2 567 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 567
Décisions totales
383 581
Ordonnances
312 855
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que les pièces produites ne permettaient pas d'établir la continuité de son séjour ni la réalité de sa situation familiale, et que les dispositions du CESEDA invoquées ne protègent pas une liberté fondamentale au sens du référé liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : KALED
Avocat : BERARD JEMOLI SANTELLI BURKATZKI BIZZARRI
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. D et sa famille afin de faire cesser l'atteinte grave et manifestement illégale portée à leurs droits fondamentaux. Cette atteinte résultait du refus persistant du préfet d'Eure-et-Loir d'exécuter un jugement définitif du 26 novembre 2024, qui lui enjoignait de réexaminer une demande de regroupement familial. La juge des référés a constaté que l'administration n'avait pas exécuté cette décision de justice, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a été enjoint au préfet de procéder au réexamen de la demande de regroupement familial dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : KATI