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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 516 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 516

Décisions totales

383 581

Ordonnances

301 157

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : KAEffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2502848

Le Tribunal administratif d'Amiens annule l'arrêté du 10 juin 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a obligé M. B..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction retient que cette mesure d'éloignement porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec une ressortissante française et de la naissance de leur enfant en avril 2025. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet compétent de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente. L'État est également condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : SKANDER

31 décembre 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521902

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition légale d'absence d'obstacle à une décision administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HOCINI-BROUK KAÏNA

31 décembre 2025
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507802

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH

30 décembre 2025• 6ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 505071

Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH

30 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:505071.20251230• 9ème chambre jugeant seule
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516493

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite du préfet de police de lui accorder un titre de séjour exceptionnel. En cours d’instance, le préfet a délivré un titre de séjour valable jusqu’en novembre 2026, rendant sans objet les conclusions principales. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais d’instance, en l’absence d’aide juridictionnelle accordée.

Avocat : KAMARA

30 décembre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503820

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Altea-Cabestan visant à obtenir l’expulsion de M. A... d’un logement situé dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A... étant placé en détention provisoire et n’occupant plus les lieux, et que la mesure sollicitée n’était pas utile dès lors que l’intéressé ne pouvait matériellement réintégrer le logement à court terme. Les conclusions reconventionnelles de M. A... ont également été rejetées comme irrecevables ou mal fondées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : PELEKA

30 décembre 2025
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2500429

Le Tribunal Administratif de Poitiers a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté du préfet de la Charente du 2 décembre 2024. Cette requête visait à contester le refus de délivrance d’un titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance sans examen au fond.

Avocat : NTSAKALA

30 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511856

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. A..., en raison d'un défaut de motivation. Le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. A..., le tribunal a fait application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour en attendant. Les autres moyens soulevés par le requérant n'ont pas été examinés.

Avocat : IHARKANE

30 décembre 2025• 11ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401390

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par M. B... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du Groupe Hospitalier Est Réunion refusant la communication de documents administratifs et médicaux. Le requérant s'est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 17 décembre 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 30 décembre 2025. Aucun texte substantiel n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.

Avocat : KARJANIA

30 décembre 2025• R222-13 (JU 3)
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401650

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l’association citoyenne de Saint-Pierre d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion refusant la communication du plan ORSEC eau potable. Le tribunal a jugé que ce plan constitue une information relative à l’environnement au sens de l’article L.124-2 du code de l’environnement. Il a annulé la décision implicite de rejet, au motif que le préfet n’a pas motivé son refus conformément à l’article L.124-6 du même code, et a enjoint au préfet de communiquer les documents sollicités dans un délai d’un mois.

Avocat : KARJANIA

30 décembre 2025• R222-13 (JU 3)
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506568

Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 9ème chambre, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., confirmant la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : AKAR

30 décembre 2025• 9ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515171

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant somalien, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené conformément aux exigences légales. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que les craintes de défaillances systémiques en Espagne n'étaient pas établies.

Avocat : BAKAYOKO

30 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500897

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B... contre le refus implicite du préfet du Calvados d'abroger un arrêté de refus de séjour et d'éloignement. Le tribunal a d'abord jugé que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était infondée en l'absence d'urgence. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire était inopérant, car la demande d'abrogation portait sur une décision déjà prise. Enfin, les moyens relatifs à la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, le requérant n'apportant pas la preuve d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : LOKAMBA OMBA MICHEL

30 décembre 2025• 3ème Chambre
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409650

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision implicite du préfet du Haut-Rhin refusant le renouvellement de son titre de séjour. Postérieurement à l’introduction du recours, l’administration a délivré à l’intéressé une nouvelle carte de séjour temporaire, ce qui a eu pour effet de retirer la décision contestée. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUKARA

30 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522813

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante israélienne. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 8 mars 2026, ce qui lui permet de justifier de la régularité de son séjour et de préserver ses droits. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par la requérante.

Avocat : KA

30 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514313

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de renouvellement de l’intéressé avait été clôturée par l’administration le 22 juillet 2024, et que la situation ne relevait pas d’un dysfonctionnement du service en ligne justifiant une mesure d’urgence. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes d’injonction, d’astreinte ou de frais de justice.

Avocat : KATI

29 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202056

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme A... d’une demande d’indemnisation de 150 000 euros pour le préjudice moral subi par leur fille handicapée et par eux-mêmes, en raison de la prise en charge défaillante de leur enfant par un institut médico-éducatif (IME) privé et de la rupture de cette prise en charge. Le tribunal a relevé d’office que le litige relatif aux conditions d’accueil dans un IME géré par une personne privée, non chargée d’une mission de service public, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : NAKACHE

29 décembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510262

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision du 17 novembre 2025 du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de sa carte professionnelle. Le juge a reconnu l'urgence, car cette décision entraînait la suspension puis le licenciement du requérant, âgé de 62 ans et principale source de revenus de son foyer. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée.

Avocat : SABATAKAKIS

29 décembre 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300213

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à réparer le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa. Le tribunal a relevé que la requête était irrecevable faute pour le requérant d'avoir formé une réclamation préalable auprès de l'administration, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes accessoires. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE

29 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300320

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne une demande d’indemnisation de M. A... pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre 2018 et 2023. Le requérant invoque une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au respect de la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace, de l’absence d’intimité et de défaillances sanitaires. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour la période postérieure à la réincarcération du requérant en septembre 2022, faute de réclamation préalable. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le débat porte sur l’engagement de la responsabilité de l’État pour faute simple et l’évaluation du préjudice, en application des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code pénitentiaire et du code de procédure pénale.

Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE

29 décembre 2025• 1ère CHAMBRE