12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 268
Avec résumé IA
Avocat : SCP DELPLANCKE - LAGACHE - MARTY - POZZO DI BORGO - ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du maire de Noisy-sur-Oise de transférer son autorisation de stationnement de taxi. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, car M. A... n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite, conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a jugé que la demande de transfert devait être appréciée sous le régime de la loi du 1er octobre 2014, et que M. A... ne justifiait pas de l'exploitation effective et continue de son autorisation pendant quinze ans, condition requise par l'article L. 3121-2 du code des transports. En conséquence, la décision de rejet a été validée et les conclusions à fin d'injonction ainsi que les demandes de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de Montreuil, ordonnance de référé (art. L. 521-3 CJA). Une ressortissante ivoirienne demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge rejette la requête comme manifestement mal fondée, faute pour la requérante d'avoir déposé sa demande de renouvellement selon les modalités réglementaires applicables (comparution personnelle au guichet ou voie postale), et non via la plateforme « démarches-simplifiées » non prévue pour ce type de titre (art. R. 431-2 et R. 431-3 CESEDA).
Avocat : GOZLAN
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Seine-et-Marne sur la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante congolaise. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour le préfet d’avoir communiqué les motifs de son refus à la demande de l’intéressée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a rappelé que l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit de manière exclusive la situation des ressortissants algériens, rendant inapplicable l'article L. 435-1 du CESEDA invoqué par le requérant. Bien que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire de régularisation, le tribunal a estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé (célibataire, sans charge de famille, activité professionnelle inférieure à trois ans). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme et M. A... qui demandaient l'annulation des décisions du maire de Boissise-la-Bertrand et du président du syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne (SDESM) refusant d'enfouir le réseau électrique sur leur propriété. Les requérants contestaient ces refus en invoquant notamment une contradiction avec une délibération municipale et une rupture d'égalité. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application des articles L. 322-4 du code de l'énergie et L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 27 mars 2025, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B... et de réexaminer sa situation. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du 15 janvier 2026. Il a également condamné l’État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais d’instance.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis 2023. Le requérant invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses droits, notamment en raison de la naissance de son enfant français en 2025. Le juge a estimé que le simple courrier électronique l'incitant à exécuter volontairement la mesure ne caractérisait pas une situation d'urgence justifiant une intervention en 48 heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen au fond.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les recours de M. E... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’aides exceptionnelles, ainsi que l’opposition à contrainte de M. E... et M. D.... La solution retenue est le rejet de l’ensemble des requêtes. Le tribunal a jugé que la situation de concubinage de M. E... était établie, justifiant la récupération des indus sur le fondement des articles L. 262-10 et suivants du code de l’action sociale et des familles, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 262-45 du même code.
Avocat : SELAS AGN CHALLANS
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C..., ressortissant tunisien, contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour dit « de retour ». Le tribunal a considéré que la décision explicite de la commission de recours du 16 mai 2024 s'était substituée à la décision consulaire initiale et à la décision implicite de rejet. Il a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés.
Avocat : LE SCOLAN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant camerounais. Le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas produit de mémoire en défense et que les moyens soulevés, notamment le défaut de saisine de la commission du titre de séjour et l'absence de motivation, étaient fondés. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont les articles L. 432-13, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 112-3 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé, au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son entrée récente en France et de ses attaches familiales conservées en Algérie. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BAYEKOLA MILANDOU
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Tinténiac refusant un permis de construire pour la réhabilitation d’un bâtiment et la création d’une piscine. Le requérant a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 11 décembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
Avocat : BLANQUET
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le syndicat des copropriétaires Le Rigon d'un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du maire des Pennes-Mirabeau conditionnant la reprise de travaux de toiture à une autorisation au titre de la réglementation des établissements recevant du public (ERP). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'article 2 des arrêtés du 27 octobre 2022, au motif que ces prescriptions ne constituent pas des décisions faisant grief. Sur le fond, il a considéré que le maire n'a pas excédé sa compétence en soumettant les travaux à autorisation, dès lors que ceux-ci, affectant la sécurité de l'ERP, relevaient des dispositions du code de la construction et de l'habitation et du règlement de sécurité du 25 juin 1980. La requête a été rejetée.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon était saisi par M. et Mme D... d’une requête en excès de pouvoir et en responsabilité contre la commune de Bligny-sur-Ouche, suite au rejet implicite de leur demande de travaux sur un mur de soutènement jouxtant leur propriété et causant des éboulements. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, en considérant que le mur, bien que non public par nature, pouvait être regardé comme un accessoire indispensable d’un chemin rural (ouvrage public) s’il présentait un lien physique ou fonctionnel avec ce dernier. La solution retenue n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait, mais le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public pour les dommages causés aux tiers, ainsi que les articles L. 161-1 à L. 161-3 du code rural et de la pêche maritime relatifs aux chemins ruraux.
Avocat : LEGIPLANET AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du 2 décembre 2024 du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contre le permis de construire délivré par le maire de Dinan à la SASU Nibroc 2 pour un projet immobilier. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la société, jugeant que M. A... justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a examiné et écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, de l'insuffisance du dossier de demande, de l'erreur de droit concernant l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, de la méconnaissance du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur, et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BLANQUET
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait à se voir délivrer une convocation pour déposer physiquement ou par voie postale sa demande de renouvellement de carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu plusieurs mois après l'expiration de son titre pour saisir le juge des référés, et que l'administration n'avait pas porté d'atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, dès lors qu'il ne justifiait pas de démarches suffisamment précises et récentes pour obtenir un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLANDIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de l'OFII de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance des articles relatifs à l'évaluation de la vulnérabilité (L. 522-1 à L. 522-3 du CESEDA).
Avocat : LAPLANE