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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 507 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 507

Décisions totales

383 581

Ordonnances

293 891

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : JOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519956

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 20 octobre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé d'accorder à Mme B..., ressortissante angolaise demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour elle et ses trois enfants mineurs. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen sérieux et individualisé de la situation de vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours.

Avocat : LEJOSNE

2 décembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519957

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à l'information et des critères de détermination de l'État responsable prévus par le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEJOSNE

2 décembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416834

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Quartz, qui demandait l’annulation d’un arrêté du maire de Meudon accordant un permis de construire modificatif pour transformer des bureaux en commerces. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) GPSO était inopérant, ce plan étant entré en vigueur postérieurement à la délivrance du permis attaqué. Les autres moyens, notamment l’insuffisance du dossier de demande et le caractère substantiel des modifications, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, en particulier les articles R. 431-10 et L. 600-1.

Avocat : CABINET JORION AVOCATS

2 décembre 2025• 8ème Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521348

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant résidait à Corbeil-Essonnes (Essonne) à la date de la décision attaquée, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige ne relevait pas de la compétence territoriale du tribunal de Cergy-Pontoise. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN

1 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534368

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête en référé de Mme C..., ressortissante camerounaise, qui demandait une injonction au préfet de police pour obtenir un récépissé de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite faisait obstacle à la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la requête étant ainsi manifestement mal fondée.

Avocat : NJOYA

1 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407875

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante gabonaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de la convention franco-gabonaise et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation concernant le caractère frauduleux des documents universitaires ou la réalité des études. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : STISI JOSEPHINE

1 décembre 2025• 1ère Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517077

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du sous-préfet de Saint-Quentin suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que l'exercice de sa profession de scaphandrier nécessitait impérativement la conduite d'un véhicule pendant la période de suspension. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : JOSSEAUME

1 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410902

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 29 mai 2024 par lequel le préfet de police de Paris a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B... A..., ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de la durée de résidence en France depuis 2015, de la vie familiale avec sa compagne et leur enfant né en France, ainsi que des liens étroits avec sa sœur résidant régulièrement. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire à M. B... A... dans un délai de deux mois.

Avocat : JOORY

28 novembre 2025• 4ème chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514063

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à Mme A... E... et à sa fille mineure. Postérieurement à l'introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés par l'autorité consulaire le 20 octobre 2025. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, devenues sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocate des requérants.

Avocat : LEJOSNE

28 novembre 2025
TA51Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501458

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du Centre Hospitalier de Chaumont lui refusant l’imputabilité au service de son accident de travail. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, ce désistement étant accepté par le défendeur. Par ordonnance du 28 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SAMMUT CROON JOURNÉ-LÉAU

28 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519229

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre du regroupement familial pour Mme A... et les enfants D... et F... B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation personnelle ou à l'intérêt supérieur des enfants, au regard notamment de la durée de séparation et des risques allégués. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 47 du code civil, de l'erreur d'appréciation ou de la violation des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : LEJOSNE

28 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519728

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur une demande de suspension de refus de visa de long séjour pour réunification familiale, a constaté un non-lieu à statuer pour l’épouse et deux des enfants, le ministre ayant ordonné la délivrance de leurs visas. Pour les quatre autres enfants, la condition d’urgence a été reconnue compte tenu de la séparation prolongée et des risques encourus. Cependant, le juge a estimé qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, les incohérences sur l’état civil et le lien de filiation n’étant pas levées par les éléments produits. La requête a donc été rejetée pour ces enfants, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : LEJOSNE

28 novembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407070

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé les arrêtés du 22 novembre 2024 par lesquels le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. et Mme A..., ressortissants tunisiens, et leur avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que ces décisions méconnaissaient les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en raison de l’atteinte disproportionnée portée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Cette solution a été retenue sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS

28 novembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432219

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet de police avait refusé d'habiliter M. B... pour l'accès à la zone de sûreté trans-Manche en gare du Nord. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 114-1 du code de la sécurité intérieure, les faits reprochés (usage de cannabis et accusations de trafic) étant anciens et n'établissant pas un risque sécuritaire actuel incompatible avec l'habilitation. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer l'habilitation dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET VEIL JOURDE

27 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503623

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la décision de retrait de son contrat de recrutement à durée déterminée prise par le maire du Touvet le 31 octobre 2024, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Par un mémoire du 6 octobre 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action, désistement accepté par la commune. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 novembre 2025.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

27 novembre 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507409

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre les arrêtés d’expulsion du 10 juillet 2025. Le juge a constaté que la notification des arrêtés, effectuée par pli recommandé présenté le 15 juillet 2025 et non réclamé, était régulière et faisait courir le délai de recours de deux mois. La requête, enregistrée le 29 octobre 2025, était tardive car le délai expirait le 16 septembre 2025. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

27 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2507538

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 7 février 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant albanais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français mineur. La menace pour l'ordre public invoquée par le préfet, fondée sur une condamnation de 2018 pour des faits de 2014-2015, est écartée comme trop ancienne pour justifier le refus. En conséquence, l'arrêté est annulé, et il est enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.

Avocat : JOIE

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400924

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant sur le recours en excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante dominicaine, a annulé l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet l'avait obligée à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a relevé que Mme B... avait introduit une demande d'asile, ce qui lui conférait, en application des articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un droit provisoire au maintien sur le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa demande. En conséquence, le préfet ne pouvait légalement édicter une obligation de quitter le territoire français à son encontre, et l'arrêté a été annulé pour méconnaissance de ces dispositions.

Avocat : JOUNEAUX

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401437

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... qui contestait un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. En effet, postérieurement à l'introduction de son recours pour excès de pouvoir, l'administration lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2029, rendant ses conclusions sans objet. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : JOUNEAUX

27 novembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514575

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par la société Noitulos Solution. Cette société contestait la sanction de déréférencement de la plateforme « Mon Compte Formation » pour six mois, ainsi que le remboursement de sommes versées, décidés par la Caisse des dépôts et consignations. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la possibilité de former opposition à la contrainte de paiement et de l'absence de preuve d'une impossibilité de poursuivre son activité hors du dispositif « Mon Compte Formation ».

Avocat : ASSOCIATION JOURDAN CRUDO

27 novembre 2025