48 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
48
Décisions totales
383 581
Ordonnances
235 623
Avec résumé IA
Avocat : ISAIA
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D... E... et M. B... E... demandant l'annulation du refus de remise gracieuse des intérêts de retard sur des droits de succession. Les requérants contestaient la décision du directeur départemental des finances publiques des Alpes-Maritimes du 15 juin 2023, invoquant notamment l'incompétence du signataire, une erreur de droit liée à l'irrégularité de l'avis de mise en recouvrement initial, et une erreur manifeste d'appréciation de leur situation. Le tribunal a jugé que la décision n'était entachée d'aucune de ces irrégularités, en application des articles 1727 du code général des impôts et L. 247 du livre des procédures fiscales, et a confirmé le bien-fondé du refus de remise gracieuse.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SCI AD, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2019. La société, qui supportait la charge de la preuve en raison d'une taxation d'office, n'a pas démontré le caractère déductible de certaines charges, notamment des éléments d'actifs cédés par sa sous-locataire. Le juge a estimé que la clause d'un avenant au contrat de sous-location ne dérogeait pas au sort des travaux prévu par le contrat initial, et que la société ne justifiait pas de la propriété des actifs en cause. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. et Mme A... C... d'une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de prélèvements sociaux et de contributions exceptionnelles sur les hauts revenus pour les années 2013 et 2014. Les requérants ont toutefois présenté un désistement pur et simple de l'ensemble de leurs conclusions. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte par un jugement du 2 octobre 2025. Aucune des questions de fond relatives à la convention fiscale franco-belge ou au code général des impôts n'a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SCI BRI contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des contributions sur les revenus locatifs pour les années 2015 et 2016. La société soutenait que la méthode de l'administration pour évaluer les loyers était erronée et ne tenait pas compte de troubles de jouissance, et que l'immeuble n'était pas achevé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait correctement établi l'existence d'un acte anormal de gestion en comparant les loyers perçus des associés à la valeur locative du bien, et que la méthode retenue était fondée sur les dispositions des articles 38 et 209 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Planet Tacos, qui contestait des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour 2017-2018. La société invoquait un défaut de loyauté de l'administration et une irrégularité de la procédure de vérification. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'administration avait respecté la procédure prévue à l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales, la société n'ayant pas fourni les fichiers conformes. Il a également estimé que le gérant, M. B, était habilité à représenter la société. La demande de décharge des impositions et pénalités a donc été rejetée.