714 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
714
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 856
Avec résumé IA
Avocat : FLAMANT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 lui infligeant une astreinte administrative de 20 euros par jour pour non-exécution des mesures prescrites par un précédent arrêté du 14 avril 2022 relatif à l'insalubrité de son logement. Le tribunal a jugé irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre l'arrêté du 14 avril 2022, celui-ci étant devenu définitif faute d'avoir été contesté dans les délais. Les autres moyens, tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'erreur de fait, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Antemalex d’un recours en excès de pouvoir contre quatre titres de perception émis le 30 août 2022, réclamant le remboursement d’un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité pour un montant total de 31 616 euros. La société soutenait que son activité principale de bar avait fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public, la rendant éligible aux aides prévues par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’activité principale de la société était le commerce de détail, non interdite, et que l’activité de bar était accessoire, ne permettant pas de bénéficier des aides. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 2020-371 et du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020.
Avocat : ATORI AVOCATS;SELARL CARBONNIER - LAMAZE - RASLE & ASSOCIES
Avocat : CABINET CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SARL V7 contestant l'arrêté préfectoral du 18 mars 2022 ordonnant la fermeture administrative d'urgence de son restaurant « l'Ardoise » à Réquista, ainsi que sa demande indemnitaire pour le préjudice subi. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais a considéré que l'arrêté attaqué était légal, l'urgence étant caractérisée par les graves manquements à l'hygiène constatés lors de l'inspection, justifiant la fermeture sans procédure contradictoire préalable. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de l'arrêté, ainsi que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 26 septembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement Complexe Marina Atlantide pour quatre mois. La société requérante invoquait un vice de procédure et une erreur de droit au regard de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, mais le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision. La solution retenue est donc le rejet de la requête, avec mise à la charge de la société des frais de justice.
Avocat : SELARL CARBONNIER-LAMAZE-RASLE ET ASSOCIES
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a constaté que l’Institut de France avait payé, en cours d’instance, les factures impayées de la SAS Bureau Veritas Exploitation (5 048,21 €) ainsi que les intérêts moratoires et l’indemnité forfaitaire de recouvrement (1 025,69 €), conformément aux articles L. 2192-13 et suivants du code de la commande publique. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces chefs de demande. En revanche, la demande de provision pour des frais complémentaires de recouvrement (322,06 €) a été rejetée, faute de justification suffisante de leur caractère non sérieusement contestable.
Avocat : CABINET GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., agent contractuel de la commune de Toulouse, qui demandait le versement d'une indemnité de licenciement et de congés payés suite au transfert de son activité à la société publique locale (SPL) du Métronum. Le tribunal a jugé que le juge administratif était compétent pour connaître du litige, mais que la requérante ne pouvait prétendre à l'indemnité de licenciement prévue par le décret n° 88-145 du 15 février 1988, dès lors que son contrat de travail avait été repris par la SPL en application de l'article L. 1224-3-1 du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires de Mme C....
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'entrepreneur. Le tribunal a écarté les moyens d'irrégularité de la composition de la commission et d'insuffisance de motivation de la décision attaquée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le refus de visa. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif à la commission de recours.
Avocat : SALAMA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a annulé les rappels de TVA notifiés à la société Camusat Holding pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif que les prestations de services facturées aux filiales n'avaient pas été payées et donc non imposées, le droit à déduction naissant dès l'exigibilité de la taxe chez le fournisseur. Rejetant la substitution de base légale proposée par l'administration, fondée sur l'obligation de régularisation prévue à l'article 271 III b du code général des impôts, le tribunal a accordé la décharge des rappels et le rétablissement du crédit de TVA demandé.
Avocat : LAMARTINE CONSEIL