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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 878 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 878

Décisions totales

383 581

Ordonnances

311 355

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : JOEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523106

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, afin d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a rappelé que l’administration doit recevoir l’étranger dans un délai raisonnable et que la condition d’urgence est en principe caractérisée en cas de renouvellement de titre, mais que dans les autres cas, le requérant doit justifier de circonstances particulières. En l’espèce, M. A... n’a pas démontré une urgence particulière, sa demande de titre étant une première demande et son déplacement en Côte d’Ivoire pour raisons familiales n’étant pas suffisamment justifié. La requête a été rejetée.

Avocat : TSOBGNI DJOUMETIO

29 décembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2505328

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'absence de délivrance d'un titre de séjour depuis près de deux ans. La demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JOORY

26 décembre 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2304048

Le Tribunal administratif d'Amiens a annulé la décision implicite de la préfète de l'Oise refusant de délivrer une carte de résident à M. C..., ressortissant marocain. Le tribunal a constaté que le préfet, malgré une mise en demeure, n'avait pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, ce qui l'a conduit à acquiescer aux faits exposés par le requérant. M. C... justifiait d'une résidence régulière et continue de plus de dix ans ainsi que d'une activité professionnelle stable, remplissant ainsi les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 pour obtenir un titre de séjour de dix ans. Le tribunal a donc annulé la décision implicite et enjoint au préfet de délivrer la carte de résident sollicitée dans un délai de deux mois, tout en condamnant l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : BERREBI-WIZMAN JOHANNA

26 décembre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205547

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SCI H&C d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme négatif délivré le 6 mai 2022 par le maire de Ploumoguer, refusant un projet de restauration d’un moulin. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 111-11 du code de l’urbanisme, relatif à la desserte par les réseaux publics. Il a jugé que l’autorité compétente doit démontrer avoir accompli les diligences appropriées pour recueillir les indications nécessaires sur les délais et les responsables des travaux de réseau avant de fonder un refus sur ce motif. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité des motifs du certificat d’urbanisme au regard des dispositions du code de l’urbanisme.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

26 décembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512435

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C..., ressortissant camerounais, demandant l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de police. Le tribunal a relevé d'office que la décision attaquée était inexistante, car le silence gardé par l'administration sur une demande de communication des motifs d'une décision implicite de rejet ne fait pas naître une nouvelle décision implicite de rejet. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable. Cette solution s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JOURNEAU

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2537281

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... et de la société Studi. Les requérants demandaient d'enjoindre au ministère de l'enseignement supérieur de cesser d'appliquer une directive interne refusant la reconnaissance d'un titre professionnel comme prérequis au diplôme de comptabilité et gestion. Le juge estime que cette demande ferait directement obstacle à l'exécution d'une décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABINET VEIL JOURDE

24 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313169

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la résidence en France depuis 2018, du mariage avec une compatriote en situation régulière, et de la présence de leurs deux enfants nés en France. Il enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an mention "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313327

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais entré en France à 12 ans. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France, de la scolarité accomplie et de la résidence régulière de sa famille. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

24 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536230

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... et de la société Studi. Celle-ci demandait d’enjoindre au ministère de l’enseignement supérieur de ne plus appliquer une directive interne refusant la reconnaissance d’un titre professionnel comme prérequis au diplôme de comptabilité et gestion. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait directement obstacle à l’exécution d’une décision administrative, en méconnaissance des conditions posées par l’article L. 521-3. La requête est donc rejetée sans examen de la condition d’urgence.

Avocat : CABINET VEIL JOURDE

23 décembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508317

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du préfet du Finistère prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

23 décembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507999

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 mai 2024 par lequel la maire de Rennes a accordé un permis de construire à la SCCV Albert 1er pour un projet immobilier. Les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment concernant le respect des règles du PLUi relatives à la plantation d'arbres. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le tribunal ayant estimé que les moyens soulevés n'étaient pas propres à créer un tel doute. Les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

23 décembre 2025
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400796

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. D... et Mme C... contestant l'arrêté préfectoral du 5 octobre 2021 portant transfert de leur parcelle H 1474 dans le domaine public communal. Les requérants soutenaient que la parcelle n'était pas ouverte à la circulation publique au sens de l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme et que le transfert portait une atteinte disproportionnée à leur droit de propriété. Le tribunal a jugé que le transfert était légal, considérant que la voie était effectivement ouverte à la circulation publique et que l'atteinte au droit de propriété n'était pas disproportionnée au regard de l'intérêt général. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 318-3 du code de l'urbanisme et l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

23 décembre 2025• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500815

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. et Mme B..., qui demandaient la suspension d'un permis de construire délivré à une société pour six villas, ainsi que du refus implicite de le retirer. Les requérants invoquaient l'urgence en raison du début des travaux et un doute sérieux sur la légalité du permis, fondé sur une prétendue fraude du pétitionnaire concernant la largeur de la voie d'accès. La commune du Lamentin a contesté l'intérêt à agir des requérants et l'existence d'une fraude, faisant valoir que le permis était assorti de prescriptions garantissant la conformité au plan local d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

23 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510200

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. J..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 1er décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a donné acte du désistement des conclusions contre l’assignation à résidence, celle-ci ayant été retirée par le préfet. Sur le fond, le juge a rejeté les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.

Avocat : BENOUARET LADJOUZE

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408779

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a annulé la décision du 4 avril 2024 par laquelle France Travail Auvergne Rhône-Alpes notifiait à M. B... un indu d’allocation du contrat d’engagement jeune de 528 euros, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Cette annulation est fondée sur la méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration, la décision ne comportant ni le nom, ni le prénom, ni la signature de son auteur. En revanche, les conclusions dirigées contre la mise en demeure du 2 mai 2024 ont été jugées irrecevables, cet acte étant un acte préparatoire à l’émission d’une contrainte, insusceptible de recours.

Avocat : JOURDA

22 décembre 2025• JU Chambre Sociale
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518243

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté du préfet de police du 3 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire et de la méconnaissance des stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.

Avocat : JOORY

22 décembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501670

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 12 novembre 2024, a statué sur la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet de la Gironde pour non-respect du délai d'un mois imparti pour proposer un hébergement à Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que l'injonction a été exécutée tardivement, après l'expiration du délai, et a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte. La solution retenue consiste à ordonner le versement des sommes dues au titre de l'astreinte au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

22 décembre 2025• Juge social
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305367

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Landry à la SAS MIAL pour un projet en zone Uva. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité du permis initial du 3 avril 2023, rectifié le 24 avril 2023, ainsi que d'un permis modificatif du 25 juillet 2024, invoquant notamment l'insuffisance de motivation, l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application des articles R. 423-1, R. 431-8, R. 431-13, R. 431-16, R. 431-23 du code de l'urbanisme et L. 311-4 du même code, ainsi que sur le respect des dispositions du PLU relatives à la zone Uva et à la ZAC des Michailles.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

22 décembre 2025• 5ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400772

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A..., rédactrice territoriale, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et la plaçant en congé de maladie ordinaire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un vice de procédure et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature au directeur général des services était régulière et que la pathologie n'était pas essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

22 décembre 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503921

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B..., ressortissant srilankais, contre un arrêté préfectoral du 13 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique.

Avocat : ZANATTA DOS ANJOS

22 décembre 2025• 3ème Chambre