LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA31-2505045

Tribunal Administratif de Toulouse — Décision N° TA31-2505045

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Toulouse
SectionTribunal Administratif de Toulouse
N° DossierTA31-2505045
TypeDécision
RecoursExécution d'un jugement
PublicationC
FormationPrésident, magistrat désigné R.778-3
Avocat requérantRICHARD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme A... d'une demande de liquidation de l'astreinte de 20 euros par jour, prononcée par un jugement du 9 décembre 2024 enjoignant au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement T3. Le préfet soutient avoir proposé un logement T2 à l'intéressée, qu'elle a refusé. Le tribunal rappelle que l'astreinte prévue par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation relève d'un dispositif spécial excluant l'application du régime général de liquidation des astreintes des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, la demande de liquidation de l'astreinte est rejetée. Mme A... est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 2405499 du 9 décembre 2024, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a fait injonction au préfet de la Haute-Garonne d’attribuer à Mme B... A... un logement de type T3 adapté à ses besoins et capacités, sous astreinte de 20 euros par jour de retard dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement.

Par un mémoire enregistré le 5 novembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Richard, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de procéder à la liquidation de l’astreinte fixée par l’ordonnance du 9 décembre 2024 ;

3°) de fixer à 50 euros par jour de retard le montant de l’astreinte jusqu’à l’exécution de la décision ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative dans l’hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Elle soutient que :
- l’ordonnance du tribunal n’a toujours pas été exécutée, aucune offre ne lui ayant été adressée depuis l’ordonnance de la présidente du tribunal ;
- en application de l’article L. 911-8 du code de justice administrative, le tribunal procèdera à la liquidation de l’astreinte prononcée à son bénéfice, pour un montant de 6 800 euros dès lors que la non-exécution lui cause des troubles dans les conditions d’existence et lui permettra de subvenir à ses besoins jusqu’à l’exécution de la décision.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 novembre 2025, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que Mme A... a reçu le 25 septembre 2025 une proposition de logement de type T2 répondant à ses besoins et capacités tels qu’exprimés dans sa demande de logement social, et lors de l’entretien avec le bailleur social ; pourtant elle l’a refusée, alors même qu’elle était informée qu’en cas de refus elle pouvait perdre le bénéfice de la décision DALO.

Mme A... a présenté une demande d’aide juridictionnelle le 28 octobre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique ;
- le code de justice administrative.

Au cours de l’audience publique du 17 novembre 2025, Mme Billet-Ydier, présidente, a présenté son rapport et indique, pour l’application de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, que la demande de liquidation de l’astreinte ne peut être satisfaite dès lors que les dispositions de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation instaurent un dispositif d’astreinte excluant l’application du régime d’astreinte prévu par les dispositions des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, les parties n’étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l’instruction a été prononcée après que l’affaire a été appelée en application des dispositions de l’article R. 778-5 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire :

1. Aux termes de l’article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence sous réserve de l’appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d’office, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ».

2. Mme A... a demandé le bénéfice de l’aide juridictionnelle le 28 octobre 2025 et cette demande n’a pas encore été examinée. Il y a lieu, par suite, dans les circonstances particulières de l’espèce et eu égard à l’urgence qui s’attache à ce qu’il soit statué sur sa requête, de prononcer son admission à l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions tendant à la liquidation de l’astreinte :

3. D’une part, aux termes des dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation : « II.-Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être accueilli dans une structure d'hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale et qui n'a pas été accueilli, dans un délai fixé par décret, dans l'une de ces structures peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son accueil dans une structure d'hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale. / (…) Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue prioritaire par la commission de médiation et que n'a pas été proposée au demandeur une place dans une structure d'hébergement, un établissement ou logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, ordonne l'accueil dans l'une de ces structures et peut assortir son injonction d'une astreinte. Pour les seuls jugements prononcés après le 1er janvier 2016, le jugement prononçant l'astreinte mentionne que les sommes doivent être versées jusqu'au jugement de liquidation définitive. / (…) Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. / Pour les seules astreintes prononcées après le 1er janvier 2016, tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois à compter duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée. Toute astreinte versée en application du jugement la prononçant reste acquise au fonds. Lorsque l'astreinte a été liquidée définitivement, le versement du solde restant dû, le cas échéant, est effectué dans le mois qui suit la notification de la décision de liquidation définitive (…) ». Par ailleurs, aux termes des dispositions de l’article R. 778-8 du code de justice administrative : « Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l'astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. / Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur l'exécution de l'injonction prononcée. / Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte ».
4. D’autre part, aux termes des dispositions de l’article L. 911-7 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ». Aux termes de l’article L. 911-8 du même code : « La juridiction peut décider qu'une part de l'astreinte ne sera pas versée au requérant. /Cette part est affectée au budget de l'Etat. »
5. Enfin, aux termes de l’article R. 441-16-2 du code de la construction et de l’habitation : « La commission de médiation, lorsqu’elle détermine en application du II de l’article L. 441-2-3 les caractéristiques du logement devant être attribué en urgence à toute personne reconnue prioritaire, puis le préfet, lorsqu’il définit le périmètre au sein duquel ce logement doit être situé et fixe le délai dans lequel le bailleur auquel le demandeur a été désigné est tenu de le loger dans un logement tenant compte de ses besoins et capacités, apprécient ces derniers en fonction de la taille et de la composition du foyer (…), de l’état de santé, des aptitudes physiques ou des handicaps des personnes qui vivront au foyer, de la localisation des lieux de travail ou d’activité et de la disponibilité des moyens de transport, de la proximité des équipements et services nécessaires à ces personnes. Ils peuvent également tenir compte de tout autre élément pertinent propre à la situation personnelle du demandeur ou des personnes composant le foyer (…) ».
6. Il résulte enfin des dispositions de l’article R. 441-16-3 du même code que le refus, sans motif sérieux, d’une proposition de logement adaptée n’est de nature à faire perdre à l’intéressé le bénéfice de la décision de la commission de médiation que pour autant qu’il ait été préalablement informé de cette éventualité. Il appartient à l’administration d’établir que cette information a été délivrée au demandeur.

7. Par un jugement en date du 9 décembre 2024, le tribunal a prononcé une astreinte de 20 euros par jour de retard à l’encontre de l’Etat, destinée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, si le préfet de la Haute-Garonne ne justifiait pas avoir, passé le délai d’un mois à compter de la notification du jugement, exécuté l’injonction qui lui était faite par cette décision d’attribuer à Mme A... un logement adapté à ses besoins et capacités.

8. A la suite de ce jugement, une offre a été présentée à Mme A... le 5 septembre 2024 par le bailleur social SA des Chalets pour un logement de type T2, puis le 25 septembre 2025, un second logement de type T2, au premier étage et doté d’un ascenseur, qui ne peut être regardée comme portant sur un logement tenant compte des besoins et capacité de l’intéressée tels que définis par la commission de médiation, dès lors que sa décision du 7 novembre 2023, a reconnue Mme A... comme étant prioritaire et devant bénéficier d’urgence d’un logement de type T3 adapté et non un T2. L’injonction prononcée n’a ainsi pas été exécutée. Il y a donc lieu, en application des dispositions de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, de procéder à la liquidation de l'astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation.

9. L’astreinte prononcée par le jugement du 9 décembre 2024, notifié le même jour, ayant commencé à courir à compter du 10 janvier 2025, le nombre de jours sur lesquels doit s’appliquer l’astreinte de 20 euros par jour de retard est de trois cent douze jours à la date du présent jugement, de telle sorte que l’astreinte totale à liquider s’élève à la somme de 6 240 euros. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu, par application des dispositions précitées, de condamner l’Etat à verser la somme de 6 240 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement au titre de l’astreinte, sans qu’il y ait lieu, en l’absence d’indication dans le mémoire en défense de circonstances particulières, de modérer le montant dû par l'Etat.

10. Les conditions de prononcé d’une astreinte assortissant l’injonction formulée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation sont entièrement régies par ces dispositions ainsi que par celles de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, qui excluent le prononcé d’une astreinte au bénéfice du requérant sur le fondement des dispositions des articles L. 911-4, R. 921-1 et R. 921-6 du code de justice administrative et, par suite, la liquidation d’une telle astreinte au profit de la requérante sur le fondement des dispositions de l’article L. 911-7 du même code. Les conclusions tendant à la liquidation de l’astreinte au bénéfice de Mme A... doivent dès lors être rejetées.

Sur les conclusions relatives à l’astreinte :

11. Il y a lieu de renouveler l’injonction adressée au préfet de la Haute-Garonne et de l’assortir d’une astreinte destinée au fonds prévu à l’article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation, de porter le montant de 30 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement. Tant que cette injonction n’est pas exécutée, il incombe au préfet de la Haute-Garonne de verser spontanément l’astreinte au Fonds dès qu’elle est due pour une période de six mois, deux fois par an, en application des dispositions précitées de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Il appartient au préfet de la Haute-Garonne de justifier auprès du tribunal de l’exécution totale de l’injonction prononcée ci-dessus ou d’une cause d’inexécution. Il appartient à la requérante de faire connaître toute évolution de sa situation.
Sur les frais liés au litige :

12. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, sous réserve que Me Richard, avocate de Mme A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État et sous réserve de l’admission définitive de sa cliente à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’État le versement à Me Richard de la somme de 1 200 euros. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sera versée à Mme A....


D E C I D E :


Article 1er : Mme A... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : L’Etat est condamné à verser la somme de 6 240 (six mille deux cent quarante) euros au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL).
Article 3 : Il est de nouveau enjoint au préfet de la Haute-Garonne d’attribuer à
Mme A... un logement conforme aux prescriptions de la commission de médiation, sous astreinte de 30 euros par jour de retard, cette astreinte courant à compter de la notification du présent jugement. Cette astreinte sera versée, au terme du semestre qui suit la notification du présent jugement, deux fois par an au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, jusqu’à sa liquidation définitive.
Article 4 : L’Etat versera à Me Richard la somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat et sous réserve de l’admission définitive de sa cliente à l’aide juridictionnelle. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à la requérante par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sera versée à Mme A....

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A..., à Me Camille Richard et à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation.

- Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Garonne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2025.


La présidente du tribunal,

F. BILLET-YDIER
La greffière,

M. C...


La République mande et ordonne à la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.



Pour expédition conforme :
La greffière en cheffe,


Décisions similaires

TA44Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.

01/06/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.

07/04/2026

TA38Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

07/04/2026

TA06Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265

**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.

07/04/2026

← Retour aux décisions