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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2108569

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2108569

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2108569
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantSOCIETE BDO AVOCATS ATLANTIQUE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SARL Les appartements de Prune. Celle-ci contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le bénéfice du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19, au titre des mois d'avril et mai 2021. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le point 15 de la foire aux questions, faute d'intérêt à agir pour la société requérante. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'erreur de droit au regard du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet 2021 et 4 février 2022, la société à responsabilité limitée (SARL) Les appartements de Prune, représentée par Me Lermite, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 15 juin 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique lui a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 au titre des mois d’avril et mai 2021 et le point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises, dans sa version en vigueur au 23 mars 2021 ;

2°) d’enjoindre à l’administration de faire droit à sa demande tendant au bénéfice de cette aide au titre des mois d’avril et mai 2021, pour un montant total de 17 815 euros ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la décision attaquée est entachée d’une erreur de droit au regard du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation ;
le point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises, dans sa version en vigueur au 23 mars 2021 n’est pas applicable à sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2021, la directrice régionale des finances publiques des Pays de la Loire et du département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
les conclusions à fin d’annulation du point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises sont irrecevables, dès lors qu’il ne correspond ni à un acte à caractère réglementaire ni à une décision faisant grief ;
les moyens soulevés par la SARL Les appartements de Prune ne sont pas fondés.


Par un courrier du 1er décembre 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de l’irrecevabilité des conclusions de la SARL Les appartement de Prune tendant à l’annulation du point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises, faute d’intérêt à agir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code civil ;
le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;
le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, modifié ;
le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
le rapport de M. Barès,
et les conclusions de M. Huin, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

La société à responsabilité limitée (SARL) Les appartements de Prune, qui exerçait une activité de holding, a repris l’activité de vente de vêtements exploitée par sa filiale, la société La maison de Prune, à l’occasion d’une transmission universelle de patrimoine de cette dernière à compter du 1er octobre 2020, par un procès-verbal d’associée unique signé le 24 août 2020. Elle a sollicité auprès de l’administration fiscale le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19, au titre des mois d’avril et mai 2021. Par une décision du 15 juin 2021, dont la SARL Les appartements de Prune demande l’annulation, le directeur général des finances publiques a rejeté sa demande.

Sur les conclusions à fin d’annulation du point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises :

Il ne ressort pas des pièces du dossier que l’administration fiscale se serait fondée sur le point 15 de la foire aux questions relative au fonds de solidarité en faveur des entreprises dans sa version en vigueur au 23 mars 2021 pour refuser à la société Les appartements de Prune le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 au titre des mois d’avril et mai 2021. Dans ces conditions, la société requérante ne justifie d’aucun intérêt pour en demander l’annulation. Par suite, ses conclusions sont irrecevables et doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d’annulation de la décision du 15 juin 2021 :

D’une part, aux termes de l’article 1er de l’ordonnance du 25 mars 2020 portant création d’un fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, dans sa version en vigueur jusqu’au 21 juillet 2021 : « Il est institué, jusqu'au 16 février 2021, un fonds de solidarité ayant pour objet le versement d'aides financières aux personnes physiques et morales de droit privé exerçant une activité économique particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation du covid-19 et des mesures prises pour en limiter la propagation. Sa durée d'intervention peut être prolongée par décret pour une durée d'au plus six mois. ». Aux termes de l’article 1er du décret du 30 mars 2020 relatif au fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, dans sa rédaction applicable : « I.- Le fonds mentionné par l'ordonnance du 25 mars 2020 susvisée bénéficie aux personnes physiques et personnes morales de droit privé résidentes fiscales françaises exerçant une activité économique, ci-après désignées par le mot : entreprises, remplissant les conditions suivantes : (...) / 2° Elles ne se trouvaient pas en liquidation judiciaire au 1er mars 2020 ; (...) ».

Aux termes de l’article 3-26 du décret du 30 mars 2020 visé ci-dessus, dans sa version applicable au présent litige : « I.-A. - Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret, n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de département ordonnant la fermeture de l'entreprise en application du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 16 octobre 2020 précité ou du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 29 octobre 2020 précité, bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois d'avril 2021, lorsqu'elles remplissent les conditions suivantes : / 1° Elles ont fait l'objet : / a) D'une interdiction d'accueil du public sans interruption du 1er avril 2021 au 30 avril 2021 et ont subi une perte de chiffre d'affaires, y compris le chiffre d'affaires réalisé sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter, d'au moins 20 % durant la période comprise entre le 1er avril 2021 et le 30 avril 2021 ; / b) D'une interdiction d'accueil du public entre le 1er avril 2021 et le 30 avril 2021 et ont subi une perte de chiffre d'affaires, y compris le chiffre d'affaires réalisé sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter, d'au moins 20 % durant la période comprise entre le 1er avril 2021 et le 30 avril 2021. / 2° Ou elles ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er avril 2021 et le 30 avril 2021 (...) / 4° Elles ont débuté leur activité avant le 31 janvier 2021. (...) / IV.- La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois d'avril 2021 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / - le chiffre d'affaires réalisé durant le mois d'avril 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 selon l'option retenue par l'entreprise lors de sa demande au titre du mois de février 2021 ou le cas échéant du mois de mars 2021 si aucune demande n'a été déposée au titre du mois de février 2021 ; ou si le fonds de solidarité n'a pas été demandé au titre du mois de mars 2021, le chiffre d'affaires réalisé durant le mois d'avril 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 ; (...) ».

Aux termes de l’article 3-27 du même décret, dans sa version applicable au présent litige : « I.-A.-Les entreprises mentionnées à l'article 1er du présent décret, n'ayant pas fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de département ordonnant la fermeture de l'entreprise en application du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 16 octobre 2020 précité ou du troisième alinéa de l'article 29 du décret du 29 octobre 2020 précité, bénéficient d'aides financières prenant la forme de subventions destinées à compenser la perte de chiffre d'affaires subie au cours du mois de mai 2021, lorsqu'elles remplissent les conditions suivantes : 1° Elles ont fait l'objet : / a) D'une interdiction d'accueil du public sans interruption du 1er mai 2021 au 31 mai 2021 et ont subi une perte de chiffre d'affaires, y compris le chiffre d'affaires réalisé sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter, d'au moins 20 % durant la période comprise entre le 1er mai 2021 et le 31 mai 2021 ; / b) D'une interdiction d'accueil du public entre le 1er mai 2021 et le 31 mai 2021 et ont subi une perte de chiffre d'affaires, y compris le chiffre d'affaires réalisé sur les activités de vente à distance, avec retrait en magasin ou livraison, ou sur les activités de vente à emporter, d'au moins 20 % durant la période comprise entre le 1er mai 2021 et le 31 mai 2021 ; / 2° Ou elles ont subi une perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 % durant la période comprise entre le 1er mai 2021 et le 31 mai 2021 (…) IV.-La perte de chiffre d'affaires au sens du présent article est définie comme la différence entre, d'une part, le chiffre d'affaires au cours du mois de mai 2021 et, d'autre part, le chiffre d'affaires de référence défini comme : / -le chiffre d'affaires réalisé durant le mois de mai 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 selon l'option retenue par l'entreprise lors de sa demande au titre du mois de février 2021 ou le cas échéant du mois de mars 2021 si aucune demande n'a été déposée au titre du mois de février 2021 ou le cas échéant du mois d'avril 2021 si aucune demande n'a été déposée au titre des mois de février et de mars 2021 ; ou si le fonds de solidarité n'a pas été demandé au titre du mois de d'avril 2021, le chiffre d'affaires réalisé durant le mois de mai 2019, ou le chiffre d'affaires mensuel moyen de l'année 2019 ; (…). ».

D’autre part, aux termes de l’article 1844-5 du code civil : « (…) En cas de dissolution, celle-ci entraîne la transmission universelle du patrimoine de la société à l'associé unique, sans qu'il y ait lieu à liquidation. Les créanciers peuvent faire opposition à la dissolution dans le délai de trente jours à compter de la publication de celle-ci. Une décision de justice rejette l'opposition ou ordonne soit le remboursement des créances, soit la constitution de garanties si la société en offre et si elles sont jugées suffisantes. La transmission du patrimoine n'est réalisée et il n'y a disparition de la personne morale qu'à l'issue du délai d'opposition ou, le cas échéant, lorsque l'opposition a été rejetée en première instance ou que le remboursement des créances a été effectué ou les garanties constituées (…) ».

Le refus d’attribution des aides en litige repose sur le motif tiré de ce que le chiffre d’affaires de référence déclaré par la SARL Les appartements de Prune ne correspondait pas à celui mentionné dans ses déclarations fiscales au titre de l’année 2019.

Il ressort des pièces du dossier que la société Les appartements de Prune a procédé, au 1er octobre 2020, à l’absorption de sa filiale, la société La maison de Prune, qui exerçait une activité de vente de vêtements. Eu égard aux effets de la transmission universelle de patrimoine qui en est résulté, laquelle n’a pas entrainé la création d’une nouvelle personne morale, la SARL Les appartements de Prune, en tant que société absorbante, ne peut pas être considérée comme distincte de la société absorbée et doit être regardée comme ayant poursuivi l’activité de la société La maison de Prune. Eu égard à l’objectif du décret du 30 mars 2020, qui tend à compenser, au profit des entreprises éligibles, les conséquences d’une interdiction d’accueil du public à raison de la survenue de l’épidémie de covid-19, l’appréciation de l’évolution de la situation économique de l’entreprise demanderesse, par comparaison à la période de référence précédant la survenue de cette épidémie, implique de tenir compte, pour le calcul de l’aide demandée, du périmètre de son exploitation, lequel inclut l’entreprise qu’elle a absorbée au 1er octobre 2020. La SARL Les appartements de Prune était par suite fondée à déclarer comme chiffre d’affaires de référence, au sens des dispositions précitées des articles 3-26 et 3-27 du décret du 30 mars 2020, applicables aux demandes d’aides formées au titre des mois d’avril et mai 2021, la somme de son chiffre d’affaires et de celui réalisé par la société La maison de Prune dans le cadre son activité. Par suite, la SARL Les appartements de Prune est fondée à soutenir qu’en lui opposant le refus en litige du 15 juin 2021, l’administration a inexactement appliqué les dispositions précitées des articles 3-26 et 3-27 du décret du 30 mars 2020.

En outre, si l’administration peut être regardée comme opposant en défense un autre motif, tiré de ce que la nouvelle activité de la société requérante ayant débuté le 1er octobre 2020, le chiffre d’affaires de référence à retenir était le chiffre d’affaires mensuel du mois de décembre 2020, il ressort toutefois des pièces du dossier que la transmission universelle de patrimoine de la SARL La maison de Prune à la société Les appartements de Prune n’a pas donné lieu à la création d’une personne morale nouvelle, comme il a été dit au point précédent. En conséquence, et alors qu’il ressort des pièces du dossier qu’elle a été enregistrée au registre du commerce et des sociétés le 7 février 2005, la SARL Les appartements de Prune ne peut être regardée comme ayant été créée à la date de son absorption de la société La maison de Prune le 1er octobre 2020, pour l’application des dispositions des articles 3-26 et 3-27 du décret du 30 mars 2020. Il suit de là que le motif invoqué par l’administration n’est pas de nature à fonder légalement les décisions attaquées, de sorte qu’il n’y a pas lieu de procéder à la substitution de motifs demandée.

Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’autre moyen de la requête, la décision du 15 juin 2021 par laquelle le directeur général des finances publiques a refusé à la SARL Les appartements de Prune le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 au titre des mois d’avril et mai 2021 doit être annulée.

Sur les conclusions à fin d’injonction :

Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu’il soit enjoint à l’administration de réexaminer la situation de la société requérante au regard de sa demande tendant au bénéfice de l’aide en cause au titre des mois d’avril et mai 2021, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, en vertu de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Les appartements de Prune et non compris dans les dépens.




D É C I D E :

Article 1er : La décision du 15 juin 2021 par laquelle le directeur général des finances publiques a refusé le bénéfice du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid-19 à la SARL Les appartements de Prune au titre des mois d’avril et mai 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à l’administration de réexaminer la demande de la SARL Les appartements de Prune tendant au bénéfice des aides en cause, dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L’Etat versera à la SARL Les appartements de Prune la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Les appartements de Prune et au directeur régional des finances publiques des Pays-de-la-Loire et du département de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 11 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Allio-Rousseau, présidente,
M. Barès, premier conseiller,
Mme Frelaut, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 15 janvier 2026.

Le rapporteur,





M. BARESLa présidente,





M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La greffière,





C. MICHAULT

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

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