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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

228 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

228

Décisions totales

383 581

Ordonnances

239 694

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : JANEffacer tout
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501592

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision non formalisée de la présidente de la région Réunion d’apposer un drapeau palestinien sur le parvis de l’hôtel de région. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte grave au principe de neutralité des services publics, en exprimant une prise de position politique sur un conflit en cours, ce que ce principe interdit. La circonstance que la reconnaissance de l’État palestinien corresponde à la position diplomatique officielle de la France n’a pas été jugée pertinente pour écarter cette violation. La solution retenue s’appuie sur le principe général de neutralité des services publics, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés par le préfet.

Avocat : KARJANIA

19 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600603

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de la décision du 12 janvier 2026 prolongeant son placement à l’isolement au centre pénitentiaire de Béziers. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas d’éléments suffisants démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation des droits de la défense et de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DELARUE-JANKIELEWICZ

18 février 2026
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205546

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'EARL Les Bruyères de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait initialement l'annulation d'une autorisation tacite d'exploiter délivrée à une autre exploitation. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : JANOCKA

18 février 2026
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 502283

Avocat : STOJANOVIC

12 février 2026ECLI:FR:CECHS:2026:502283.20260212• 2ème chambre jugeant seule
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600260

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par les parents d’un élève handicapé, contestant le refus implicite du DASEN de la Haute-Garonne de lui attribuer un accompagnant individuel (AESH) conforme à la décision de la CDAPH. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’élève bénéficiant déjà d’un AESH mutualisé et présentant de bons résultats scolaires, sans démonstration d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 351-1 et suivants du code de l’éducation comme inopérant, la décision contestée étant fondée sur une décision postérieure de la CDAPH.

Avocat : JANOIS

10 février 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601968

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de fonctions) prononcée contre un agent public. Le juge a décliné sa compétence, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, lieu d'affectation de l'agent. La décision s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative relatifs à la compétence territoriale.

Avocat : JANSSENS

3 février 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2601189

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du garde des sceaux du 19 novembre 2025 plaçant M. A... au quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-sur-Sarthe. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas présumée en la matière et que le requérant n’apportait pas d’éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, au regard de l’intérêt public attaché à cette mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code pénitentiaire.

Avocat : CABINET DELARUE-JANKIELEWICZ (SARL)

27 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2419046

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Garches refusant un permis de construire pour l’extension d’une maison individuelle. Par un mémoire enregistré le 30 décembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. Le président de la 8ème chambre, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 janvier 2026.

Avocat : GOZLAN-JANEL

20 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502803

Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 18 juillet 2024 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de M. C.... Le tribunal estime que la commission ne pouvait pas rejeter la demande au seul motif que l'intéressé ne justifiait pas de sa capacité à accéder à un logement autonome, sans solliciter de pièces complémentaires ou procéder à une évaluation sociale. La solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il est enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de saisir la commission pour un réexamen dans un délai de deux mois.

Avocat : BADJANG

19 janvier 2026• Juge unique 8
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400389

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B..., aide-soignant, pour contester deux décisions du directeur du groupe hospitalier Est de La Réunion (GHER) : le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute déclarée le 25 avril 2023, et son placement en congé maladie ordinaire à demi-traitement. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a annulé la décision de refus d'imputabilité au service, en application de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui établit une présomption d'imputabilité pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service. Par conséquent, il a également annulé la décision de placement en congé maladie ordinaire, en raison de l'illégalité du refus d'imputabilité qui en était le fondement.

Avocat : KARJANIA

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401231

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en juge unique, a examiné le recours de l'association One Voice contre le refus implicite du préfet de communiquer des documents relatifs à la chasse, notamment au tangue. Le tribunal a appliqué les articles L. 124-3 et suivants du code de l'environnement, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration. Il a jugé que les documents sollicités, à l'exception de ceux relevant de secrets protégés par la loi, sont communicables et a annulé la décision de refus implicite. En conséquence, il a enjoint au préfet de communiquer les documents demandés dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : KARJANIA

9 janvier 2026• R222-13 (JU 3)
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500774

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision implicite du préfet refusant de communiquer à l’association écocitoyenne Domoun La Plaine le rapport d'étude acoustique et les mesures de biosécurité liés au projet de parc de loisirs « A... ». Le juge, statuant en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, a estimé que ces documents constituent des informations environnementales communicables en vertu des articles L. 124-2 et L. 124-3 du code de l’environnement. En l’absence de tout motif de refus invoqué par le préfet, le tribunal a enjoint à ce dernier de transmettre les documents sollicités dans un délai de deux mois.

Avocat : KARJANIA

9 janvier 2026• R222-13 (JU 3)
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508727

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la délibération du jury de l'examen d'entrée au CRFPA de Bordeaux l'ayant ajournée. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'irrégularité de la composition du jury (absence de professeurs d'anglais, non-respect de la double correction), des irrégularités dans l'organisation des épreuves orales (choix des sujets, rupture d'égalité) et une rupture d'égalité dans l'attribution de points. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa dernière tentative. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : KARJANIA

8 janvier 2026
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513540

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société Vinci Airports de son recours en excès de pouvoir. La société contestait la procédure de passation d'une concession de service public pour l'exploitation de l'aéroport de Grenoble Alpes-Isère, invoquant une méconnaissance des principes de transparence et d'égalité de traitement. Le département de l'Isère avait soulevé une fin de non-recevoir tirée de la signature du contrat avant la saisine du juge. Par son ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement et rejeté les conclusions du département au titre des frais de justice.

Avocat : TRAJAN AVOCATS A.A.R.P.I.

6 janvier 2026
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401650

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’association citoyenne de Saint-Pierre d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion refusant la communication du plan ORSEC eau potable. Le tribunal a jugé que ce plan constitue une information relative à l’environnement au sens de l’article L.124-2 du code de l’environnement. Il a annulé la décision implicite de rejet, au motif que le préfet n’a pas motivé son refus conformément à l’article L.124-6 du même code, et a enjoint au préfet de communiquer les documents sollicités dans un délai d’un mois.

Avocat : KARJANIA

30 décembre 2025• R222-13 (JU 3)
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401390

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du Groupe Hospitalier Est Réunion refusant la communication de documents administratifs et médicaux. Le requérant s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 17 décembre 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 30 décembre 2025. Aucun texte substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.

Avocat : KARJANIA

30 décembre 2025• R222-13 (JU 3)
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514199

Le Tribunal Administratif de VERSAILLES, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société IDF Mouv. Celle-ci contestait la procédure de passation des lots n°1 et 2 d'un marché de transport pour l'aide sociale à l'enfance du département de l'Essonne, attribué à la société Demdik. La requérante soutenait notamment que l'offre de l'attributaire était anormalement basse (articles L. 2152-2 et L. 2152-5 du code de la commande publique) et irrégulière. Le juge a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la société IDF Mouv.

Avocat : ROJANO

17 décembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504551

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 18 août 2025. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence de vingt ans en France. Le tribunal a jugé que la seule durée de présence, même avec des titres de séjour antérieurs, ne suffit pas à établir une vie privée et familiale protégée, et que M. C... n'a pas justifié de liens personnels ou familiaux suffisamment stables en France. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JANVIER-LUPART

17 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506568

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Indre-et-Loire du 8 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, arguant de sa vie privée et familiale établie en France. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-3, ainsi que la directive 2008/115/CE.

Avocat : JANVIER-LUPART

16 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502793

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le maire de Koungou a infligé à Mme D..., attachée territoriale, une exclusion temporaire de fonctions de deux ans. La condition d'urgence a été reconnue, la privation de rémunération excédant un mois. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de communication du dossier, en méconnaissance de l'article 4 du décret n°89-677 du 18 septembre 1989, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

Avocat : KARJANIA

15 décembre 2025