1 129 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 129
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 371
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MARY & INQUIMBERT
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 4 avril 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a obligé M. B, ressortissant rwandais, à quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays de destination et l'a interdit de retour pour cinq ans. La solution retenue est fondée sur un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, car l'arrêté ne mentionne pas sa demande de reconnaissance du statut d'apatride, en cours d'examen devant l'OFPRA, en violation de l'article L. 582-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. B et de réexaminer sa situation.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
territoire de l'autre État pour y exercer une activité professionnelle salariée doivent, pour être admis à séjourner plus de trois mois, présenter un contrat de travail visé par le ministre du travail de l'État d'accueil. / () ". Aux termes de l'article 7 bis de cette même convention : " Les ressortissants ivoiriens qui justifient par tous moyens résider habituellement en France depuis plus de dix ans () peuvent obtenir un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ". 7. M. B soutient qu'il réside en France depuis 2011 et justifie d'une présence habituelle sur le territoire français depuis plus de dix ans à la date de la décision implicite de refus. Il produit des documents établissant sa résidence continue en France depuis 2013, notamment des avis d'imposition, des relevés bancaires, des contrats de travail et des justificatifs de domicile. Par suite, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète du Rhône a méconnu les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-ivoirien. 8. Il résulte de ce qui précède que la décision implicite de refus de titre de séjour est entachée d'illégalité
Avocat : IMBERT MINNI
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 26 février 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII refusait le rétablissement des conditions matérielles d'accueil à M. E A et à son fils mineur, C A. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur de droit en se fondant sur un prétendu non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile, sans caractériser un manquement grave et sans tenir compte de la particulière vulnérabilité de l'enfant, en méconnaissance des articles L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à l'OFII de rétablir rétroactivement les conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution du jugement n° 2207297 du 8 avril 2024, a constaté que Mme C avait obtenu un bail pour un logement depuis le 28 janvier 2025 et avait été radiée de la liste des demandeurs de logement social. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'astreinte visant à contraindre la préfète du Rhône à réexaminer sa demande d'hébergement. La solution retenue repose sur l'application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. Le tribunal a estimé que le refus était suffisamment motivé et que la préfète du Rhône n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux des études de l'intéressé (échecs aux examens et absence de validation de semestre). La décision d'éloignement n'a pas non plus été jugée entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la faible durée du séjour en France et des attaches conservées au Congo.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités maltaises. Le tribunal a jugé que la requérante ne contestait pas sérieusement la fiabilité des résultats de comparaison de ses empreintes digitales issues du système Eurodac, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de vérification par un expert. Il a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, de la convention européenne des droits de l'homme et de la charte des droits fondamentaux de l'UE, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles. Le juge a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait suffisamment démontré la fiabilité des données Eurodac, malgré l'absence de vérification par un expert en empreintes, car le requérant ne contestait pas sérieusement ces informations. La décision a été prise en application du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 7 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des règlements (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013 (Dublin III), n'étaient pas fondés. Il a notamment considéré que l'absence de vérification par un expert en empreintes digitales n'affectait pas la régularité de la procédure en l'absence de contestation sérieuse des résultats. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Avocat : IMBERT-GARGIULO
Avocat : IMBERT & ASSOCIES