12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 168
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les requêtes de M. A... contestant le refus du préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation de défricher. Le tribunal a jugé que l'opération projetée constituait bien un défrichement au sens de l'article L. 341-1 du code forestier, et non un simple débroussaillement, car elle visait à détruire l'état boisé du terrain pour permettre une construction. La décision de refus a été considérée comme légale, le préfet ayant suffisamment motivé son appréciation sur l'atteinte au paysage, à la continuité écologique et à la prévention des incendies, sans commettre d'erreur manifeste. Les demandes de M. A... ont donc été rejetées, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : VAILLANT PATRICE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 27 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien de 1988. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : LANDOLSI
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... D..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation concernant l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les craintes de persécutions en cas de retour en République démocratique du Congo n'étaient pas établies, et que la requérante ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la décision préfectorale a été confirmée.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l’exécution des décisions implicites de rejet du préfet de l’Aube concernant les demandes de titre de séjour de Mme A... B... et de Mme C... B.... La juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérantes ne justifiant pas d’une situation suffisamment grave et immédiate, la précarité alléguée et le risque pour l’alternance de Mme C... B... n’étant pas établis avec certitude. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône d'accorder le regroupement familial à un ressortissant algérien pour son épouse. Le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant que l'administration n'avait pas démontré que les conditions de ressources ou de logement prévues par l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'étaient pas remplies. En l'absence de mémoire en défense, la préfète n'a pas justifié son refus, ce qui a conduit à l'annulation. Le tribunal a également enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de trente jours.
Avocat : LANTHEAUME
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Axeme Deco, qui contestait une lettre de relance du trésorier de la communauté Carnelle Pays de France pour le recouvrement de 33 080,41 euros de pénalités contractuelles. Le tribunal a jugé que cette lettre de relance, fondée sur l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, ne constitue ni un titre exécutoire ni un acte de poursuite, et n'est donc pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Les conclusions en décharge de l'obligation de payer ont également été jugées irrecevables, faute de contestation des titres exécutoires sous-jacents. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté d'assignation à résidence du 2 janvier 2026. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté la demande d'annulation des deux arrêtés ainsi que les conclusions accessoires, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 novembre 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État était établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. Pour évaluer le préjudice, il a pris en compte la situation de M. B..., menacé d’expulsion avec son épouse et leurs trois enfants mineurs, et a condamné l’État à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence. Cette décision s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : LALANNE
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé contractuel, a rejeté la requête de la société Kazuba. Celle-ci demandait l’annulation du contrat conclu le 22 décembre 2025 entre la Commune de Six-Fours-Les-Plages et la SA SANISPHERE, en raison d’une signature anticipée qui l’aurait privée de son droit à un référé précontractuel. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment le non-respect du délai de 11 jours prévu à l’article R. 2182-1 du code de la commande publique et l’irrégularité du CCTP, n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande de nullité du contrat et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : NIQUET - TOURNAIRE CHAILAN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer M. A..., ressortissant bangladais réfugié, à un rendez-vous dans un délai de quinze jours afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de voyage. Le juge a constaté que le requérant se heurtait à un blocage technique persistant sur la plateforme de l'ANEF, ce qui l'empêchait d'exercer sa liberté d'aller et venir, droit fondamental corollaire de sa qualité de réfugié. La mesure a été jugée urgente et utile, ne faisant obstacle à aucune décision administrative, et a été assortie d'une astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 561-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de délivrance d’une carte de résident. Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment celles présentées au titre des frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 675,01 euros pour la période de juillet 2022 à avril 2024. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de la décision et des séjours à l'étranger liés à un harcèlement. Le tribunal a jugé le moyen d'incompétence manifestement infondé, la signature émanant de la cheffe du service compétent, et le second moyen insuffisamment précisé. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.
Avocat : PALLANCA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 13 janvier 2026 pris par le préfet de la Loire-Atlantique à l'encontre de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que, malgré l'urgence caractérisée par l'imminence de l'expulsion, l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était pas manifestement disproportionnée au regard de la menace grave pour l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé, compte tenu de ses multiples condamnations pénales, dont des faits de violence et d'agression sexuelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. D... contre l'arrêté du préfet de la Moselle l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, la délégation de signature et la motivation de l'arrêté étant suffisantes. Il juge que l'obligation de se présenter une fois par semaine n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation ni disproportionnée, et que l'argument tiré d'un défaut de base légale est inopérant. La décision est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLANVILLAIN
Avocat : SELARL PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d'une demande de provision de 5 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices subis du fait d'une décision illégale de refus de titre de séjour du préfet des Alpes-Maritimes. Le juge des référés a constaté que le tribunal avait déjà statué sur les conclusions indemnitaires de la requérante par un jugement du 25 septembre 2025. En conséquence, la demande de provision est devenue sans objet et a été rejetée. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par la commune de Marseille d’une demande d’expertise sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, afin de constater l’état des immeubles avoisinant les travaux de réhabilitation du stade Gherzo. La juridiction a fait droit à cette demande, considérant l’expertise utile pour prévenir d’éventuels dommages liés aux travaux publics. En revanche, les conclusions accessoires de M. et Mme G... tendant à l’annulation du permis de construire ont été rejetées comme irrelevantes de la compétence du juge des référés.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Elle a jugé que Mme A... ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) car elle n'avait pas sollicité ce fondement, et que les conditions de l'article L. 435-1 du même code n'étaient pas remplies, faute d'éléments suffisants sur son intégration et ses attaches en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
Avocat : BLANDIN
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’un titre de pension. L’administration ayant émis un nouveau titre de pension régularisant sa situation, le requérant s’est désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à M. A... la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : LANDBECK