12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 771
Avec résumé IA
Avocat : BLANC
Avocat : COLLANGE
Avocat : CABINET LANDAU & RUDOWICZ (SAS)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le non-respect d'un délai de demande d'asile, n'avait pas suffisamment motivé l'absence de prise en compte de la vulnérabilité alléguée par la requérante, comme l'exigent les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre le rejet de sa demande de naturalisation par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a jugé que le ministre, en se fondant sur des déclarations incomplètes concernant sa descendance et une composition pénale pour conduite sans permis, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son large pouvoir d'opportunité. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatifs aux conditions de naturalisation.
Avocat : MULAND DE LIK
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un GAEC demandant l'annulation du rejet de ses aides PAC pour la campagne 2021. Le juge a estimé que les décisions du préfet, fondées sur un refus de contrôle assimilé, étaient régulières et que la sanction d'une réduction de 100% des aides n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie notamment sur le règlement (UE) n° 1306/2013 et le code rural et de la pêche maritime.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le juge a déclaré irrecevable la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire, car le recours au fond contre cette mesure a un caractère suspensif en vertu de l'article L. 614-1 du CESEDA. Cependant, il a estimé qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus de séjour au regard de l'article L. 425-9 du même code, justifiant une suspension de cette partie de la décision.
Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicite un changement de statut (de "travailleur temporaire" vers "salarié"), ne peut bénéficier de la présomption d'urgence attachée à un simple renouvellement et n'apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Avocat : LANDBECK
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté municipal du 25 mai 2023 s'opposant à une déclaration préalable pour la construction d'une piscine, ainsi que la décision de retrait du 18 août 2023. La juridiction a jugé que la notification de l'opposition, intervenue après l'expiration du délai d'instruction d'un mois, était illégale, ce qui avait fait naître une décision tacite de non-opposition au profit des requérants (articles R. 423-23 et R. 424-1 du code de l'urbanisme). Le maire est enjoint de délivrer une attestation de non-opposition.
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de son arrêté de transfert vers la Pologne au titre du règlement Dublin. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète du Rhône était suffisamment motivée au sens de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que les arguments relatifs à la présence d'un frère bénéficiaire d'une protection en France (article 9 du règlement UE n°604/2013) et aux défaillances systémiques en Pologne n'étaient pas établis. La juridiction a appliqué le règlement Dublin (UE n°604/2013) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation de M. A... B..., ressortissant mauritanien, visant un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que les décisions de la préfète de la Haute-Savoie étaient régulières et suffisamment motivées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de la procédure.
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation, et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que le règlement (UE) n° 604/2013. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la condamnation de l'État à des frais ont également été rejetées, tandis que l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.
Avocat : ILANKO
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... contre les Hospices Civils de Lyon (HCL) pour retard présumé dans la communication de son dossier médical. La juridiction a estimé qu'aucune faute ne pouvait être retenue contre l'établissement, considérant que le dossier avait été communiqué dans un délai raisonnable, notamment lors d'une procédure d'expertise judiciaire. La décision s'appuie sur les dispositions relatives à l'accès au dossier médical prévues par l'article L. 1111-7 du code de la santé publique.
Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice moral d'angoisse suite à une prise en charge dentaire au cours de laquelle un défaut de stérilisation du matériel a été suspecté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (5ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'absence de stérilisation n'était qu'une éventualité à risque minime, le matériel ayant été décontaminé, et que les résultats négatifs des dépistages effectués ne permettent pas de caractériser ni une faute dans l'organisation du service (art. L. 1142-1 du code de la santé publique) ni une défaillance d'un produit de santé engageant la responsabilité sans faute de l'établissement. **Textes appliqués** : Article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des établissements de santé).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante kosovare, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. La juridiction a jugé que l'OQTF était légalement fondée, notamment au regard de l'article L. 611-1 4° du CESEDA, après le rejet définitif de sa demande d'asile, et a estimé que la motivation était suffisante et que son examen particulier avait été respecté. Elle a également admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales après l'obtention de sa carte de séjour, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEBLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... visant à annuler le rejet de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que la décision ministérielle du 23 janvier 2023, fondée sur un séjour irrégulier entre 2016 et 2018, était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction applique les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant le pouvoir discrétionnaire du ministre pour apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal refusant un permis de construire. Le juge estime qu'un des motifs de refus, relatif à la pente d'une rampe d'accès non conforme au PLUi, est suffisant et ne crée pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : BLANCHARD