5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les conditions de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien de 1968 n'étaient pas remplies. La décision s'appuie également sur l'absence d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH et sur la prise en compte de l'intérêt supérieur des enfants conformément à l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Avocat : JOUTEAU
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire. Le juge estime que l'arrêté, fondé sur les articles L. 224-7, L. 234-1 et L. 235-1 du code de la route suite à un contrôle révélant alcoolémie et usage de stupéfiants, a été pris par une autorité compétente (délégation régulière) et est suffisamment motivé au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la matérialité des faits et aux délais, sont également écartés.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de restriction du permis de conduire avec obligation d'éthylotest anti-démarrage. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le tribunal a simplement pris acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à sa demande de réduction et de remboursement d'impôt sur le revenu. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : JOUANJAN & PARTNERS
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension de son permis de conduire. Par conséquent, le tribunal ne statue pas sur le fond du litige concernant la légalité de l'arrêté préfectoral. La procédure est close sans examen des moyens soulevés, notamment ceux tirés du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête en excès de pouvoir visant l'arrêté de suspension du permis de conduire. Le juge estime que la signature de l'arrêté par un chef de pôle était régulière en vertu d'une délégation de pouvoir, et que la motivation, indiquant un taux d'alcoolémie de 0,83 mg/L, est suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension de sept mois est donc maintenue.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 4 octobre 2023 par lequel le président de Bordeaux Métropole a décidé d'exercer le droit de préemption urbain sur un bien à Cenon. Le tribunal a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car la délibération du conseil métropolitain ayant donné délégation au président n'était pas exécutoire au moment de la signature de l'arrêté de préemption, en méconnaissance des articles L. 2131-1 et L. 5211-3 du code général des collectivités territoriales. Les autres moyens soulevés par la société requérante n'ont pas été examinés.
Avocat : JORION
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant qui contestait la suspension de son permis de conduire. En conséquence, la procédure est éteinte. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant albanais, pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Marseille donne acte du désistement d'action de la société GXO Logistics France, qui retirait son recours contre le refus d'autorisation de licenciement. Le désistement, rendu suite à la démission du salarié concerné, est accepté car pur et simple. La juridiction s'est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.
Avocat : SCP JOSEPH AGUERA ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire du requérant pour six mois. Le juge a retenu un **défaut de motivation** de la décision administrative, car celle-ci ne précisait ni son fondement légal exact (article L. 224-2 du code de la route) ni les raisons justifiant la durée maximale de la sanction. La décision est donc annulée pour violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Grenoble pour incompétence territoriale. Le litige principal concerne le recours de Mme B... contre un titre de perception émis pour le recouvrement d'indus de rémunération. La juridiction a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, considérant que le lieu de la dernière affectation de l'ancienne agente (Annecy) situait la compétence à Grenoble.
Avocat : MAHDJOUB
Avocat : SCP B C J - BROSSIER - CARRE - JOLY
Avocat : PRADIER - DIBANDJO
Avocat : SCP SAMMUT-CROON-JOURNE-LEAU
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Considérant que l’intéressé, initialement en rétention à Metz, a été ultérieurement assigné à résidence dans le département de la Moselle, la juridiction a appliqué les articles R. 922-4 du CESEDA et R. 221-3 du CJA. Elle en a déduit que le tribunal administratif territorialement compétent était celui de Strasbourg et a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant la vaccination obligatoire contre la dermatose nodulaire contagieuse. Le juge estime que la mesure contestée, prise sur le fondement du règlement (UE) 2016/429 et de l'arrêté ministériel du 16 juillet 2025, ne porte pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il considère que cette obligation de vaccination, dans le cadre de la lutte contre une maladie animale répertoriée, poursuit un objectif d'intérêt général de santé publique et animale.
Avocat : SCP JOSEPH MANDROYAN
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Trigano MDC, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 instituant des servitudes d'utilité publique sur son ancien site industriel. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, qu'il ne crée pas de nouvelles obligations de surveillance pour l'ancien exploitant et que son périmètre, couvrant l'ensemble du site pollué, n'est pas excessif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 515-12 du code de l'environnement relatives aux servitudes sur les terrains pollués.
Avocat : CABINET ROUX PIQUOT-JOLY
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour (APS) et l'injonction d'en délivrer une nouvelle. La juridiction estime que la requérante, bénéficiant déjà d'une attestation de demandeur d'asile en cours de validité, ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la protection temporaire.
Avocat : JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne révélait ni défaut d'examen sérieux de la situation, ni méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-34, et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON