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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2517191

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2517191

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2517191
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMEGAM JACQUES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’instruire sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait manifestement obstacle au refus d’enregistrement du 30 juillet 2025, ce qui est prohibé par les dispositions de l’article L. 521-3, et ce, indépendamment de la nature non susceptible de recours de ce refus. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Megam, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis d’instruire sa demande de titre de séjour à fin de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en raison de sa qualité de conjoint de français à titre principal, de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en regard de ses liens familiaux à titre subsidiaire et à défaut de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile au titre d’une admission exceptionnelle au séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l’ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’État, au profit de Me Megam, la somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A... soutient que :

- la condition d’urgence est remplie ;
- la condition d’utilité est remplie ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative, dès lors que le refus d’enregistrer une demande de titre de séjour n’est pas susceptible de recours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné, M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En outre, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave. Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

En l’espèce, la mesure sollicitée ferait manifestement obstacle au refus d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. A..., pris le 30 juillet 2025, la circonstance que ce refus ne constitue pas une décision susceptible de recours lorsque le dossier de la demande de titre de séjour est incomplet étant, à cet égard, sans influence.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, en toutes ses conclusions.















O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à Me Megam.


Fait à Montreuil, le 9 octobre 2025.


Le juge des référés,



A. Marchand


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


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