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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 606 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 606

Décisions totales

383 581

Ordonnances

254 986

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : JEANEffacer tout
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301226

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI Jobx, qui contestait un arrêté préfectoral fixant la consistance légale d’un droit d’eau fondé en titre pour le moulin d’Entraygues-sur-Truyère. La requête, enregistrée le 6 mars 2023, était tardive car introduite après l’expiration du délai de recours contentieux de quatre mois prévu à l’article R. 514-3-1 du code de l’environnement, ce délai ayant couru à compter de la publication et de l’affichage de l’arrêté en juillet et août 2021. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.

Avocat : SELARL Jean Philippe DEVEVEY

1 juillet 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301573

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Brive-la-Gaillarde. Celle-ci demandait l'annulation du refus du préfet de la Corrèze d'abroger ou de modifier le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) autour du site de stockage de gaz de la société Butagaz. Le tribunal a jugé que le simple déclassement de l'installation du statut "Seveso seuil haut" à "Seveso seuil bas" ne rendait pas le PPRT caduc, car ce plan conserve son objet tant que l'installation reste soumise à la réglementation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et que le risque technologique n'a pas totalement disparu. Il a également estimé que le zonage et les prescriptions du PPRT n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation, et que le refus de modification était justifié par la persistance d'un risque résiduel nécessitant le maintien des mesures de protection. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 515-36 et suivants du code de l'environnement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504296

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 13 juin 2025 par laquelle l'OFII avait refusé à M. et Mme D B, demandeurs d'asile centrafricains, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour l'administration de démontrer que les requérants avaient bénéficié d'un entretien individuel de vulnérabilité conforme aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer leur situation dans un délai de huit jours.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504170

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 9 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d’éloignement était légalement fondée sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en raison du rejet définitif de sa demande d’asile. Il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut d’examen de sa situation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation liée à son activité associative. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504214

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car il était fondé sur les articles L. 611-1 (1° et 6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'entrée irrégulière et du travail sans autorisation de l'intéressé. Il a également écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : JEANMOUGIN

30 juin 2025• Eloignement urgent
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2204735

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de la 2ème chambre, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Belvédère pour la construction d'une serre-tunnel agricole. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que les requérants, bien que leurs parcelles soient distantes d'environ 50 à 80 mètres du projet, justifiaient d'un intérêt à agir en raison des nuisances olfactives potentielles liées à l'exploitation caprine projetée, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Sur le fond, les requérants invoquaient un défaut d'autorisation préalable de défrichement, en violation des articles L. 425-6 du code de l'urbanisme et L. 341-7 du code forestier.

Avocat : JEAN-JOEL GOVERNATORI AVOCAT

30 juin 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2300986

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme B, assistante familiale licenciée par le département de la Creuse, tendant au versement de ses salaires et à la réparation de ses préjudices. La requérante sollicitait l’exécution d’un précédent jugement ayant annulé son licenciement, mais le tribunal a rappelé qu’un agent public irrégulièrement évincé n’a pas droit au rappel de salaires en l’absence de service fait. Sur le fondement de l’article L. 423-32 du code de l’action sociale et des familles, la solution retenue écarte toute obligation de versement des traitements non perçus et rejette les conclusions indemnitaires.

Avocat : SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES

24 juin 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402456

Le Tribunal Administratif de Nancy annule le refus de titre de séjour opposé à M. B, ressortissant géorgien, par la préfète de Meurthe-et-Moselle le 31 mai 2024. La juridiction estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal relève notamment la présence continue de son épouse et de ses enfants en France, la scolarisation des enfants et l'intégration professionnelle de la famille. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.

Avocat : JEANNOT

24 juin 2025• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500060

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B A contestant le refus implicite de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 11 octobre 2024 lui refusant le séjour, l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l’exception de tardiveté soulevée par la préfète et a prononcé un non-lieu à statuer sur le refus implicite de récépissé. Il a annulé l’arrêté du 11 octobre 2024 pour insuffisance de motivation et défaut d’examen sérieux de la situation personnelle de M. A au regard des articles L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : JEANNOT

23 juin 2025• Chambre 3
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 498265

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

20 juin 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498265.20250620• 8ème chambre jugeant seule
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403906

Le Tribunal administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A F, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 12 mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, ainsi que des vices de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, que la procédure suivie était régulière et que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme F.

Avocat : JEANNOT

19 juin 2025• Chambre 3
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403753

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur les requêtes de Mme A, qui contestait le refus implicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a accordé à la requérante le titre de séjour sollicité, rendant sans objet ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a rejeté les demandes de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à ces conclusions.

Avocat : JEANNOT

19 juin 2025
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401200

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester les décisions implicites de rejet de ses demandes de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de Meurthe-et-Moselle a finalement accordé à Mme A le titre de séjour sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, celles-ci ayant perdu leur objet. S'agissant des frais d'instance, le tribunal a fait application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour allouer une somme à l'avocat de Mme A, compte tenu du non-lieu et de l'aide juridictionnelle totale dont elle bénéficiait.

Avocat : JEANNOT

19 juin 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501667

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Saint-Flour d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’expulsion d’occupants sans droit ni titre du camping municipal de Roche Murat, situé sur le domaine public. La commune s’est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 17 juin 2025, en application des articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune mesure d’expulsion ou d’astreinte n’a donc été prononcée.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

17 juin 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504166

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés du préfet d’Ille-et-Vilaine du 5 juin 2025 (obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence à Saint-Malo), a ordonné le 16 juin 2025 le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Rennes. Cette décision est fondée sur les articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence (Ille-et-Vilaine). La solution retenue est un simple renvoi pour raison de compétence territoriale, sans examen au fond.

Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX

16 juin 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 478441

Avocat : FITZJEAN O COBHTHAIGH

16 juin 2025ECLI:FR:CECHR:2025:478441.20250616• 10ème et 9ème chambres réunies
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402251

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. B, ressortissant palestinien, contestant le refus implicite de la préfète des Vosges de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a annulé la décision du 13 août 2024 refusant d'enregistrer sa demande, au motif qu'elle méconnaît les articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé lors du dépôt d'une demande complète. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. Les autres conclusions, notamment celles relatives à l'annulation de la décision implicite de refus de titre de séjour, ont été rejetées.

Avocat : JEANNOT

16 juin 2025• Chambre 2
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500990

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours de M. B, ressortissant albanais, contre l'arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui retirant sa carte de résident et l'obligeant à quitter le territoire. Saisi d'un moyen d'ordre public, le tribunal a constaté que les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne permettent pas d'éloigner un étranger qui s'est vu retirer sa carte de résident sur le fondement de l'article L. 432-4 du même code. En conséquence, le tribunal a annulé la décision portant obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, la décision fixant le pays de destination et l'interdiction de retour.

Avocat : JEANNOT

16 juin 2025• Chambre 2
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201559

Le Tribunal Administratif de Nantes a constaté le désistement d'office de la société Challancin Prévention et Sécurité, qui contestait le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour motif personnel de M. B. La société n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Avocat : RAYMONDJEAN

13 juin 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503794

Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 16 juin 2025, a rectifié une erreur matérielle dans son jugement n° 2503794 du 13 juin 2025. Cette erreur concernait la mention de la partie condamnée aux frais liés au litige : l'État a été remplacé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). La rectification a été effectuée sur le fondement de l'article R. 741-11 du code de justice administrative. En conséquence, la somme de 1 200 euros au titre des frais d'avocat est désormais mise à la charge de l'OFII, sous réserve de la renonciation de l'avocat à la part contributive de l'État.

Avocat : JEANMOUGIN

13 juin 2025• Eloignement urgent