12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 009
Avec résumé IA
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., puéricultrice territoriale, qui sollicitait la condamnation du département de la Seine-Maritime pour défaut d'information sur son droit d'option prévu par le décret du 18 août 2014. Le tribunal a jugé qu'aucune faute n'était imputable au département, dès lors que Mme A... était réputée avoir exercé un droit d'option définitif en juillet 2012 pour la fonction publique hospitalière, en application du décret du 29 septembre 2010. Il a également estimé que la requérante ne démontrait pas qu'elle aurait opté pour le nouveau cadre d'emploi territorial si elle en avait été informée, ni le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices financiers invoqués. La solution retenue se fonde sur les dispositions des décrets n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 et n° 2014-923 du 18 août 2014, ainsi que sur la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour étudiant. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la demande de titre avait été envoyée par voie postale sans y être autorisé, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré qu'une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision implicite faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à Mme A..., ressortissante algérienne, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, compte tenu des vaines démarches de l'intéressée depuis mai 2023 et de sa situation personnelle en France. La préfète doit communiquer une date de rendez-vous sous quinze jours, et l'État est condamné à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A... d’une contestation relative à une décision de la rectrice des Pays de la Loire limitant le montant et la durée de ses indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) et prévoyant leur imposition. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction manifestement incompétente. Il a rappelé que les litiges relatifs aux prestations du régime de sécurité sociale, même lorsqu’ils concernent des fonctionnaires et sont pris par une autorité administrative, relèvent de la compétence du juge judiciaire (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société Segeprim contestant le refus de permis de construire une résidence de 24 logements à Aix-en-Provence. La société soutenait que le permis tacite était acquis, le délai d'instruction ayant été irrégulièrement prolongé par une demande de pièces complémentaires adressée à l'architecte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’existence d’un permis tacite n’était pas fondé et que les autres moyens (incompétence, violation du PLU) étaient infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de l’arrêté municipal du 9 juillet 2024.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le 20 mai 2025, le requérant s’est vu délivrer le titre de séjour sollicité. Par ordonnance du 16 janvier 2026, le président de la 1ère chambre a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1) ont été rejetées.
Avocat : LANDETE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... qui demandait à être mis à l'abri par l'État. Le juge a considéré que, malgré la situation de détresse médicale et sociale invoquée, la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant ou était manifestement mal fondée au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles. Aucune carence caractérisée de l'État n'a été retenue, justifiant le rejet de la requête par ordonnance motivée sans audience.
Avocat : BLANCHOT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... comme irrecevable pour tardiveté. Celle-ci contestait un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que la notification de l'arrêté, envoyée par courrier recommandé, comportait les mentions des voies et délais de recours, et que la requête, enregistrée le 6 mars 2025, était présentée après l'expiration du délai d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANSARD CANELLE
Avocat : SELARL PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné les recours de la société Agi-Rent contre deux décisions de l'inspection du travail et de la ministre du travail refusant l'autorisation de licencier M. B..., un salarié protégé. La société invoquait un vice de procédure (non-respect du contradictoire), des erreurs de fait et une erreur d'appréciation sur la gravité des fautes. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le refus d'autorisation de licenciement. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés mandatés.
Avocat : CABINET BOULAN KOERFER PERRAULT
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à condamner l’Agence nationale de l’habitat (Anah) à lui verser 2 200 euros au titre de la prime « MaPrimeRénov » attribuée en 2021. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de sa requête, désistement que le tribunal a constaté comme pur et simple. Par un jugement du 15 janvier 2026, la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, mettant fin au litige sans examiner le fond. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au-delà des règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : SCP LEBLANC DE BREK FOUCAULT
Avocat : LANGLADE & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A..., praticien hospitalier contractuel, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d’Antibes Juan-Les-Pins pour des fautes liées au recours abusif à des contrats à durée déterminée successifs et au non-renouvellement de son dernier contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions indemnitaires, estimant que M. A... n'apportait pas la preuve de préjudices directs et certains résultant des fautes alléguées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. F... contestant l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de défaut d'examen. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F..., y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 refusant un titre de séjour pour raison médicale, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en ne reconnaissant pas que l’état de santé du fils du requérant, atteint d’un syndrome de Sturge Weber nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, justifiait la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article 6-7 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue s’appuie également sur l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant.
Avocat : LANSARD CANELLE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, soutenant que la proposition de rectification et les avis d'imposition avaient été envoyés à une adresse erronée. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien notifié ces documents à la dernière adresse communiquée par le contribuable, et que l'erreur d'adresse alléguée était sans incidence sur la régularité ou le bien-fondé des impositions. La décision s'appuie sur les articles L.57 et L.253 du livre des procédures fiscales.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Les appartements de Prune. Celle-ci contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19, au titre des mois d'avril et mai 2021. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le point 15 de la foire aux questions, faute d'intérêt à agir pour la société requérante. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit au regard du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.
Avocat : SOCIETE BDO AVOCATS ATLANTIQUE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait à être convoqué en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande n'était pas utile, car le dépôt doit se faire via le téléservice ANEF, et que le requérant n'avait pas épuisé les solutions d'accompagnement prévues par l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De plus, une décision implicite de rejet de sa précédente demande était déjà intervenue. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN