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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 807

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500800

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante haïtienne, qui se voyait imposer un délai de 653 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que ce délai manifestement excessif constituait une situation d'urgence particulière et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante sous trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500801

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant marocain, qui contestait le délai de 576 jours fixé pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence, ce délai étant manifestement excessif et privant le requérant de la protection du droit d'asile et des conditions matérielles d'accueil. Il a estimé que ce délai portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile, en violation des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A pour l'enregistrement de sa demande d'asile dans un délai de trois jours et de lui délivrer l'attestation de demandeur d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500811

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante dominicaine qui s'est vu fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile à 553 jours, soit le 21 mai 2026. Le juge a considéré que ce délai manifestement excessif caractérisait une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, lequel constitue une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante dans un délai de trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, sur le fondement des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA106Ordonnance

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500818

Cette affaire concerne une demande d'asile présentée par une ressortissante haïtienne, Mme D, devant le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requérante contestait le délai de 521 jours fixé pour l'enregistrement de sa demande d'asile, estimant qu'il portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile. Le tribunal a jugé que ce délai manifestement excessif caractérisait une situation d'urgence et constituait une atteinte grave à une liberté fondamentale, en l'espèce le droit d'asile. Il a ainsi enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme D dans un délai de huit jours pour l'enregistrement de sa demande et la délivrance de l'attestation correspondante, sur le fondement des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JOUNEAUX

19 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515603

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de police refusant de délivrer une carte de résident à M. B A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des dispositions de l'article L. 424-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de police de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de huit jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : JOORY

19 juin 2025
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501941

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet du Calvados suspendant son permis de conduire pour six mois. M. B a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 18 juin 2025, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune analyse au fond n’a donc été effectuée.

Avocat : JOSSEAUME

18 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508055

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé les décisions du 18 janvier 2025 par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé M. A... D..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. La solution retenue repose sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, le préfet ayant délégué sa signature à M. F... par un arrêté du 25 novembre 2024, mais cette délégation n'étant pas produite ou justifiée pour les décisions attaquées. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MAJOUX

18 juin 2025• Section 8 - Chambre 1
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2500432

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de carte de séjour fondée sur l’article L. 424-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal constate que la demande de titre de séjour a été déposée par voie dématérialisée et que, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-15-1 du CESEDA, le préfet est tenu de délivrer des attestations de prolongation d’instruction jusqu’à ce qu’il statue. En l’espèce, le préfet n’a pas renouvelé l’attestation de M. B après le 3 janvier 2025, ce qui caractérise un défaut de délivrance des documents provisoires nécessaires à la régularité de son séjour. Le tribunal retient que le silence gardé pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet (articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA), mais que l’administration n’a pas respecté son obligation de maintien des attestations de prolong

Avocat : JOORY

18 juin 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405071

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Garonne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en jugeant que ses études ne présentaient pas un caractère réel et sérieux, faute de progression significative après six ans et demi de séjour. La décision s'appuie sur l'accord franco-camerounais du 24 janvier 1994 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 2 du protocole additionnel n°1 ont également été écartés.

Avocat : NJANJO SIKE LOBE ROXANE GAELLE FRIDA

17 juin 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505930

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 mai 2025 refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à l’enfant mineure de Mme F, au motif que la demande d’asile de l’enfant avait été présentée plus de 90 jours après le retour en France. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le délai de 90 jours prévu à l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile court à compter de l’entrée en France, et non du retour après une procédure Dublin, et que la demande d’asile de l’enfant, présentée le 30 décembre 2024, l’avait été dans ce délai. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3, L. 521-13, L. 551-15 et L. 531-27 du même code, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : JOIE

17 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400555

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par M. B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la société EDF au paiement de sommes pour manque à gagner, investissements non amortis et préjudice moral. Par un mémoire enregistré le 10 juin 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

17 juin 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2102831

Le Tribunal administratif de Mayotte, par une ordonnance du 17 juin 2025, a donné acte du désistement d’instance et d’action de la société Mayotte Channel Gateway. Cette société contestait un titre exécutoire de 8 660 445,35 euros émis par le conseil départemental de Mayotte le 26 mai 2021. Le désistement fait suite à un accord intervenu entre les parties. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

17 juin 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200389

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, contestant le refus de renouvellement de son détachement dans le corps des agents spécialisés de la police technique et scientifique. Après le décès du requérant, ses ayants droit ont repris l’instance avant de se désister purement et simplement. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 17 juin 2025, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.

Avocat : JOURNAULT

17 juin 2025• 7ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305239

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Loiret suspendant son permis de conduire pour 8 mois. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : JOSSEAUME

17 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204052

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné deux requêtes de la société Yara France, exploitant une installation classée pour l'environnement, concernant un arrêté préfectoral de mise en demeure du 3 août 2018. La société demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande d’abrogation de cet arrêté (n°2204052) et l’annulation de l’arrêté du 11 janvier 2023 fixant une astreinte journalière de 300 euros pour non-respect de la mise en demeure (n°2303567). Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que la société n’avait pas démontré avoir satisfait aux obligations de l’étude de vulnérabilité prescrite par l’arrêté ministériel du 15 septembre 2015, et que l’astreinte était justifiée et proportionnée. Les décisions s’appuient sur les articles L. 171-8 du code de l’environnement et L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET JONES DAY

17 juin 2025• 1ère Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2303265

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de la Scic Enercoop Midi-Pyrénées, qui contestait le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) due en 2023 pour un parc photovoltaïque. La société demandait l'exonération des panneaux et structures, et une réduction de la valeur locative du terrain d'assiette, estimée selon elle à partir des redevances du bail emphytéotique. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les articles 1381 (5°) et 1498 du code général des impôts pour évaluer le terrain par comparaison avec un terrain à bâtir, sans retenir la méthode comptable de l'article 1499. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requérante.

Avocat : JOSSE

16 juin 2025• JUGE UNIQUE 1
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301678

Le Tribunal administratif de Melun a donné acte du désistement d'office de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Ce désistement a été constaté comme pur et simple.

Avocat : JOSSEAUME

16 juin 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2001168

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Transit International Logistique et Transport d’une demande de restitution des redevances d’occupation du domaine public versées à la société Mayotte Channel Gateway pour les années 2016 à 2023, au motif que les arrêtés fixant ces tarifs seraient illégaux ou inopposables. La requérante invoque notamment l’annulation de l’arrêté du 2 septembre 2016 par la cour administrative d’appel de Paris et conteste la validité des arrêtés subséquents. La société Mayotte Channel Gateway conclut au rejet de la requête et présente des conclusions reconventionnelles pour obtenir le paiement de redevances impayées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la société Transit International Logistique et Transport, considérant que les redevances étaient légalement dues. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la société Mayotte Channel Gateway. La décision s’appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code des transports.

Avocat : JORION

16 juin 2025• 1ère chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301472

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du 14 juin 2023 par lequel le maire du Tampon s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS TELCO OI pour le rehaussement d'un pylône de radiotéléphonie. La juridiction a retenu que la décision avait été signée par une adjointe au maire sans que la commune ne justifie d'une délégation de compétence régulière pour ce type d'acte, en méconnaissance des articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a également écarté la fin de non-recevoir tirée du caractère confirmatif de l'acte, en raison d'un changement de circonstances de fait lié à l'enrichissement du dossier de déclaration préalable.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

16 juin 2025• 3ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2101453

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. Jacques Martial Henry et Mme Soihirat El Hadad, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 avril 2021 approuvant la convention constitutive du groupement d'intérêt public « L'Europe à Mayotte ». Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des modalités d'approbation et de publication prévues par le décret n° 2012-91 du 26 janvier 2012 et l'arrêté du 23 mars 2012, ainsi que l'illégalité de la désignation du GIP comme organisme intermédiaire pour la gestion de fonds européens. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la convention elle-même étaient irrecevables, car celle-ci ne produit pas d'effets juridiques propres, et que les moyens soulevés contre l'arrêté d'approbation étaient inopérants ou non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les frais de justice.

Avocat : JORION

16 juin 2025• 1ère chambre