185 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
185
Décisions totales
383 581
Ordonnances
301 607
Avec résumé IA
Avocat : SELARL JEAN-JACQUES DESWARTE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, annule l'arrêté du 27 octobre 2025 par lequel le préfet de l'Eure a fixé l'Irak comme pays de destination pour la reconduite de M. A... B..., ressortissant irakien. Le juge retient que l'intéressé bénéficie d'une protection subsidiaire accordée par les autorités italiennes, ce qui établit les risques graves encourus en cas de retour en Irak. La décision se fonde sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : JACQUES ALISON
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Colombes refusant de retirer un permis de construire délivré en 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les travaux étant très avancés et le requérant ayant attendu deux ans pour agir, et que les moyens invoqués (fraude sur les données altimétriques et le nombre d'arbres abattus) ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au code de l'urbanisme (articles UB10, UB7.3, UB13 du PLU) en raison de l'absence d'urgence caractérisée.
Avocat : JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guyane concerne un recours en référé suspension formé par M. C..., ressortissant brésilien, contre un arrêté préfectoral du 25 juillet 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a reconnu la condition d'urgence remplie en raison de la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement d'un titre de séjour et de l'absence d'effet suspensif du recours contre l'obligation de quitter le territoire en Guyane. La solution retenue est l'octroi de la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué, après avoir examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'erreur de droit et d'appréciation concernant l'absence de condamnation pénale définitive pour trafic de stupéfiants. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code pénal.
Avocat : DUBOISSET JACQUES-OLIVIER
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. A..., ressortissant comorien, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la remise d'une autorisation provisoire de séjour, sous un délai de quinze jours. La juridiction a retenu que l'inertie de l'administration, empêchant l'accès au guichet et la prise de rendez-vous en ligne depuis le début de l'année 2025, constituait un fonctionnement défectueux du service public. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la situation irrégulière prolongée du requérant et de sa crainte d'une mesure d'éloignement, eu égard à sa vie familiale à Mayotte. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour la requérante de démontrer une contribution effective à l'entretien ou à l'éducation de ses enfants. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'éléments probants sur la présence régulière de ses enfants en France.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'EHPAD Les Tamaris, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les salaires acquittée au titre des années 2017 à 2019 pour les sommes versées lors du maintien de traitement de ses agents en arrêt maladie. Le tribunal a jugé que ces sommes, bien que constituant des revenus de remplacement, sont versées par l'employeur public en application de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et non par l'intermédiaire d'un régime de sécurité sociale, ce qui les maintient dans l'assiette de la taxe sur les salaires conformément à l'article 231 du code général des impôts. La solution retenue écarte l'application de la documentation fiscale invoquée par le requérant, celle-ci ne concernant que les prestations de sécurité sociale versées par l'entremise de l'employeur. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions subsidiaires tendant à la transmission d'une question au Conseil d'État.
Avocat : FREREJACQUES
Avocat : ME JACQUES VINCENS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait manifestement obstacle au refus d’enregistrement du 30 juillet 2025, ce qui est prohibé par les dispositions de l’article L. 521-3, et ce, indépendamment de la nature non susceptible de recours de ce refus. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : MEGAM JACQUES
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision fixant Haïti comme pays de destination était illégale, en raison de la situation de violence généralisée et du conflit armé interne qui y sévit, exposant la requérante à un risque réel de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble de l'arrêté préfectoral a été annulé.
Avocat : CHEVRY ADMINISTRATEUR CAB ME URGIN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Life Paris contestant l'arrêté du préfet de police du 22 novembre 2023 suspendant l'activité de diffusion de musique amplifiée de son établissement "Paillettes". La société invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du contradictoire, l'absence de mise en demeure préalable, une erreur de fait et une disproportion de la sanction. Le tribunal a jugé que la requête relevait d'un contentieux de pleine juridiction en application des articles L. 171-8 et L. 171-11 du code de l'environnement, et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la mesure de suspension.
Avocat : CABINET JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU (SELUR)
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé de Mme A, ressortissante comorienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Mayotte de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante de justifier de tentatives réitérées et infructueuses pour obtenir un rendez-vous via la plateforme dématérialisée. Il a également relevé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, la précédente demande de titre ayant été clôturée pour caractère incomplet. La décision rejette l'intégralité des conclusions de la requête, y compris la demande de frais irrépétibles.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B A, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du 8 novembre 2023 du préfet de Mayotte lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, car l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'est pas applicable à Mayotte. Enfin, le tribunal a examiné le moyen fondé sur l'article L. 423-23 du CESEDA et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais la solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête en référé-suspension de M. A, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet pour défaut manifeste de fondement, car le recours principal en annulation avait déjà été jugé irrecevable. Le juge s'est fondé sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 222-1.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Groslay pour la réhabilitation et l'extension d'une salle polyvalente. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Sur le fond, il a jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme applicables, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le projet ne méconnaissait pas les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune relatives aux accès, à la desserte par les réseaux, à l'aspect extérieur, au stationnement et aux espaces libres.
Avocat : HMS AVOCATS;BERTRAND JACQUES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A et Mme D dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Baillet-en-France à la société Green City Immobilier pour trois immeubles collectifs de 43 logements. Les requérants contestaient la complétude du dossier de demande et la conformité du projet à plusieurs dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et du code de l'urbanisme, notamment sur la hauteur, l'aspect extérieur, la gestion des eaux pluviales et les risques liés au gypse. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que le dossier était suffisant et que le projet respectait les règles applicables. La demande de frais de justice des requérants a été rejetée, et ces derniers ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la société pétitionnaire.