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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 516 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 516

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 112

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : KAEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504961

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., détenu, qui sollicitait 12 000 € en réparation des préjudices nés du refus implicite de délivrer un permis de visite à son avocat. Le juge a estimé que l'obligation de l'administration n'était pas sérieusement contestable, car le refus implicite était contraire au code pénitentiaire. Cependant, il a considéré que l'avocat n'avait pas relancé l'administration, rendant peu vraisemblable une persistance du refus, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SALKAZANOV

26 janvier 2026
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2600486

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande de suspension présentée par M. B... contre le refus du préfet du Morbihan de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le juge des référés estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis 2021, ne s'est marié que le 12 novembre 2024 et n'apporte pas de justifications suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RIKABI

26 janvier 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600005

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 20 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et du droit d'asile, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : MAUREY-THOUOT KARINE

23 janvier 2026• POLE URGENCES
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506001

Le Tribunal Administratif de Nice a constaté le désistement d'office de M. B..., qui contestait la décision du préfet des Alpes-Maritimes de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l'instance sans examen au fond.

Avocat : KAMGAING PIERRE-CLAVER

23 janvier 2026
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601271

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Police de Paris obligeant M. A... à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Guyancourt (Yvelines) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : SKANDER

23 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503324

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., ressortissante gabonaise, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante a toutefois informé le tribunal, par un mémoire du 30 décembre 2025, que sa requête n’avait plus lieu d’être. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à en donner acte. Par un jugement du 22 janvier 2026, la 4ème chambre a donc donné acte du désistement de Mme B..., sans examiner le fond du litige ni appliquer d’autres textes que les dispositions générales du code de justice administrative.

Avocat : BEKA-ESSONGVILLE

22 janvier 2026• 4ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401510

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant le refus d'autorisation de travail du 24 mars 2023. Le juge a constaté que les moyens de légalité externe (incompétence et défaut de motivation) étaient manifestement infondés, la décision étant signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière et étant suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été jugé inopérant, le refus étant fondé sur l'absence de pièces obligatoires. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

Avocat : IHARKANE

22 janvier 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304280

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... pour contester un titre de recettes de 7 913 euros émis par la maire de Montville le 31 mai 2023, ainsi que le refus de le retirer, en raison de manquements à ses obligations de remise en état des lieux à l'issue d'une convention d'occupation domaniale. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait, l'absence d'état des lieux contradictoire et un défaut de motivation du titre. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens, a rejeté l'ensemble des demandes de M. A..., considérant que la créance était fondée sur un constat d'huissier établissant les dégradations et que le titre était régulier en la forme. Aucune somme n'a été mise à la charge de la commune au titre des frais de justice.

Avocat : DUBREIL-MEKKAOUI

22 janvier 2026• 3 ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201057

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., aide-soignante, qui contestait la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de quatorze jours infligée par le centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges pour manquements à ses obligations professionnelles (départs anticipés, défaut de prise en charge et maltraitance présumée d'une patiente). Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, notamment ceux tirés du défaut de contradictoire et de la partialité de l'enquête, en estimant que les faits étaient établis et que la sanction était proportionnée. Il a également rejeté la demande du centre hospitalier visant à écarter des pièces de la procédure, au motif que le juge administratif peut librement apprécier leur communication. La décision s'appuie sur la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

22 janvier 2026• 9ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515184

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Essonne de convoquer Mme A..., ressortissante camerounaise, à un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante justifiait d'une urgence, son employeur ayant indiqué qu'elle ne pourrait poursuivre son contrat de travail sans récépissé. Le tribunal a estimé que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse et a accordé un délai d'un mois à l'administration pour fixer ce rendez-vous et délivrer un récépissé sous réserve d'un dossier complet. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : NIAKATE

22 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313984

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., caporal de l'armée de terre, qui contestait le refus de la ministre des armées d'homologuer son stress post-traumatique comme blessure de guerre. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'octroi de la croix de la valeur militaire, faute de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que M. A... n'apportait pas de preuves suffisantes (comme des rapports ou témoignages) pour démontrer que son exposition à des charniers et des tirs au Kosovo se rattachait directement ou indirectement au combat, condition requise par les articles L. 4123-4 du code de la défense et D. 355-16 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Avocat : UZAN-KAUFFMANN

22 janvier 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512917

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait un arrêté du préfet de police du 14 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il juge que la décision d'éloignement ne méconnaît pas les articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de réexamen de la protection internationale de M. A... avait été rejetée comme irrecevable par l'OFPRA. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi n'est pas illégale, l'intéressé n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Afghanistan au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : KATI

22 janvier 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600118

Le Tribunal administratif de Besançon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.

Avocat : KATI

22 janvier 2026
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302188

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du 30 novembre 2023 du président du conseil départemental de la Corrèze mettant fin à sa prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur la majorité de l'intéressé établie par un examen osseux, relevait de la compétence du juge judiciaire, seul compétent pour statuer sur les mesures de placement ordonnées par le juge des enfants en application des articles 375 et suivants du code civil. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, annulant ainsi la procédure engagée par M. A....

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502043

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur la nature du titre de séjour précédemment détenu. Il a également estimé que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et du vice de procédure n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi, qui dépendaient de la légalité du refus de séjour, ont également été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code des relations du public avec l'administration.

Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER

22 janvier 2026• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307327

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, dans sa 4ème chambre, a été saisi par Mme B... d’un litige portant sur les conditions d’exécution d’un contrat de résidence conclu avec le centre d’accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre. La requérante contestait des factures de loyer et demandait réparation d’un préjudice moral. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le contrat de résidence au sein d’une résidence sociale est un contrat de droit privé. En application des dispositions combinées du code de la construction et de l’habitation et du code de la santé publique, le juge judiciaire est seul compétent pour connaître de ce litige. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : CABINET KARBOWSKI CASANOVAS DE PRITTWITZ VESCHEMBES

22 janvier 2026• 4ème Chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 508420

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH

21 janvier 2026• 5ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515539

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant algérien, contestant l’obligation de quitter le territoire français sans délai et l’interdiction de retour de cinq ans prononcées par la préfète de l’Essonne le 25 décembre 2025. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, la signataire bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que l’arrêté ne méconnaissait ni les stipulations de l’accord franco-algérien (articles 6 et 7) ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu des troubles récurrents à l’ordre public causés par le requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, incluant la demande d’annulation de l’assignation à résidence et les frais de justice.

Avocat : KERKAR

21 janvier 2026• Reconduites à la frontière
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400878

Le Tribunal Administratif d'Orléans (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 20 octobre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la procédure collégiale de l'avis médical de l'OFII était régulière et que le préfet ne s'était pas estimé lié par cet avis. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

21 janvier 2026• 5ème chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401806

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le requérant n'avait pas produit, malgré une mise en demeure, un justificatif de son niveau de connaissance de la langue française au moins égal au niveau B1 oral et écrit, conformément aux exigences de l'article 37 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et de l'arrêté du 12 mars 2020. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter le requérant à la régulariser.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

21 janvier 2026