12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
323 305
Avec résumé IA
Avocat : CHAMBERLAND POULIN
Avocat : LANDETE
Avocat : SELARL ATLANTIQUE ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Orléans annule le refus de la préfète du Loiret de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante nigériane. La requérante justifiait d’un pacte civil de solidarité avec un compatriote titulaire d’une carte de résident, d’un enfant né en France et d’une communauté de vie stable. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : CABINET DUPLANTIER
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 5ème chambre, a examiné les requêtes de M. et Mme B, ressortissants kosovars, contestant les décisions implicites de rejet du préfet de la Gironde refusant de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les requérants avaient été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, a examiné le bien-fondé de leurs demandes. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique où les parties ont été entendues.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 juin 2025 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de Mme C, ressortissante kirghize, vers l'Allemagne, responsable de sa demande d'asile. La requérante soutenait notamment que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené par une personne qualifiée, les initiales de l'agent ne correspondant à aucun agent de la préfecture. Le tribunal a fait droit à ce moyen, annulant l'arrêté pour méconnaissance de l'article 5 du règlement "Dublin III".
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. G, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Moselle du 25 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait. Il a jugé que l'éloignement de M. G constituait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'échec de tentatives précédentes. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 15 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser le fondement de ce rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : PLANTIN
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 10 janvier 2024 qui retirait 8 points du permis de conduire de M. B et constatait son invalidité pour solde nul. Le juge a retenu que l'infraction commise le 29 mai 2023 l'avait été au volant d'un cyclomoteur, un véhicule dont la conduite n'exige pas la détention d'un permis de conduire. En application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, seules les infractions commises avec des véhicules nécessitant un permis peuvent entraîner un retrait de points. Le tribunal a donc enjoint à l'administration de restituer à M. B son permis et les 8 points retirés, et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne du 16 juin 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'exception d'illégalité du refus de séjour, car la décision attaquée se fondait uniquement sur l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 6 mars 2025. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'OQTF, considérant que le moyen était irrecevable car tardif. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. A, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 16 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois, et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet n'avait pas procédé à une vérification suffisante du droit au séjour de l'intéressé, notamment au regard de son mariage avec une ressortissante française, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des mesures contestées, y compris l'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé la décision du 29 décembre 2023 par laquelle la préfète du Loiret a refusé le regroupement familial demandé par Mme B épouse A pour son époux et leur fille. La juridiction a jugé que la préfète ne pouvait pas légalement opposer l'absence de preuve de la réalité de la relation conjugale, cette condition ne figurant pas parmi les exigences légales du regroupement familial. Le tribunal a également estimé que l'administration n'avait pas suffisamment démontré le caractère frauduleux des actes d'état civil guinéens produits, en application des articles L. 434-2, L. 434-5 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combinés à l'article 47 du code civil. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'admettre les bénéficiaires au regroupement familial dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant biélorusse, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), faute de preuve de risques en cas de retour, et celui fondé sur l'article 8 de la même convention, en raison de la brève durée de séjour en France et de l'absence d'attaches familiales ou d'insertion. La décision d'interdiction de retour d'un an a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant pu s'exprimer lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 mars 2023 retirant la carte de séjour pluriannuelle de Mme D et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la seule déclaration de séparation de Mme D dans le cadre d'une procédure de divorce ne suffisait pas à établir une fraude, la communauté de vie n'étant pas rompue à la date de délivrance du titre. La décision s'appuie sur les articles L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BLANDEAU
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise présentée par M. et Mme C. Les requérants, propriétaires d'un bien immobilier à Félines, souhaitent déterminer les causes et conséquences d'un dégât des eaux survenu le 5 décembre 2023, qu'ils attribuent à un défaut d'entretien de la voirie communale. Le juge des référés a désigné un expert avec une mission technique complète, incluant l'évaluation des désordres, de leurs causes et des préjudices, afin d'éclairer un éventuel litige au fond. La demande de la commune de Félines tendant à ce que les frais d'expertise soient mis à la charge des requérants a été rejetée, la liquidation des dépens étant renvoyée à une ordonnance ultérieure.
Avocat : MILLAND
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT