12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 718
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à l'état de santé, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans s'estimer lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A..., ressortissante algérienne, qui sollicitait un rendez-vous pour faire enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et obtenir un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a fait droit à sa requête, considérant que la condition d'urgence était remplie en raison des difficultés de l'intéressée à trouver un stage pour valider son BTS, faute de justificatif de séjour, et que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer une date de rendez-vous dans un délai de six semaines.
Avocat : LANGLOIS
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire d'Amiens. Constatant que le requérant avait déjà contesté le permis de construire initial dans une instance en cours (n° 2504590), le tribunal a fait application de l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme. Selon ce texte, la légalité d'un permis modificatif ne peut être contestée que dans le cadre de l'instance déjà ouverte contre le permis initial. Par conséquent, l'ordonnance a radié la nouvelle requête des registres pour la joindre comme mémoire à l'instance n° 2504590.
Avocat : LAPLANTE
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à un ressortissant congolais. Le requérant avait demandé la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que ce défaut de réponse rendait la décision illégale pour défaut de motivation, sans examiner les autres moyens. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., agent hospitalier, d'une demande de suspension de la décision du 26 septembre 2025 refusant de prendre en compte les préconisations du médecin du travail et le maintenant en poste de jour. En cours d'instance, le centre hospitalier a rapporté cette décision en affectant l'agent sur un poste de nuit à compter du 2 janvier 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : LAPLANTE
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société « Bien dans sa maison » d’un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le CCAS de Montournais pour des pénalités de retard liées à l’exécution d’un marché public d’aide à domicile. La société s’est désistée de sa requête en cours d’instance, désistement accepté par le CCAS. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du CCAS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Cette requête en référé, présentée devant le Tribunal Administratif de Nantes, concerne la demande de M. B... d'enjoindre à l'ambassade de France à Dacca de légaliser ses actes d'état civil (naissance et mariage) pour finaliser son dossier de naturalisation. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande. La solution retenue est que la naturalisation étant une faveur et non un droit, l'absence de traitement de sa demande par l'ambassade ne constitue pas une urgence suffisante au sens de la procédure de référé, car le requérant ne justifie pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'est directement appliqué dans le raisonnement.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé suspension d'une décision implicite de rejet du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante gabonaise, en qualité de parent d'enfant français. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Garonne ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, ainsi que contre le rejet implicite de son recours par le ministre de l’intérieur. Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2025, M. A... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et que rien ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, a prononcé une ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d’instance, acté par l’ordonnance du 14 janvier 2026.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en annulation dirigée contre un arrêté de transfert aux autorités espagnoles et un arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet de Maine-et-Loire. La requérante, représentée par un avocat, demandait également une injonction de délivrance d'une attestation de demandeur d'asile et des frais de justice. Le magistrat désigné, statuant seul sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement. En conséquence, l'ordonnance donne acte du désistement et met fin à l'instance.
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de M. C..., ressortissant centrafricain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués (proximité de la rentrée scolaire en janvier, situation professionnelle et droits sociaux) ne caractérisant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par une ressortissante colombienne demandant une injonction au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, la requérante s’étant maintenue irrégulièrement en France pendant cinq ans sans justifier de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, cette dernière étant accordée à titre provisoire.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a examiné le recours de M. A... contre la décision de la CDAPH du Doubs rejetant sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et d'orientation professionnelle. Le tribunal a rappelé que le juge de plein contentieux doit se prononcer lui-même sur les droits de l'intéressé au regard des faits à la date de sa décision, et non sur les vices propres de la décision attaquée. Il a également relevé que les conclusions d'annulation de la décision d'orientation professionnelle étaient irrecevables en l'absence de recours administratif préalable obligatoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail, ainsi que sur les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A... de recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du préfet de Lot-et-Garonne refusant de leur délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a fait droit à leurs demandes en leur délivrant une carte de séjour temporaire. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales, tout en maintenant leurs demandes de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 1 300 euros à leur avocate.
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B..., la préfète de l'Isère ayant finalement décidé, le 19 décembre 2025, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de procès, estimant que le recours avait été nécessaire pour obtenir cette décision favorable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : BLANDIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 février 2022 mettant fin à son hébergement en CADA. Le tribunal a estimé que l'OFII avait bien pris en compte la situation personnelle du requérant, conformément à l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que l'absence d'information du préfet, prévue aux articles L. 552-5 et R. 552-6 du CESEDA, était sans incidence sur la légalité de la décision. Enfin, le tribunal a considéré que les faits de comportement inapproprié et de harcèlement reprochés à M. B... justifiaient la décision de l'OFII, laquelle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : LAPLANE
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E... A... D... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de son fils mineur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal près de trois mois après la naissance de la décision implicite, et ce malgré l’argument d’une impossibilité d’inscription en centre de formation d’apprentis après le 15 janvier 2026. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de procès.
Avocat : M'LANAO
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la société Sunset Investissements d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre de la commune du Cannet par un jugement du 5 juin 2024, qui enjoignait à cette dernière de délivrer un permis de construire. La commune n'ayant pas exécuté le jugement, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La solution retenue consiste à liquider l'astreinte et à en fixer le montant, sans pouvoir modifier le taux de l'astreinte définitive sauf cas de force majeure, conformément aux dispositions applicables.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI