle de 15 %. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité répare forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'exclut pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique et du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation des décisions du ministre des Armées et de la commission de recours de l'invalidité refusant de lui attribuer un taux d'invalidité de 10 % pour une gonarthrose du genou, afin de porter sa pension militaire d'invalidité à 40 %. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision ministérielle du 15 mars 2022, celle-ci étant substituée par la décision de la commission de recours. Sur le fond, il a estimé que la preuve du lien direct et certain entre la rupture du ligament croisé antérieur et le service n'était pas établie, et que la part imputable au service de l'infirmité (5 % pour l'atteinte méniscale) était inférieure au taux minimal de 10 % requis pour l'octroi d'une pension, en application du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Avocat : HUON
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. F..., ancien capitaine de gendarmerie, contestant le refus du ministre des armées de réviser sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son état de stress post-traumatique et d'attribuer de nouvelles pensions pour plusieurs autres infirmités. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la décision initiale du ministre étaient irrecevables, celle-ci ayant été remplacée par la décision de la commission de recours de l'invalidité (CRI) du 15 février 2023. Sur le fond, après avoir examiné les preuves médicales, le tribunal a considéré que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant le taux de 60% pour l'infirmité n°1 et en refusant l'attribution de pensions pour les autres infirmités, faute de lien suffisant avec le service. La requête a été rejetée dans son intégralité, sur la base des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Avocat : HUON CHRISTIAN
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme G... E..., agent territoriale, et ses ayants droit d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant de sa maladie professionnelle reconnue imputable au service. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable comme irrecevables. Sur le fond, statuant en plein contentieux, le tribunal a limité l'indemnisation de Mme E... à 42 436 euros, celle de son conjoint à 5 000 euros et celle de ses enfants à 1 000 euros chacun, en application des principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public et des dispositions du code général de la fonction publique.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les deux requêtes de M. B..., agent territorial de la commune de Barentin. La première contestait le refus de sa candidature au poste de responsable du service des sports, la seconde le refus de reconnaître un accident comme imputable au service. Le tribunal a jugé que la procédure de recrutement était régulière et que l'emploi correspondait à un besoin réel du service, écartant les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure, de la sanction déguisée et de la discrimination. Concernant l'accident, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique n'avaient pas été méconnues, les faits invoqués ne présentant pas de lien direct avec le service.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. et Mme C... contestant le refus de permis de construire modificatif pour des ouvertures et un vide sanitaire sur un bâtiment de stockage. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation et une erreur d'appréciation, tandis que la commune défendait la légalité de sa décision. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, validant le refus du maire de Saint-Jacques-sur-Darnétal. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R. 111-2, et le plan local d'urbanisme de la métropole Rouen Normandie.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné trois requêtes de M. B..., agent de police municipale, contestant des décisions de la maire de Saint-Sébastien-de-Morsent. La première concernait un refus de protection fonctionnelle pour une agression du 6 janvier 2022, la deuxième et la troisième portaient sur des refus de reconnaissance d'imputabilité au service pour des accidents des 6 janvier 2022 et 22 mai 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment les erreurs de droit et de fait ainsi que les vices de procédure, n'étaient pas fondés. Les décisions ont été rendues en application du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
Avocat : HUON SARFATI