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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 267

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216794

Le Tribunal administratif de Nantes annule la décision du 24 novembre 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur a ajourné à deux ans la demande de naturalisation de M. C..., ressortissant zaïrois. Le tribunal juge que le ministre a commis une erreur manifeste d’appréciation en se fondant exclusivement sur un séjour irrégulier en France datant de près de huit ans, sans autre circonstance. Il enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l’État à verser 1 500 euros à M. C... au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : CABINET D'AVOCATS JOSE BORGES & MICHAEL ZAIEM

8 octobre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502806

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision de refus de délai de départ volontaire était légale au regard des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'interdiction de retour était fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-10 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JOUBIN

8 octobre 2025• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516819

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de Mme B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré la situation personnelle et médicale de la requérante et de sa fille handicapée, en raison de la gravité et du caractère répété des sept infractions au code de la route commises entre 2021 et 2025, incluant des excès de vitesse et l'usage du téléphone. Cette appréciation objective de l'urgence a conduit au rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : GIBERT JORDAN

8 octobre 2025
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504246

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B... d'une demande de décharge de sa taxe d'habitation 2024. L'administration a accordé un dégrèvement total des droits en litige après l'introduction de la requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

7 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405943

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... contre la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 27 août 2024. La commission avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente, malgré sa situation de menace d'expulsion et ses difficultés financières et psychologiques. Le tribunal a estimé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SAJOUS

7 octobre 2025• Magistrat Mme SANDJO
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301376

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'indemnisation par l'ONIAM de préjudices consécutifs à une injection du vaccin Spikevax contre la Covid-19 le 27 mars 2021. Le requérant invoquait l'apparition d'une vascularite à ANCA imputable au vaccin, sur le fondement de l'article L. 3131-4 du code de la santé publique. Le tribunal a estimé que le lien de causalité direct et certain entre la vaccination et la pathologie n'était pas établi, en raison de l'existence d'un état antérieur (lymphome) et de l'absence de preuve suffisante d'un lien avec le vaccin à ARN messager. La demande d'expertise complémentaire a également été rejetée comme inutile.

Avocat : MARJOLLET BIRYNCZYK

7 octobre 2025• 5ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512274

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 septembre 2019 par lequel le préfet de l'Ardèche avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir apporté des précisions suffisantes démontrant que la suspension compromettait gravement et immédiatement son activité professionnelle d'automaticien. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : JOSSEAUME

7 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309223

Annulation d’une décision implicite de rejet d’une demande de titre de séjour par le Tribunal administratif de Melun (6e chambre). Le requérant, ressortissant kosovar, contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a annulé cette décision pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré la demande de l’intéressé, en application des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

7 octobre 2025• 6ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512944

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 18 janvier 2025 invalidant le permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la situation résultait du comportement routier répété du requérant (sept infractions depuis 2021) et de sa négligence, et qu’il n’établissait pas l’impossibilité de repasser son permis dans le cadre de sa formation d’ambulancier. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

7 octobre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504328

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, qui contestait les décisions du 10 mars 2025 par lesquelles la préfète du Rhône lui avait fait obligation de quitter le territoire français, avait fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, faute pour le requérant d'apporter des éléments probants établissant des risques personnels en cas de retour en Arménie. En l'absence d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, l'exception d'illégalité soulevée contre l'interdiction de retour a été rejetée.

Avocat : JOURDAIN

7 octobre 2025• 6ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403913

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 2 février 2024 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer une carte de séjour pluriannuelle "passeport talent" à Mme B..., ressortissante japonaise, pour son activité d'artiste céramiste. La juridiction a jugé que le préfet s'était fondé sur des motifs sans lien avec les conditions légales (durée de séjour et statut de visiteur) et a estimé que la requérante justifiait de ressources suffisantes via une promesse d'embauche en lien avec son activité artistique. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction de réexaminer la demande, sur le fondement de l'article L. 421-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUJONCQUOY

7 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432208

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de carte de résident de M. B..., réfugié reconnu par la Cour nationale du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance de plein droit d'une carte de résident de dix ans aux réfugiés. Le tribunal constate que le préfet n'a pas produit de défense et que le statut de réfugié n'a pas été retiré, rendant la décision illégale.

Avocat : JOORY

7 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501437

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de La Réunion du 19 février 2025 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'impossibilité pour la requérante de travailler et de subvenir aux besoins de son enfant français. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA, relatif à la délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale", était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en prenant en compte l'ancienneté du séjour de l'intéressée à Mayotte et ses attaches familiales intenses en France.

Avocat : DEJOIE SEGOLENE

7 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428167

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de M. B..., ressortissant sri-lankais, contre le refus de titre de séjour qui lui a été opposé. En cours d'instance, le préfet de police a pris un arrêté explicite de refus le 21 mai 2025, qui s'est substitué à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des articles L. 435-1, L. 423-23 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CASTEJON

7 octobre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415533

Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant ayant obtenu un titre de séjour valable jusqu'en 2029 après l'introduction de son recours, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais d'instance, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : JOORY

7 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326658

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler son arrêté de suspension conservatoire pris par le ministre de l’éducation nationale. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été mis en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite. Par ordonnance du 6 octobre 2025, le tribunal a constaté le désistement d’office de M. B... et donné acte de ce désistement.

Avocat : AJOYEV

6 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407432

Le Tribunal administratif de Paris a constaté le désistement d'office de M. B..., qui contestait son affectation immédiate au lycée professionnel Belliard. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la mise en demeure, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette implicitement les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : AJOYEV

6 octobre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511575

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le préfet du Loir-et-Cher avait suspendu le permis de conduire de M. A... pour cinq mois, à la suite d'un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de compétence du signataire, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation sur la durée de la suspension ou la méconnaissance du contradictoire, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans instruction ni audience.

Avocat : JOSSEAUME

6 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504443

Le Tribunal administratif de Rouen annule l'arrêté du 15 septembre 2025 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a renouvelé l'assignation à résidence de M. A..., ressortissant guinéen, pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), car l'éloignement de l'intéressé ne constituait plus une perspective raisonnable après plusieurs tentatives infructueuses. Le tribunal admet également M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH

6 octobre 2025• POLE URGENCES
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501570

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'une demande d'exécution du jugement du 22 janvier 2024, qui enjoignait au préfet de la Gironde de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le préfet a pris un arrêté de refus de séjour le 13 mai 2024, ce que le tribunal considère comme une exécution suffisante de l'injonction. L'argument de M. B... selon lequel l'absence de convocation préalable vicierait ce réexamen est écarté, car il relève de la légalité de la nouvelle décision et non de l'exécution du jugement. En conséquence, le tribunal constate, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d'exécution sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu de statuer.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

6 octobre 2025