768 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
768
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 323
Avec résumé IA
Avocat : JACQUIN FLORIANE
Avocat : JACQUINET BERENGER
Avocat : LEDOUX FERRI YAHIAOUI RIOU-JACQUES
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'habilitation d'accès à la zone de sûreté de l'aéroport de Tahiti Faa'a. Le juge estime que le requérant, un employé d'Air Tahiti, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant une mesure dans les 48 heures, ni une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le refus d'habilitation, fondé sur un contrôle positif aux stupéfiants en 2025, est considéré comme justifié par les exigences de sûreté aéroportuaire prévues par le code des transports.
Avocat : JACQUET
Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, engagée par l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. Le préjudice, évalué à 4 500 euros, répare les troubles dans les conditions d'existence résultant de cette carence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : JACQUIER
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante comorienne majeure, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, considérant la demande comme manifestement mal fondée.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande, présentée par courriel pour un titre relevant des "liens privés et familiaux", n'est pas conforme aux modalités de dépôt prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête est jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de reconduite et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'étranger, ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour, se trouvait en situation irrégulière au sens de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que ses liens familiaux en France étaient de nature à lui ouvrir un droit au séjour en vertu de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, rendant ainsi légale la décision de refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour associée.
Avocat : JACQUIN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme C... visant à annuler leurs arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les droits au respect de la vie familiale garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également jugé que l'interdiction de retour d'un an était légale au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.
Avocat : JACQUINET
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'une ressortissante roumaine. La juridiction a jugé que l'intéressée, exerçant une activité salariée à temps partiel, satisfaisait à la condition d'exercice d'une activité professionnelle effective prévue à l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant l'arrêté illégal. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. et Mme C... visant à annuler leurs arrêtés préfectoraux d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les droits au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) ou les droits de l'enfant, notamment au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également jugé que l'interdiction de retour d'un an était légale au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. De plus, la requête, enregistrée après l'éloignement effectif de l'intéressé, était jugée irrecevable pour défaut d'objet.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif, se déclare incompétent. Il estime que l'affaire relève de la Cour administrative d'appel de Nancy, car celle-ci est déjà saisie d'un appel contre le permis de construire initial auquel se rattache le permis modificatif contesté. Cette solution s'appuie sur les articles L. 600-5-2 du code de l'urbanisme et R. 351-3 du code de justice administrative, qui prévoient le regroupement des litiges connexes devant la même juridiction.
Avocat : TELLACHE JACQUES
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi par renvoi du tribunal judiciaire, a examiné une requête visant à contester plusieurs décisions d'une caisse d'allocations familiales relatives à des indus de prime d'activité et à une pénalité administrative. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître de la contestation de la pénalité administrative, cette dernière relevant de la juridiction judiciaire en vertu de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur cette partie de la requête et a renvoyé l'affaire au tribunal judiciaire compétent.
Avocat : JACQUET VINCIANE
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant sur un recours en excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire délivré pour un projet immobilier à Moorea-Maiao. Le tribunal a jugé que le permis était entaché d'un vice substantiel, à savoir le non-respect des règles du plan général d'aménagement (PGA) concernant l'aménagement d'une aire de retournement pour les engins de secours dans une voie en impasse. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer et a accordé un délai de trois mois pour la régularisation de cette illégalité.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour, car le préfet lui avait délivré la carte demandée postérieurement à l'introduction du recours. La juridiction a néanmoins condamné l'État à verser à la requérante la somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé qu'il n'était pas territorialement compétent pour connaître de l'affaire. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait en Seine-Saint-Denis à la date de la décision attaquée.
Avocat : CABINET GHEDIR, FRANCOIS-JACQUEMIN (AARPI)
La SARL OSTEN contestait devant le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire pour emploi d'étrangers sans titre de travail. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'employeur, en ne vérifiant pas la validité des documents d'identité présentés par les salariés, avait manqué à son obligation de vigilance, malgré son allégation de bonne foi. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail (article L. 8253-1) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JACQUES-HUREAUX
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'une question préjudicielle concernant la qualification domaniale d'un local loué par une commune et occupé par un institut médico-éducatif (IME), à la suite d'un incendie. La juridiction a jugé que les locaux, affectés à un service public administratif (l'éducation spécialisée) et spécialement aménagés à cette fin, appartenaient au domaine public communal. Cette solution, fondée sur les critères du code général de la propriété des personnes publiques, a pour conséquence d'écarter l'application du régime de responsabilité civile de droit commun invoqué par l'assureur de la collectivité.
Avocat : JACQ-MOREAU
Avocat : AARPI GHEDIR FRANCOIS JACQUEMIN GFJ AVOCATS