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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

6 207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

6 207

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : KAEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209458

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contestant son placement en disponibilité d’office pour raisons de santé par le ministre de l’économie. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, l’irrégularité de la procédure (absence de notification de l’avis du conseil médical et composition irrégulière), la méconnaissance de l’article L. 514-4 du code de la fonction publique et une erreur de droit. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’absence de signature, considérant que l’arrêté, généré par le système d’information des ressources humaines (SIRHIUS), était dispensé de signature en application des articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : ARDAKANI

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505672

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté du 25 novembre 2025 par lequel le préfet de l'Eure obligeait M. A..., ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour un an. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant, le préfet n'ayant pas mentionné dans sa décision que M. A... était père de deux enfants français. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du même jour a également été annulé.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : NIAKATE

16 décembre 2025• POLE URGENCES
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407204

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... E..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne. La décision a été jugée légalement fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante ne démontrant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Le tribunal a également écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : KANZA

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504217

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C..., qui demandait une nouvelle expertise médicale pour son fils mineur sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante contestait l'évaluation des préjudices réalisée par une expertise précédente de la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI). Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, faute d'éléments sérieux remettant en cause le rapport d'expertise initial et en l'absence de justification d'une évolution de la pathologie. La demande a donc été rejetée.

Avocat : SADAKA

16 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506930

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 9 avril 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande, dès lors que M. B... justifiait d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans, de ressources stables et suffisantes, et d'une assurance maladie, remplissant ainsi les conditions des articles 11 de la convention franco-malienne et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.

Avocat : MEKARBECH

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501866

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ressortissant turc, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En cours d’instance, le préfet du Var a retiré l’arrêté contesté et délivré le titre sollicité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l’administration ayant donné satisfaction au requérant. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. B... au titre des frais d’instance.

Avocat : AKAR NICOLAS

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513133

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de six mois prononcées par la préfète de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de titre ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'accord franco-algérien, M. B. ne démontrant pas le caractère indispensable de sa présence en France auprès de sa famille et pouvant reconstituer sa vie familiale en Algérie. Par conséquent, les moyens dirigés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) ont été rejetés par voie de conséquence.

Avocat : KADRI

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404950

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... et de sa fille, qui demandait l'annulation du refus de visa de court séjour opposé par l'autorité consulaire française à Cotonou. La juridiction a estimé que le sous-directeur des visas avait légalement fondé son refus sur l'article 32 du règlement (CE) du 13 juillet 2009, en raison d'un doute raisonnable sur la fiabilité des déclarations et le risque de détournement de l'objet du visa. Le tribunal a relevé que la nécessité du déplacement professionnel n'était pas établie et que la demande conjointe pour l'enfant en bas âge, sans motif familial impérieux, renforçait ce doute. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311331

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 20 juin 2023 ajournant à trois ans sa demande de naturalisation. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, estimant que la décision comporte les considérations de droit et de fait propres à la situation du requérant. Sur la légalité interne, le juge estime que le ministre a pu légalement se fonder sur les faits reprochés à l’intéressé pour ajourner sa demande, sans commettre d’erreur manifeste d’appréciation. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : KADIMA KANDE

16 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404149

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née le 20 janvier 2024, qui avait rejeté les demandes de visa de long séjour pour les enfants mineurs de M. C..., réfugié afghan. La juridiction a jugé que la commission s’était appropriée le motif du refus consulaire, tiré du caractère partiel de la réunification familiale, sans que l’intérêt des enfants ne justifie cette mesure. Le tribunal a estimé que ce motif était entaché d’une erreur de fait, dès lors que le décès de la mère des enfants était établi, rendant la réunification familiale complète. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs au droit à la réunification familiale des réfugiés.

Avocat : KATI

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404150

Le Tribunal administratif de Nannes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale à la famille d’un réfugié afghan. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que la commission avait commis une erreur d’appréciation en ne reconnaissant pas le lien familial allégué. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article 23 de la directive 2011/95/UE et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, garantissant le maintien de l’unité familiale.

Avocat : KATI

16 décembre 2025• 11ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500841

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. B..., ressortissant haïtien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale du requérant, présent en France depuis 1999. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B... une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation.

Avocat : MATHURIN KANCEL

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507114

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A... B..., ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 25 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, a rejeté sa requête comme irrecevable. Le juge a constaté que les conclusions en annulation étaient tardives, le délai de recours contentieux n'ayant pu être interrompu par une demande d'aide juridictionnelle, conformément aux articles L. 921-1, L. 921-2 et R. 921-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de l'ensemble des demandes, sans examen au fond des moyens soulevés.

Avocat : BAKARY AFISSOU

16 décembre 2025• Magistrat M.HOLZER
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400312

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné le recours de M. C..., ressortissant dominicain, contre un arrêté préfectoral du 2 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour. Les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire ont été jugées irrecevables car présentées après l'expiration du délai de recours, malgré l'aide juridictionnelle accordée. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MATHURIN KANCEL

16 décembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505502

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 7 avril 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté signé par une autorité compétente et suffisamment motivé en droit et en fait. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour par le travail, ni violé les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de la Convention relative aux droits de l'enfant. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 435-4, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AKAR

16 décembre 2025• 10eme Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400684

Le Tribunal administratif d’Orléans, statuant en référé, ordonne une nouvelle expertise médicale à la demande de M. D..., qui avait subi une fracture de la palette humérale gauche à l’âge de six ans, suivie de complications vasculo-nerveuses après sa prise en charge au Centre Hospitalier de Chartres. Cette mesure est fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de l’utilité de l’expertise pour un litige potentiel en responsabilité hospitalière, l’état de santé de l’intéressé n’étant pas encore consolidé. La mission de l’expert, un chirurgien orthopédiste, inclut l’examen de M. D..., la description des séquelles en lien avec l’accident initial, et l’évaluation des préjudices. La demande du centre hospitalier visant à mettre provisoirement les frais d’expertise à la charge du requérant est rejetée, cette question relevant du président du tribunal après l’expertise.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

16 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520922

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 19 novembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A..., demandeur d'asile malien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle n'établissait pas que l'évaluation de la vulnérabilité du requérant avait été précédée d'un entretien personnel mené par un agent formé à cet effet, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de procéder au réexamen de la situation de M. A... dans un délai de quinze jours.

Avocat : ATSATITO KAMANOU

15 décembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507622

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation des articles 3 de la convention européenne des droits de l'homme et 33 de la convention de Genève. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement et de la fixation du pays de destination.

Avocat : KAMARA

15 décembre 2025• 5ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501109

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet du Bas-Rhin avait délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'en février 2026, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 421-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs à l'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.

Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI

15 décembre 2025• 8e chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201159

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 3ème Chambre, a été saisi par la préfète de l’Isère d’un déféré tendant à l’annulation d’un protocole transactionnel conclu entre le département de l’Isère et la société Kéolis Porte des Alpes, prévoyant le versement d’une indemnité de 1 022 968,22 euros. La préfète soutenait notamment que cet acte constituait une libéralité et une aide d’État illégale, en l’absence de fondement juridique valable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le protocole était fondé sur l’ordonnance n°2020-319 du 25 mars 2020 relative aux mesures d’urgence en matière de contrats de la commande publique, et que l’indemnité compensait une perte de recettes liée à la crise sanitaire, sans constituer une libéralité. La solution retenue est donc le rejet du recours pour excès de pouvoir, le tribunal validant la légalité du protocole au regard des textes applicables, notamment l’ordonnance précitée et les principes de la commande publique.

Avocat : SMOLINSKA

15 décembre 2025• 3ème Chambre