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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

736 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

736

Décisions totales

383 581

Ordonnances

305 906

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : ISSAEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311515

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant ghanéen. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l’intéressé. Cette solution est fondée sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

17 juillet 2025• 5ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402288

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme C contestant la décision du 4 juillet 2024 par laquelle la préfète de Meurthe-et-Moselle a invalidé sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire du 2 avril 2022 pour fraude. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la décision litigieuse ne retirait pas une décision créatrice de droits au sens de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, mais se bornait à constater la nullité de l'épreuve en application de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de procédure contradictoire et de l'erreur de fait, la fraude étant établie par les pièces du dossier. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, y compris celles relatives aux frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ISSA

11 juillet 2025• Juge unique (Chambre 1)
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410390

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement annulant un refus de renouvellement de certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre sollicité. La juridiction a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

11 juillet 2025• 5ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA00994

Avocat : SCP CROISSANT-DE LIMERVILLE-ORTS

9 juillet 2025• 2e chambre - formation à 3
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509899

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision du préfet de police refusant d'agréer sa candidature au concours de gardien de la paix. En conséquence, il a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Toutefois, l'État a été condamné à verser 600 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : KISSANGOULA

7 juillet 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501939

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. A, ressortissant nigérian, contre deux arrêtés du 19 juin 2025 de la préfète de Meurthe-et-Moselle l'assignant à résidence et lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que les décisions étaient légales et proportionnées, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ISSA

4 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501961

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. A, ressortissant nigérian, contre deux arrêtés préfectoraux du 19 juin 2025 l'assignent à résidence et lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur, un défaut de motivation, une erreur d'appréciation, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. A.

Avocat : ISSA

4 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200337

Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) rejette la requête de l'association Maris Stella, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 53 452 euros en réparation du préjudice lié au refus d’étendre les revalorisations salariales du "Ségur de la santé" aux petites unités de vie ne bénéficiant pas d’un forfait soin. Le tribunal écarte la question prioritaire de constitutionnalité soulevée, faute de mémoire distinct, et juge que le principe d’égalité n’est pas méconnu, car la différence de traitement repose sur des dispositions légales et réglementaires (articles L. 314-2 et D. 313-17 du code de l’action sociale et des familles). La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : PUISSANT MARION

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308213

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" à une ressortissante turque. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car la requérante vit en France depuis 2016, est mariée à un compatriote titulaire d'une carte de résident et a deux enfants nés en France. Il enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai de deux mois, ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 juin 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501012

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. A, un ressortissant étranger, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Meuse. Le tribunal a constaté que l'arrêté du 20 mars 2025 s'était substitué à la décision implicite initiale, privant d'objet la première requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. A, estimant que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 435-1). En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête et rejeté la seconde requête de M. A.

Avocat : ISSA

24 juin 2025• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402782

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision explicite de refus du 6 décembre 2024 se substituait à la décision implicite initiale, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées, ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : ISSA

24 juin 2025• Chambre 1
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504717

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Yvelines. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que Mme B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une telle saisine. Il a également écarté les autres moyens, dont la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : SIDI-AISSA

24 juin 2025• 9ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401207

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. A, un ressortissant étranger, contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Meuse. Le tribunal a constaté qu'un arrêté du 20 mars 2025 s'était substitué à la décision implicite initiale, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. A, estimant notamment que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et que l'obligation de quitter le territoire était légalement fondée. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, ainsi que les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Avocat : ISSA

24 juin 2025• Chambre 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2410182

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 septembre 2024 lui refusant un certificat de résidence pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII, et la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis médical et avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

20 juin 2025• 7ème Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-23PA03792

Avocat : SELARL REUTER - DE RAISSAC

19 juin 2025• 7ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502374

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, dès lors que M. B s'était maintenu irrégulièrement en France après une obligation de quitter le territoire sans délai. La requête a été rejetée, et M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : KOUM DISSAKE

10 juin 2025• URGENCES JU
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513908

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant pakistanais, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour "vie privée et familiale" (article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Le juge a constaté que le site de la préfecture ne permettait pas à l'intéressé de déposer sa demande en raison d'un dysfonctionnement technique, et que cette situation créait une urgence justifiant une intervention. Il a donc enjoint au préfet de police de convoquer M. B sous huit jours pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : WISSAAD

9 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412441

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale stable et ancienne en France. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour de deux ans n'était pas disproportionnée, compte tenu de la situation irrégulière persistante du requérant et de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement.

Avocat : BISSANE

3 juin 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2413035

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 14 novembre 2024 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. C, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que M. C justifiait d'une présence continue en France depuis 2021, d'un mariage avec une résidente, de la naissance de leur enfant en 2024, et d'une activité professionnelle contribuant à l'entretien du foyer. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai, interdiction de retour) a été annulé.

Avocat : BISSANE

3 juin 2025• 9ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201210

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de l'association A Serenita-Corse Alzheimer, qui sollicitait la condamnation de l'Etat à l'indemniser pour une rupture d'égalité devant les charges publiques. La requérante contestait l'exclusion de son personnel non-soignant et le retard d'intégration de son personnel soignant dans le dispositif de revalorisation salariale issu de la loi du 26 avril 2021. Le tribunal a estimé que le préjudice financier invoqué n'était ni direct ni personnel pour l'association, et que les difficultés de recrutement alléguées ne présentaient pas un caractère anormal et spécial. Par conséquent, la responsabilité sans faute de l'Etat n'a pas été engagée.

Avocat : PUISSANT MARION

23 mai 2025• 1ère chambre