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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 507 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 507

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 857

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : JOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517333

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle et une méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé mental dégradé. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen individuel de la situation de Mme B..., sans établir de lien entre son état de santé et le dépôt tardif de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII.

Avocat : JOURDON

28 octobre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504372

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A... contre l’arrêté du préfet de l’Oise du 9 octobre 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, mais le tribunal a jugé que la mesure, fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1 et L. 733-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était légale pour assurer l’exécution d’une interdiction judiciaire du territoire. La solution retenue confirme la validité de l’assignation à résidence comme mesure préparatoire à l’éloignement.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SORRIAUX JONATHAN

28 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300898

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l’association UPAEL d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du conseil municipal de La Rochelle du 30 janvier 2023 résiliant un bail emphytéotique conclu en 1972, ainsi que d’une demande indemnitaire subséquente. Le tribunal a constaté le désistement de l’association de ses conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles. Sur le fond, il a rejeté la requête en annulation et la demande indemnitaire, jugeant que la commune avait résilié le bail pour un motif d’intérêt général, tiré de l’organisation du service des temps de vie de l’enfant et de l’intérêt économique, et que l’association n’établissait pas de faute de nature à engager la responsabilité de la commune. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : LAGRAVE - JOUTEUX & ASSOCIÉS

28 octobre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405422

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.

Avocat : JOUTEAU

28 octobre 2025• 6ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406191

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contre un arrêté du préfet de l'Aveyron refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que l'avis du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement suivi. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme A... et les conclusions accessoires.

Avocat : JOULIE LISA

27 octobre 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501044

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 30 juin 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant haïtien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision d’interdiction de retour, inexistante, et contre l’assignation à résidence, faute de conclusions expresses. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision applique les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 422-1, L. 612-7, L. 612-9, L. 721-4, L. 731-1 et L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : PODAN JOANNA

27 octobre 2025
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506986

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet de la Sarthe suspendant le permis de conduire de M. B... pour quatre mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui change prochainement d'employeur, ne démontre pas que cette suspension compromettrait gravement et immédiatement sa situation professionnelle, les autres moyens relatifs à sa vie personnelle étant insuffisants. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : JOSSEAUME

24 octobre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503820

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le fait que Mme C... présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant les conditions matérielles d'accueil, malgré la situation de vulnérabilité alléguée par la requérante (mère isolée avec deux jeunes enfants).

Avocat : JOLET INGRID

24 octobre 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 506215

Avocat : VEIL JOURDE

24 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:506215.20251024• 1ère chambre jugeant seule
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510735

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 24 octobre 2025, le président de la 12e chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Avocat : BATAILLE JOEL

24 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509648

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 12 mars 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. A.... Le requérant soutenait avoir fourni le document demandé dans le délai imparti, ce que le tribunal a retenu comme une erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un classement sans suite en cas de non-production de pièces, mais dont les conditions n'étaient pas remplies en l'espèce. Le tribunal a également rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant le recours recevable.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

23 octobre 2025• 8ème chambre, JU
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515247

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les difficultés professionnelles invoquées par le requérant, architecte, ne présentent pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de la gravité de l'infraction (excès de vitesse de 42 km/h). La requête est donc rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : JOSSEAUME

23 octobre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2403920

Le Tribunal Administratif de Strasbourg (2ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant turc, contre l’arrêté du préfet du Haut-Rhin du 10 avril 2024 refusant le renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Le tribunal a procédé d’office à une substitution de base légale, remplaçant l’article L. 432-1 (relatif à la délivrance) par le 1° du troisième alinéa de l’article L. 432-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (applicable au refus de renouvellement pour menace grave à l’ordre public). Il a rejeté le moyen du requérant tiré du renouvellement de plein droit, rappelant que l’article L. 433-2 du même code subordonne ce renouvellement à l’absence de menace grave pour l’ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : BUJOLI

23 octobre 2025• 2ème Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503424

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 18 août 2025 suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 26 septembre 2025. La magistrate désignée, statuant sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 octobre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement d’instance.

Avocat : JOSSEAUME

22 octobre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2302639

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la SARL Banga Bé d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2023 ordonnant la fermeture temporaire de son établissement pour six mois, en raison de troubles graves à l’ordre public liés à des actes délictueux. Le tribunal a rejeté la requête. Il a d’abord écarté le moyen d’incompétence du signataire, la sous-préfète disposant d’une délégation de signature régulière. Il a ensuite jugé que la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration n’avait pas à être respectée en raison de l’urgence, compte tenu de la gravité des faits de prostitution invoqués. Enfin, le tribunal a considéré que la société requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour contester la matérialité des faits, auxquels le préfet, qui n’a pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

22 octobre 2025• 3ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415346

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Mme A..., ressortissante pakistanaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé ou un document provisoire de séjour. Le juge des référés constate que la requérante a déjà obtenu un récépissé valable jusqu'au 9 décembre 2024 et qu'elle ne justifie pas avoir déposé une nouvelle demande de renouvellement de ce document après son expiration. En l'absence de démarche administrative en cours, la demande est manifestement mal fondée et ne présente pas le caractère d'urgence requis, permettant son rejet sans instruction contradictoire ni audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : JOORY

22 octobre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502132

Suspension du permis de conduire pour excès de vitesse. Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de M. C... contre la décision du préfet de l'Oise. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il juge que la décision est suffisamment motivée et que le préfet, en raison de l'urgence liée à la gravité de l'infraction (181 km/h au lieu de 110), n'était pas tenu de respecter la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension de six mois est donc validée sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route.

Avocat : JOSSEAUME

22 octobre 2025• JU1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512113

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du préfet de police refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et celui relatif à une erreur matérielle, la mention "ARRETE" figurant sur la décision. Il juge également que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'établissant pas une insertion familiale ou privée suffisante en France, ni être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine.

Avocat : BOURJOLLY

21 octobre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518557

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante vénézuélienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l’obtention rapide d’un rendez-vous, s’agissant d’une première demande et non d’un renouvellement de titre. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN

21 octobre 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403661

Le Tribunal administratif de Nancy a annulé l’arrêté du 8 octobre 2024 par lequel le président de la communauté de communes Terres touloises avait infligé à M. A..., éducateur sportif, une sanction d’exclusion temporaire de 60 jours. La décision a été jugée insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne précisait pas la nature exacte des faits reprochés ni leurs dates. Le tribunal a enjoint à la collectivité de reconstituer la carrière de l’agent pour la période d’éviction et l’a condamnée à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SCP JOFFROY - LITAIZE - LIPP

21 octobre 2025• Chambre 1