882 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
882
Décisions totales
383 581
Ordonnances
295 209
Avec résumé IA
Avocat : SCP RICHARD
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Foncière immobilière Bernard B... (FIPB) contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que la provision pour dépréciation d’un local de pharmacie n’était pas justifiée, faute de démonstration d’une perte de valeur probable à la clôture de l’exercice. Il a également estimé que les créances sur la société Chambord, bien que comptabilisées, n’étaient pas devenues irrécouvrables à la date de clôture de l’exercice 2016, leur caractère définitif n’étant pas établi. En conséquence, la majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue. La décision s’appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts.
Avocat : CABINET DOMINIQUE RICHARD
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d'une demande de liquidation de l'astreinte de 20 euros par jour, prononcée par un jugement du 9 décembre 2024 enjoignant au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement T3. Le préfet soutient avoir proposé un logement T2 à l'intéressée, qu'elle a refusé. Le tribunal rappelle que l'astreinte prévue par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relève d'un dispositif spécial excluant l'application du régime général de liquidation des astreintes des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, la demande de liquidation de l'astreinte est rejetée. Mme A... est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : RICHARD
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante soulevait de nombreux moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'ensemble de ces moyens n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B..., adjointe administrative principale, qui demandait l'annulation du compte rendu de son entretien professionnel pour l'année 2023. La requérante contestait notamment les griefs relatifs à des propos déplacés et à un manquement au devoir de réserve, estimant qu'ils n'étaient pas établis. Le tribunal a jugé que l'appréciation de la valeur professionnelle relève du large pouvoir d'appréciation de l'autorité administrative et que les moyens soulevés, tirés de l'absence de preuve et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui contestait le refus de séjour du préfet de la Meuse. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que la décision était suffisamment motivée et que Mme B... ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France pour bénéficier d'un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de séjour.
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par un élève gendarme contestant une sanction disciplinaire de trente jours d'arrêt et la dénonciation de son contrat d'engagement, s'est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, lieu de la dernière affectation de l'agent, conformément aux articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction sans se prononcer sur le fond du recours pour excès de pouvoir.
Avocat : GUICHARD
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 27 août 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de recours contentieux de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification de l'arrêté ayant été régulièrement accomplie le 12 avril 2025. La demande d'aide juridictionnelle, déposée le 22 août 2025, n'a pas interrompu ce délai déjà expiré. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Chatenay-Malabry, dans les Hauts-de-Seine, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le syndicat CFDT santé-sociaux de Meurthe-et-Moselle d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur de l’EHPAD « Résidence les Hêtres » organisant le travail des aides-soignants sur une amplitude horaire quotidienne de 12 heures. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que cette organisation était justifiée par les contraintes permanentes de continuité du service, conformément à l’article 7 du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. Il a estimé que le maintien des mêmes soignants pendant 12 heures permettait d’assurer un niveau adéquat de qualité des soins pour des résidents très dépendants, notamment ceux atteints de troubles Alzheimer.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans, ainsi que l'arrêté du préfet de la Corrèze l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement était légale, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'absence de preuve d'une insertion professionnelle stable et d'une vie privée et familiale suffisamment caractérisée. L'assignation à résidence, fondée sur l'obligation de quitter le territoire, a également été jugée légale et proportionnée. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : RICHARD MAËVA
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. B..., ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire sans délai avec une interdiction de retour de deux ans, et contre un arrêté du préfet de la Corrèze l'assignant à résidence. Le requérant contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire, invoquant une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légales au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a étendu la mission d’expertise initialement confiée à M. B... concernant les désordres affectant les berges de la Houille et la digue communautaire du Moulin Boreux. Cette extension, sollicitée par la communauté de communes Ardennes Rives de Meuse, vise à inclure la société DP Géo, intervenue en qualité de géotechnicien. Le juge a également fait droit à la demande subsidiaire de la société DP Géo en étendant l’expertise à la société Ginger CEBTP et à la société AR-CO, assureur de DP Géo. La décision se fonde sur l’article R. 532-3 du code de justice administrative, au motif d’une bonne administration de la justice, sans préjuger des responsabilités.
Avocat : SCP DELVINCOURT CAULIER-RICHARD
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. E... contre l'arrêté du 26 juillet 2023 du préfet de la Guadeloupe. Cet arrêté prononçait sa réintégration dans le corps des attachés d'administration de l'État et son maintien en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas caduque, que le signataire était compétent, que l'effet rétroactif était légalement justifié et que l'état de santé de l'intéressé permettait une reprise d'activité. La solution s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets n°85-986 et n°86-442.