lundi 6 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2501570 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | JOURDAIN DE MUIZON |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 16 avril 2024, M. B... représenté par Me Jourdain de Muizon demande au tribunal administratif d’enjoindre au préfet de la Gironde de prendre les mesures qu’implique l’exécution du jugement n°2304214, du 22 janvier 2024 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a enjoint de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par une ordonnance du 17 février 2025, le président du tribunal a décidé l’ouverture d’une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 25 mars 2025, M. B..., demande au tribunal d’enjoindre au préfet de la Gironde de le convoquer et de se prononcer sur sa situation dans un délai de 15 jours.
Il soutient que l’arrêté du 13 mai 2024, édicté plus de deux ans après sa demande sans qu’il ait été convoqué pour faire part de l’évolution de sa situation ne peut être regardé comme constituant la mesure de réexamen ordonné par le jugement du 22 janvier 2024.
Par un mémoire enregistré le 4 juillet 2025, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le jugement a été exécuté par l’édiction d’un arrêté du 13 mai 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;(...) ».
2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à la demande d’exécution présentée par M. B..., le préfet de la Gironde a, par un arrêté du 13 mai 2024, rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée de cinq ans. Le jugement n°2304214 du 22 janvier 2024 enjoignant au préfet de la Gironde de procéder au réexamen de la demande de M. B... a été exécuté. La circonstance soulevée par le requérant tirée de ce que cette décision ne pouvait intervenir sans qu’il soit convoqué devant les services de la préfecture pour mettre à jour son dossier a trait à la légalité de la décision prise dans le cadre de ce réexamen et n’est pas de nature à permettre de considérer que le préfet n’aurait pas procédé au réexamen qui lui avait été enjoint par ce jugement. Les conclusions de la requête de M. B... relatives à l’exécution du jugement du 22 janvier 2024 sont ainsi devenues sans objet et il n’y a plus lieu de statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’exécution du jugement n°2304214 du 22 janvier 2024 présentées par M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 6 octobre 2025.
La présidente de la 6ème chambre,
C. BROUARD-LUCAS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026