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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 953 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 953

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 817

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LANEffacer tout
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400665

Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi par une enseignante victime d’une agression verbale reconnue comme accident de service le 5 novembre 2018, a examiné sa demande d’indemnisation pour préjudice moral et d’expertise médicale. La requérante invoquait à la fois la responsabilité pour faute de l’État et sa responsabilité sans faute. Le tribunal a rejeté la responsabilité pour faute, faute d’éléments probants établissant un manquement de l’administration à son obligation de sécurité. En revanche, il a retenu la responsabilité sans faute de l’État, l’accident ayant été reconnu imputable au service, ouvrant droit à réparation des préjudices personnels non couverts par les prestations forfaitaires.

Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET

10 juillet 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403729

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, qui contestait le refus du centre hospitalier d’Auxerre de lui transmettre par voie électronique une copie de son dossier médical, notamment les soins dentaires. Le tribunal a jugé que le refus de communication par courriel, motivé par l’absence de messagerie sécurisée, était illégal, car le centre hospitalier pouvait utiliser une plateforme numérique sécurisée. Il a enjoint à l’établissement de communiquer le dossier dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1111-7 du code de la santé publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT

10 juillet 2025• CH 2 JU
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 474536

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

8 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:474536.20250708• 6ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217062

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la CNRACL du 4 novembre 2022 constatant un refus implicite de sa proposition de validation de services d'agent non titulaire. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 50 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, le silence gardé par l'agent pendant le délai d'un an pour accepter la proposition vaut refus, et que les courriers adressés par M. A ne constituaient pas une acceptation expresse et non équivoque. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des conclusions indemnitaires.

Avocat : SELAS AGN CHALLANS

8 juillet 2025• 3ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400220

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à l’annulation, par un précédent jugement, de l’arrêté préfectoral du 11 février 2021 qui avait illégalement retiré sa qualité de membre du conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Bourgogne Franche-Comté. Le tribunal a reconnu que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Cependant, il a rejeté la demande d’indemnisation au titre du préjudice matériel, estimant que M. A... ne démontrait pas avoir effectivement exercé ses fonctions et perçu les indemnités correspondantes durant la période litigieuse. Le tribunal a également rejeté la demande au titre du préjudice moral, faute de justificatifs suffisants. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : LANDBECK

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400221

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité fautive de l'arrêté préfectoral du 11 février 2021, annulé par un précédent jugement, qui avait retiré sa qualité de membre du conseil économique, social et environnemental régional (CESER) de Bourgogne Franche-Comté. Le tribunal a reconnu que cette illégalité constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, sous réserve d'un préjudice direct et certain. Cependant, il a rejeté la demande d'indemnisation au titre du préjudice matériel, estimant que la perte d'indemnités de fonction résultait de l'absence de participation effective de Mme C... aux réunions du CESER, et non directement de l'arrêté illégal. Le tribunal a également rejeté la demande au titre du préjudice moral, faute pour la requérante d'apporter des éléments suffisants pour en établir la réalité.

Avocat : LANDBECK

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408660

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A épouse B d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis après une ostéotomie bi-maxillaire réalisée le 16 mars 2023 aux Hospices civils de Lyon. Elle invoque un défaut d’information sur une fracture de la mâchoire survenue lors de l’opération et une négligence dans le suivi post-opératoire. Le tribunal, appliquant l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d’établir une faute médicale certaine. En conséquence, il a rejeté la requête principale et ordonné une expertise médicale avant dire droit pour déterminer les responsabilités et l’étendue des préjudices.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

8 juillet 2025• 5ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506832

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait, à titre principal, la communication d'une expertise médicale et l'organisation d'une contre-expertise psychiatrique, et à titre subsidiaire, une nouvelle expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du même code. Le juge a estimé que la demande de communication était devenue sans objet, M. A ayant reçu le document, et que la condition d'urgence n'était pas remplie pour les autres demandes, l'intéressé étant en congé de maladie ordinaire. La demande subsidiaire a été jugée irrecevable pour défaut de requête distincte.

Avocat : SELARL LANDOT ET ASSOCIES

7 juillet 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2201641

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la demande d'indemnisation de M. A, qui soutenait que l'État avait commis une faute en refusant verbalement de renouveler son récépissé et en prenant un arrêté de refus de séjour, ultérieurement annulé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la preuve d'une faute de l'administration n'était pas établie, notamment en l'absence de justification d'une demande de renouvellement de récépissé et d'une illégalité caractérisée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les règles de la responsabilité pour faute.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

4 juillet 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300333

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Aménagement Cau d’une demande de condamnation de la commune de Solaro au versement d’intérêts moratoires pour le retard de paiement du solde d’un marché public d’aménagement de lotissement. La commune avait déjà réglé la somme principale de 15 210 euros en cours d’instance. Le tribunal a fait droit à la demande, condamnant la commune à verser les intérêts moratoires calculés conformément aux articles L. 2192-12, L. 2192-13 et R. 2192-31 du code de la commande publique, à compter du lendemain de l’expiration du délai de paiement de 40 jours prévu au CCAP.

Avocat : VAILLANT

4 juillet 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509386

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nemours fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 7 rue Gautier 1er, dont la charpente et la couverture se sont dégradées à la suite d'un incendie, créant un danger pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer l'existence d'un danger (imminent ou non) et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

Avocat : VAN ELSLANDE

4 juillet 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409167

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 5 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Rhône confirmait un indu d'allocation de logement familiale de 5 295 euros réclamé à Mme B. La juridiction a retenu le moyen tiré du défaut de signature de la décision, en violation de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, Mme B est déchargée de l'obligation de payer cette somme, sauf si l'administration reprend une nouvelle décision régulière dans un délai de deux mois.

Avocat : PALLANCA

4 juillet 2025• JU Chambre Sociale
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202461

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, professeur certifié, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Versailles de lui verser l'indemnité d'éloignement dégressive pour les années 2019 et 2020 durant son affectation à Mayotte. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que M. A ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues par le décret n° 2013-965 du 28 octobre 2013, notamment en raison de la durée de son séjour. Les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du principe d'égalité et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont également été écartés. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.

Avocat : LANGA

3 juillet 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304200

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de la SAS France Intervention, qui contestait des rappels de TVA, de taxe d’apprentissage, de participation à l’effort de construction et de contribution sur les activités privées de sécurité pour la période 2018-2020. La société invoquait une irrégularité dans la notification de l’avis de mise en recouvrement, mais le tribunal a jugé que cette irrégularité ne l’avait privée d’aucune garantie, le pli ayant été retiré. Elle soutenait également que l’administration avait utilisé une méthode d’évaluation moins précise que sa comptabilité, mais le tribunal a constaté que les rappels avaient été établis sur la base des encaissements comptabilisés, écartant ce moyen. La décision s’appuie sur le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.

Avocat : SCP NATAF & PLANCHAT

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307362

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B C, agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (2007-2012) liées à des comptes bancaires non déclarés en Suisse et au Luxembourg. Le requérant soutenait que son père avait commis un recel successoral sur ces comptes, le privant de tout droit sur les revenus, et que la procédure de rectification était irrégulière. Le tribunal a rejeté l'ensemble de la requête, jugeant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées et que le requérant n'apportait pas la preuve du recel successoral allégué. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 57 et L. 169 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les conventions fiscales avec le Luxembourg et la Suisse.

Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501407

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande du port de Palavas-les-Flots pour déterminer l'origine des malfaçons et désordres affectant la capitainerie, notamment des infiltrations et des problèmes sur la structure métallique, l'escalier, les portes et l'ascenseur. La mesure a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger des responsabilités, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, en rechercher les causes et chiffrer le coût des travaux de réparation.

Avocat : S.E.P. ORTOLLAND

1 juillet 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300800

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A B, agent territorial, contestant les décisions de la communauté de communes Terres de Camargue fixant son régime indemnitaire (IFSE, ISS, PSR) et demandant réparation pour des préjudices matériels et moraux liés à une discrimination et à des irrégularités dans sa carrière. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que ses demandes indemnitaires étaient irrecevables en raison de l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 18 juillet 2022 et de la prescription quadriennale pour la période antérieure. Il a également estimé que les décisions attaquées étaient légales, la modulation de l'ISS et de la PSR étant justifiée par la manière de servir de l'agent, et a rejeté les allégations de discrimination et de détournement de procédure. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO

1 juillet 2025• 2ème chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302326

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la SAS Ducournau, titulaire du lot n°2 "gros œuvre" pour la réhabilitation de la salle des fêtes de Lesgor, afin d'obtenir le paiement de 12 605,07 euros correspondant au solde des travaux et à la retenue de garantie. La société soutenait que les travaux avaient été réceptionnés sans réserve le 19 juillet 2022 et que la commune refusait de payer. La commune de Lesgor opposait le non-respect des délais et des obligations contractuelles par l'entreprise. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la SAS Ducournau n'avait pas respecté la procédure contractuelle prévue par le cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux, notamment en ne notifiant pas un projet de décompte final dans les délais impartis.

Avocat : SELAS LEGILAND

30 juin 2025• CHAMBRE 1
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503164

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de l'association syndicale autorisée (ASA) des Irrigants du Pays d'Ensérune. Cette expertise vise à constater et analyser les désordres affectant la branche Puisserguier de son réseau d'irrigation, apparus dès 2021, et à en déterminer les causes ainsi que le coût des travaux de réparation. La solution retenue fait droit à la demande d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en raison de son caractère utile. La demande de l'ASA tendant à ce que les frais de l'instance soient mis à la charge des défendeurs a été rejetée.

Avocat : MARLE-PLANTE

30 juin 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400839

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ancienne principale de collège, qui contestait le nombre de trimestres retenus pour le calcul de sa pension de retraite. La requérante demandait le versement de sommes dues à compter du 1er septembre 2023, estimant que l'administration avait commis une erreur en retirant un trimestre pour l'année 1993. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué l'article R. 26 bis du code des pensions civiles et militaires de retraite, qui limite à quatre le nombre de trimestres pris en compte par année civile, en procédant à un écrêtement pour les années 1993 et 1987 où Mme B cumulait des cotisations dans deux régimes. La solution retenue est le rejet de la requête comme non fondée.

Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

27 juin 2025• JUGE UNIQUE F CHRISTOPHE