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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 207

Décisions totales

383 581

Ordonnances

323 405

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : KAEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313984

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., caporal de l'armée de terre, qui contestait le refus de la ministre des armées d'homologuer son stress post-traumatique comme blessure de guerre. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'octroi de la croix de la valeur militaire, faute de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que M. A... n'apportait pas de preuves suffisantes (comme des rapports ou témoignages) pour démontrer que son exposition à des charniers et des tirs au Kosovo se rattachait directement ou indirectement au combat, condition requise par les articles L. 4123-4 du code de la défense et D. 355-16 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : UZAN-KAUFFMANN

22 janvier 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512917

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait un arrêté du préfet de police du 14 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il juge que la décision d'éloignement ne méconnaît pas les articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de réexamen de la protection internationale de M. A... avait été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi n'est pas illégale, l'intéressé n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Afghanistan au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : KATI

22 janvier 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502520

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de provision de M. C..., détenu au centre pénitentiaire de Riom, qui invoquait un préjudice moral résultant du dysfonctionnement prolongé de sa cabine téléphonique. Le juge a estimé que l'obligation de l'administration pénitentiaire, qui doit garantir le droit au maintien des liens familiaux prévu par le code pénitentiaire, n'était pas sérieusement contestable en raison de ce manquement. En conséquence, il a condamné l'État à verser à M. C... une provision de 1 500 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 juin 2025, pour le préjudice moral subi. La demande a été rejetée pour le surplus.

Avocat : SALKAZANOV

22 janvier 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302188

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 30 novembre 2023 du président du conseil départemental de la Corrèze mettant fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur la majorité de l'intéressé établie par un examen osseux, relevait de la compétence du juge judiciaire, seul compétent pour statuer sur les mesures de placement ordonnées par le juge des enfants en application des articles 375 et suivants du code civil. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, annulant ainsi la procédure engagée par M. A....

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502043

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur la nature du titre de séjour précédemment détenu. Il a également estimé que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du vice de procédure n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi, qui dépendaient de la légalité du refus de séjour, ont également été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations du public avec l'administration.

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307327

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans sa 4ème chambre, a été saisi par Mme B... d’un litige portant sur les conditions d’exécution d’un contrat de résidence conclu avec le centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre. La requérante contestait des factures de loyer et demandait réparation d’un préjudice moral. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le contrat de résidence au sein d’une résidence sociale est un contrat de droit privé. En application des dispositions combinées du code de la construction et de l’habitation et du code de la santé publique, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître de ce litige. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : CABINET KARBOWSKI CASANOVAS DE PRITTWITZ VESCHEMBES

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515539

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de cinq ans prononcées par la préfète de l’Essonne le 25 décembre 2025. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que l’arrêté ne méconnaissait ni les stipulations de l’accord franco-algérien (articles 6 et 7) ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu des troubles récurrents à l’ordre public causés par le requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant la demande d’annulation de l’assignation à résidence et les frais de justice.

Avocat : KERKAR

21 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405113

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de M. B... tendant à l'annulation des refus de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocation de logement sociale (ALS). Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les omissions déclaratives de M. B... concernant sa résidence hors de France constituaient des manœuvres frauduleuses. En application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, la fraude fait obstacle à l’octroi d’une remise de dette.

Avocat : N'TSIKABAKA

21 janvier 2026• 5ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2405379

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A... B... d'une demande indemnitaire de 30 000 euros contre l'État pour absence de relogement, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 23 mai 2018. Le tribunal a jugé que la carence du préfet de la Seine-Saint-Denis à proposer un relogement dans le délai légal constitue une faute engageant la responsabilité de l'État à compter du 23 novembre 2018. Cependant, cette faute n'ouvre droit à réparation que si le logement occupé est inadapté aux capacités financières et aux besoins du demandeur, ce qui doit être vérifié. La décision applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : MAAMOURI ABDELKARIM

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406268

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 8 juin 2022, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à proposer un relogement dans le délai légal constituait une faute engageant sa responsabilité. Cependant, M. B... ayant été reconnu prioritaire uniquement en raison d'un délai d'attente excessif, il ne peut obtenir réparation que si son logement est inadapté à ses capacités financières et besoins. Constatant que le loyer était disproportionné par rapport à ses ressources, le tribunal a condamné l'État à lui verser 3 000 euros pour les troubles de jouissance subis du 8 décembre 2022 au 10 mai 2024, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : KANZA

21 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400878

Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 20 octobre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la procédure collégiale de l'avis médical de l'OFII était régulière et que le préfet ne s'était pas estimé lié par cet avis. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

21 janvier 2026• 5ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500637

Le Tribunal administratif de Toulouse annule la décision du 13 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne a refusé la demande de regroupement familial présentée par une ressortissante algérienne au bénéfice de son époux. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, car elle ne comporte pas l'énoncé des considérations de droit exigé par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : OUDDIZ-NAKACHE

21 janvier 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501854

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Garonne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation personnelle et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions de l'accord franco-tunisien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : OUDDIZ-NAKACHE

21 janvier 2026• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503957

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de l'accord franco-tunisien de 1988, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : OUDDIZ-NAKACHE

21 janvier 2026• 7ème Chambre
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY01727

Avocat : MULLER-KAPP

21 janvier 2026• 3ème chambre - formation à 3
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522767

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de circulation de trois ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'obligation de quitter le territoire, la délégation de signature étant régulière pour les jours non ouvrables. Il a également rejeté le moyen tiré de la violation de la liberté de circulation, l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme n'étant pas invocable en droit interne et l'article 2 du protocole n°4 à la Convention européenne des droits de l'homme n'étant pas applicable à une assignation à résidence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

21 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT00225

Avocat : KADDOURI

20 janvier 2026• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520354

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de police de Paris du 27 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de 36 mois, ainsi que contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine du 27 octobre 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant notamment que la requête dirigée contre la mise en demeure de quitter le territoire français était irrecevable, car cet acte n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Sur le fond, les moyens soulevés par M. A... (incompétence de l'auteur de l'acte, erreur de fait, défaut d'examen, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la présomption d'innocence) ont été écartés comme infondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de justice administrative.

Avocat : KADOCH

20 janvier 2026• Etrangers urgents
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC02689

Avocat : HAJI KASEM

20 janvier 2026• 4ème chambre - formation à 3
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506055

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'annulation de l'arrêté du 4 décembre 2025 ordonnant le transfert de M. A..., ressortissant turc, vers la Bulgarie. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin de suspension étaient irrecevables, le recours suspendant déjà de plein droit l'exécution de la décision. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DUBREIL-MEKKAOUI

20 janvier 2026• POLE URGENCES