2 640 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 640
Décisions totales
383 581
Ordonnances
280 715
Avec résumé IA
Avocat : LAMY
Avocat : LAMY-RABU
Avocat : FLAMANT
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 19 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de fait. Il a jugé que la mesure était justifiée car l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, demeurait une perspective raisonnable. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par Mme A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier de la Côte Basque à lui verser 34 951 euros en réparation des préjudices subis lors d’une intervention chirurgicale du 5 mai 2019. En cours d’instance, Mme B s’est désistée de son instance et de son action, désistement accepté par l’hôpital, qui a également renoncé à ses propres conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 27 août 2024, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ces désistements, mettant ainsi fin au litige sans examen au fond.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé-suspension par la société d'enseignement professionnel du Rhône (SEPR) contre la décision du 18 juillet 2024 du président de l'université Claude Bernard Lyon I résiliant leurs conventions de partenariat. La SEPR invoquait l'urgence, liée à la rentrée universitaire imminente, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour non-respect du préavis contractuel de trois mois. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la décision contestée ne constituait pas une résiliation unilatérale d'une convention en cours, mais un non-renouvellement pour la promotion 2024-2026, la promotion 2023-2025 n'étant pas affectée. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux n'ont pas été retenues, et la demande de suspension a été refusée.
Avocat : SCP LEGAL BY LAMY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par des étudiants de l’université Toulouse III – Paul Sabatier contestant les modalités d’accès aux formations de santé (MMOP-K) issues de la licence L.AS 2. Les requérants invoquent l’urgence et plusieurs moyens de fond, notamment l’incompétence de l’auteur des règles d’accès, l’irrégularité de la composition du jury, et surtout l’illégalité de la méthode d’harmonisation des notes ayant conduit à leur classement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la suspension demandée risquant de porter une atteinte grave à l’intérêt public et aux droits des étudiants déjà admis, sans qu’il soit possible d’y remédier avant la rentrée. Cette décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP POTIER DE LA VARDE - BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par des étudiants contestant les décisions de l’université Toulouse III – Paul Sabatier refusant leur admission dans les formations de santé (MMOP-K), notamment en médecine, ainsi que les délibérations du jury L.AS 2/3 et les admissions subséquentes. Les requérants invoquent l’urgence et plusieurs moyens sérieux, dont l’incompétence de l’auteur des règles d’accès, l’irrégularité de la composition du jury, l’illégalité de l’harmonisation des notes et des modalités du second groupe d’épreuves, ainsi qu’une rupture d’égalité de traitement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 11 juillet 2024 de la préfète de l'Ain lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an avec signalement au système d'information Schengen. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment inopérant celui tiré de l'illégalité du contrôle routier et suffisamment motivé l'arrêté au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision retient que la mesure était légalement fondée sur l'obligation de quitter le territoire français du 19 décembre 2022, exécutoire malgré l'écoulement du délai, et que la délégation de signature était régulière.
Avocat : ALAMPI
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société AGTR Godin d’un référé contractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, visant à contester le rejet de son offre dans le cadre d’une procédure de mise en concurrence lancée par Voies Navigables de France. La société a toutefois présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par ordonnance du 19 août 2024, la juge des référés a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du même code, sans tenir d’audience publique. Aucune mesure au fond n’a donc été prononcée.
Avocat : SCP LAMY & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes fixant le pays de renvoi pour l'exécution d'une peine d'interdiction judiciaire du territoire de dix ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et n'était pas entaché d'erreur de droit, car l'autorité administrative est tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire tant que celle-ci n'a pas été levée par l'autorité judiciaire. Il a également précisé que la circonstance que M. A ait une demande d'asile en cours en Italie ne fait pas obstacle à la fixation du pays de renvoi, dès lors que la Tunisie est son pays d'origine et qu'il n'établit pas de risques de traitements inhumains ou dégradants. La décision se fonde sur les articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LAMBERT
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l'association artisanale des taxis radio téléphone (AART) d'une demande en plein contentieux visant à condamner le centre hospitalier de la Haute Côte-d'Or au paiement de prestations impayées. L'AART s'est désistée purement et simplement de sa requête, et le centre hospitalier s'est désisté de ses conclusions reconventionnelles. Le tribunal a donné acte de ces désistements par un jugement du 13 août 2024, sans se prononcer sur le fond du litige. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision étant uniquement fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SCI de Campano d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Toulouse à la société Promologis pour un ensemble de 45 logements. La requérante s’est désistée purement et simplement de son action, désistement auquel il a été donné acté par ordonnance du 8 août 2024. Le tribunal a rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Toulouse à la société Promologis pour un ensemble de 45 logements. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, ce dont le tribunal leur a donné acte par ordonnance. Les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la requête de M. C demandant la suspension du refus implicite du préfet de l'Isère de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec droit au travail. Le juge a constaté que le préfet avait délivré à l'intéressé, le 6 août 2024, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 novembre 2024, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En conséquence, il n'a pas été statué sur ces conclusions, et les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État. Cette décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier Intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer à verser à la société Bureau Veritas Medical Services une provision de 960 euros pour des prestations de contrôle de matériels impayées. La juridiction a jugé que l'obligation de paiement n'était pas sérieusement contestable, l'hôpital n'ayant formulé aucune observation en défense. En application des articles L. 2192-13 et R. 2192-31 à D. 2192-35 du code de la commande publique, le tribunal a également accordé des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de recouvrement de 635 euros.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le seul moyen invoqué, tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. M. B a néanmoins été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Nantes, par une ordonnance du 23 décembre 2024, a fixé la rétribution de l'avocat Me Lamy-Rabu à sept unités de valeur pour son intervention dans le cadre d'une instance en excès de pouvoir. Cette décision fait suite à une ordonnance du 6 août 2024 qui avait donné acte du désistement de la requérante, Mme A, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, et condamné l'État à lui verser 300 euros. Le juge a appliqué l'article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet d'allouer une rétribution à l'avocat en cas de désistement, en fonction des diligences accomplies.